‹ La région du Haut Tell en Tunisie (le Kef, Téboursouk, Mactar, Thala)Chapitre 30 sur 62 · IV

IV

LA PÉRIODE CONTEMPORAINE

L’établissement du Protectorat par l’ère de sécurité qu’il ouvre à partir de 1881 dissout les zmalas[306] et vide les décherats nids d’aigle. La sédentarisation marche à pas de géant. Plusieurs des villes léguées par la période précédente reçoivent une impulsion féconde en même temps que naissent des villages nouveaux : camps militaires, marchés, bourgades administratives, centres de colonisation, gares de chemins de fer, cités minières.

Quant aux tribus, les caïdats et cheikhats de la période husséinite offraient une base exclusivement ethnique et par suite de l’extrême dispersion de leurs membres ils constituaient une mosaïque des plus bariolées. Beaucoup de tribus ne possédaient pas de domaine propre. Le caïd des Drid avait une foule de dépendants, mais pas un pouce de territoire administratif spécial. Les Arab-Majour du Haut-Tell obéissaient à un caïd résidant à Béja. Les villages de Kalaat-Senane et d’Ellès relevaient du caïdat du Kef, mais en étaient séparés par d’autres caïdats. Le caïdat de Kessera-Ouled-Yahia se déchirait en deux tronçons distincts entre lesquels sur toute la longueur du Serdj s’étendaient les Ouled-Aoun. Les Ouled-Mraboth situés chez les Ouled- Ayar-Dahara ressortissaient des Ouled-Yahia, etc. Certains cheikhs se glorifiaient de plus de contribuables que tel ou tel caïd. D’autres, en revanche, n’en comptaient que quelques douzaines.

Le Gouvernement du Protectorat s’attacha à mettre de l’ordre dans ce chaos. Au lendemain de l’occupation, le Haut-Tell et ses abords furent divisés en Cercles militaires ayant leurs sièges à Téboursouk, au Kef, sur la Hamadat des Ouled-Ayar, à Djilma et à Fériana[307]. Peu après on organisa des Contrôles civils. L’agent consulaire de France au Kef devint, en novembre 1884, Contrôleur civil faisant fonction de Vice- Consul. En décembre 1886 est institué le Contrôle civil de Mactar. En août 1895, le caïdat de Téboursouk est érigé en annexe du Contrôle du Kef et le Bureau de Renseignements militaire qui de Fériana surveillait les Fréchich s’efface devant un Contrôle civil dit de Kasserine, bien que sont siège fût à Fériana. Cette circonscription s’augmente en décembre des Majeur ôtés au Contrôle de Kairouan et transporte provisoirement, en 1896, son chef-lieu à Thala qui devient capitale officielle en 1897. En même temps, à partir de 1887, on remplaça de plus en plus les circonscriptions ethniques indigènes par des circonscriptions territoriales et on restreignit leur nombre. Les seize groupes autonomes que renfermait en 1887 le Contrôle du Kef ne comprenaient pas moins de 250 cheikhats. En 1901 cette quantité était réduite à 3 caïdats et 65 cheikhats et ces derniers, dotés d’un périmètre bien défini coïncidant souvent avec des limites naturelles, eurent désormais non plus des noms de fractions mais des noms géographiques.

Assez tôt terminée au Kef et à Téboursouk où les populations étaient plus riches et moins hostiles entre elles, la tâche ne fut accomplie chez les Majeur qu’en 1905 et elle n’est pas encore achevée chez les Fréchich, les Ouled-Aoun et les Ouled-Ayar.

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[Note 229 : La nomenclature géographique de l’antiquité mentionne seulement deux rivières : l’Ardalio identifiable à l’Oued-Haïdra et le Muthul qui est, suppose-t-on, le Mellègue. Pas une montagne, sauf le Burgaon de Procope, que l’on s’obstine à chercher vers l’Aurès alors que peut-être c’était le Bargou. Des noms des djebels Chirich et Zress nous rapprocherons celui de la ville de Seressi (Oum-el-Abouab), construite à proximité, et le Djouggar n’a certainement pas changé de qualification puisqu’il avait à ses pieds une Civitas Zuccharitana. Même observation pour l’Oued-Ousafa, sur la rive duquel a prospéré la ville d’Uzappa ou Ausafa (Ksour Sidi-Abdelmelek) et pour la plaine du Sers qui a vu fleurir sur ses bords Assuras. Parmi les autres « pays », nous reconnaissons dans le nom du Fundus Ver..... (Henchir- El-Hatba) le début probable du nom actuel de Bermajna. Le Zelfane était le Saltus Beguensis, le sra de Téboursouk était le Bure, lambeau détaché peut-être du grand Saltus Burunitanus qui s’étendait au Nord au delà de la Medjerda.]

[Note 230 : On lira sur les Musulamii une étude de TOUTAIN in Mém. Soc. Antiquaires de France, t. LVII, p. 271-294 et quelques lignes de CAGNAT : Les Nugbenoi de Ptolémée (C. R. Acad. Inscr., 1909, p. 568 et suiv.).]

[Note 231 : Les Tébessiens. L’inscription (Ann. Epigr. 1907, voir 19 et 21) orthographie Tisibennses. La transposition paraît évidente bien qu’on n’y ait pas songé jusqu’ici.]

[Note 232 : Voir MERLIN : Inscriptions latines nouvellement découvertes en Tunisie. (C. R. Acad. Inscrip., 1909), p. 91 et suiv.]

[Note 233 : C. I. L. VIII 15.775 : Inscription du Ier siècle.]

[Note 234 : Voir à ce sujet CAGNAT : Inscrip. inédite de Khamissa (Thubursicum Numidarum), Paris, 1904. Extrait des C. R. Acad. Inscrip. et Belles-Lettres, 1904, p. 478-484.]

[Note 235 : Voir TISSOT : Géogr. Comp. de la prov. rom. d’Afrique, t. II, p. 457-458.]

[Note 236 : D’autres Numides, séparés des précédents par de grandes distances, vivaient entre Sétif et Bordj-Bou-Aréridj.]

[Note 237 : Aradion, nom berbère d’homme que porta le chef d’une insurrection du IIIe siècle.]

[Note 238 : Sicca Veneria avait trois églises : Ksar-Er-Rhoula hors de la ville, Dar-El-Kous qui est l’église actuelle, et la Grande Mosquée bâtie sur les restes d’une basilique.]

[Note 239 : Sur Thugga, lire Dr CARTON : De Thubursicum Bure à Aunobari (Rev. Tun., 1904) et Ruines de Dougga Thugga, Tunis, s. d. (1910).]

[Note 240 : DIEHL : Afrique byz., p. 220, indique les dimensions de ces enceintes :

Théveste 320m × 280, c’est-à-dire presque 9 hectares ;

Laribus 220m × 203 = 4 hectares et demi ;

Ammaedara 200m × 110 = un peu plus de 2 hectares ;

Thibursicum 150m × 140 = un peu plus de 2 hectares.]

[Note 241 : Descendants modernes des Frexes, les Fréchich se font remonter à un certain Chich, lieutenant du patrice qui, après la prise de Sbeitla par Abdallah ben Bou Sarh, en 647, se serait enfui, pour être finalement tué aux environs de Fériana. Une étymologie indigène fantaisiste veut voir dans la locution « Ferr Chich » (Chich s’est sauvé), l’origine du nom propre de la tribu en question.]

[Note 242 : La différence entre la forme antique et moderne du même nom vient souvent de ce que les Romains avaient estropié un mot berbère (Uzappa pour Ousafa, etc.), qui cependant a pu nous parvenir avec son vêtement primitif.]

[Note 243 : Les Nememcha montrent à 600m au Nord-Ouest du bordj de Bir- El-Ater les marques du sabot de la jument de Sidi Abdallah et d’une des pattes d’une slouguia qui, disent-ils, l’accompagnait toujours. CASTEL : Tébessa, t. II, p. 54, donne une reproduction de ces empreintes. Sur le sommet du Djebel-Osmor au Sud de Tébessa, une roche porte un Afset- El-Hassan (ROBERT : Contrib. au folklore des indig. de l’Algérie in Actes du XIVe Congrès des Orientalistes, Alger, 1905, IIIe partie, Paris, 1908, p. 563).]

[Note 244 : Une des deux mosquées de la Kessera s’appelle Djama El Mouedzenine.]

[Note 245 : Voir EL BEKRI (XIe s.) et, à propos de la lutte entreprise par les Chiites en 907-909 contre Ziadetallah l’aghlabite, IBN EL ATHIR, Op. cit., p. 294-295 et IBN KHALDOUN, Op. cit., I, p. 279 et II, p. 518-519.]

[Note 246 : Les manuscrits d’IBN EL ATHIR fournissent ces deux orthographes qui semblent avoir un prodrome dans la leçon Metridera donnée par PAUL OROSE et rapportée avec d’autres par TISSOT (Géog. Comp., II, p. 460. Le traducteur d’Ibn el Athir n’a pas songé à cette identification qui nous paraît certaine. Ces orthographes elles-mêmes semblent résulter d’une confusion des deux derniers termes du nom officiel qui était Colonia Flavia Augusta Emerita Ammaedara.]

[Note 247 : Fondé par les descendants de Jaber ben Abdallah El Ansari, compagnon de Mahomet, aux environs de la montagne qui devint le Bou- Jaber.]

[Note 248 : IBN HAUCAL, Op. cit., p. 51 et 52.]

[Note 249 : Op. cit., p. 106.]

[Note 250 : Op. cit., p. 295.]

[Note 251 : EL BEKRI, Op. cit., p. 130.]

[Note 252 : Idem, p. 120-121.]

[Note 253 : Idem, p. 132.]

[Note 254 : IBN EL ATHIR, Op. cit., p. 297. On tua 3.000 habitants dans la mosquée. EL BEKRI, Op. cit., p. 112, dit 30.000, non sans exagération.]

[Note 255 : Idem, Ibidem, p. 326.]

[Note 256 : IBN KHALDOUN, Op. cit., II, p. 98.]

[Note 257 : P. 88.]

[Note 258 : Op. cit., p. 137.]

[Note 259 : Les Arabes, observe MARMOL, Op. cit., II, p. 444-445, n’ont pas voulu laisser rebâtir les villes qu’ils avaient détruites et ce afin d’errer librement avec leurs troupeaux et de jouir en paix des richesses de la campagne.]

[Note 260 : IBN KHALDOUN, II, p. 42-43 et 193.]

[Note 261 : Idem, II, p. 412-413.]

[Note 262 : LÉON l’Africain, Op. cit., III, p. 115 et MARMOL, Op. cit., II, p. 443. Dans IBN KHALDOUN, II, p. 220, il est question de Tébessa au XIIIe siècle.]

[Note 263 : MARMOL, Op. cit., II, p. 530.]

[Note 264 : Op. cit., p. 132 et 79. Les Merniça, dit IBN KHALDOUN (I, p. 230), vivent dispersés parmi les tribus arabes. Les Merniça sont des Oulhaça de la branche des Nefzaoua des Louata.]

[Note 265 : IBN KHALDOUN, Op. cit., I, p. 273-282 et II, p. 302-303.

CARETTE : Recherches sur l’origine et les migr. est tombé dans une grosse erreur en disant, p. 141, que les Haouara et les Zenata occupaient très peu de place dans la Régence de Tunis.]

[Note 266 : La Kalaat-Senane est une forteresse haouaride. IBN KHALDOUN, Op. cit., II, p. 394.]

[Note 267 : IBN KHALDOUN, II, p. 451, parle d’une bataille en 1318 à Messouh dans le pays des Haouara. Il faut sans doute lire Massouge en restituant un point diacritique.]

[Note 268 : LÉON l’Africain, t. III, p. 110-113.]

[Note 269 : IBN KHALDOUN, II, p. 303. Ailleurs, I, p. 272, IBN KHALDOUN indique qu’il y avait encore des Haouara en Tripolitaine : Tarhouna, Mesrata, Ourfella, Ghariane dans le Maghreb Central et entre Béja et la mer.]

[Note 270 : IBN KHALDOUN, I, p. 278.]

[Note 271 : Idem, I, p. 34.]

[Note 272 : Voir sur les Riah, IBN KHALDOUN, Op. cit., I, p. 70-86 et sur les Soléim, idem, I, p. 134-166.]

[Note 273 : IBN KHALDOUN, II, p. 396.]

[Note 274 : Sur les icta et les populations berbères sujettes, voir par exemple IBN KHALDOUN, III, p. 92, 106, 114, 226 et IV, p. 262.]

[Note 275 : Idem, I, p. 150.]

[Note 276 : Op. cit., p. 179.]

[Note 277 : CARETTE : Rech. sur l’orig. et les migr., traite des Chaouïa aux pages 147-153 ; 190, 297-303, 314-315. Sur le sens du mot Chaouïa, voir DOUTTÉ : Marrakech, 1er fasc., Paris, 1905, p. 3-6. Nombreuses références montrant que ce terme se trouve déjà dans Ibn Khaldoun.]

[Note 278 : Il ne faut pas l’oublier quand on lit les auteurs postérieurs comme EL KAIROUANI ou MOHAMMED SEGHIR BEN YOUSEF.]

[Note 279 : Cf. TISSOT : Géogr. Comp., I, p. 414-415.]

[Note 280 : Les Harar, loc. cit., p. 139-141.]

[Note 281 : ZERKECHI, Op. cit., p. 253, parle des Chenenfa dès 1463.]

[Note 282 : Op. cit., p. 191 et 223.]

[Note 283 : Sur cet Hannech ben Bara ben Ounifen qui légua son nom au Djebel-Bel-Hannech, voir IBN KHALDOUN, II, p. 102 et ZERKECHI, Op. cit., p. 26. A vrai dire, cette famille faisant fi de cet ancêtre trop berbère se réclamait d’un certain Hannech ben Abdallah, compagnon de Mahomet, qui aurait assisté en 667-668 à la conquête de Djerba. (IBN KHALDOUN, III, p. 64, note 2, et FÉRAUD : Les Harar, loc. cit., p. 128-130.) D’après cette version, les Harar seraient venus de Tripolitaine dans la région de Tébessa avec les tribus soléimites. Mais l’invasion de celles-ci en Ifriqia n’eut lieu qu’après 1234, alors que cent ans avant un chef Harar dirige déjà les Beni-Ounifen. L’argument donné par Féraud concernant le nom de la Kalaat-Senane est sans valeur comme nous l’avons démontré dans la Revue Tunisienne de 1906.]

[Note 284 : FÉRAUD : Les Harar, pass., étend la confédération plus que ne le consentent les traditions tunisiennes.]

[Note 285 : Nous avons dressé ce tableau en nous appuyant sur les traditions locales corroborées plus d’une fois par d’anciens titres de propriété.]

[Note 286 : Les Mahammid sont cités en Tripolitaine au XIIIe siècle par IBN KHALDOUN, Op. cit., II, p. 401.]

[Note 287 : ZERKECHI, Op. cit., p. 177. Ces Mahammid comportaient un élément berbère sujet dont devaient faire partie les Kouka.]

[Note 288 : PAULI JOVII : ..... historiarum sui temporis tomus secundus. Lutetiae, MDLIIII, fo 142, vo.]

[Note 289 : D’après le document espagnol cité par FÉRAUD : Les Harar, loc. cit., p. 139.]

[Note 290 : SHAW, Op. cit., I, p. 164, indique expressément qu’il y a une garnison turque à Tébessa. Celle-ci aurait été installée vers 1650 sur la demande des habitants. (FÉRAUD : Notes sur Tébessa, loc. cit., p. 441.)]

[Note 291 : CAGNAT et SALADIN : Voyage....., p. 160-161, disent quelques mots de la question. Les traditions indigènes sont vagues.]

[Note 292 : Cette clause est indiquée par ROUSSEAU : « Annales Tunisiennes », p. 44-45, d’après l’historien tunisien El Hadj Hammouda ben Abdelaziz.]

[Note 293 : EL KAIROUANI, Op. cit., p. 349-350.]

[Note 294 : Idem, p. 386 et suiv.]

[Note 295 : Il y a une qoubba de Sidi Ben Chennouf au Kef, dans le quartier Cherfine. Les Beni-Chennouf sont aujourd’hui une des plus grandes familles de l’Aurés.]

[Note 296 : On raconte que Rihana et Nemcha furent confisqués à la suite de meurtres, le Goraa et El-Hariche pour punir les Ouled-Mimoun d’avoir brûlé sept personnes dans un gourbi.]

[Note 297 : Op. cit., I, p. 278. Des actes notariés prouvent que jusqu’au milieu du XVIIIe siècle il y eut des Ouled-Yagoub autour de la Foussana et à Bermajna. Actuellement une fraction des Ouled-Msahel est formée d’Ouled-Yagoub.]

[Note 298 : EL KAIROUANI, Op. cit., p. 393, cite le caïd Hassen El Montaceb identifiable au caïd Hassen des Touaba et Gouazine qui ramena les Drid en Tunisie et fut leur premier chef moderne.]

[Note 299 : Bou Aziz était le chef de la branche aînée des Harar ; la branche cadette est désignée, dans la Mechra el Melki, sous le nom d’Ouled-Amar. Voir dans FÉRAUD : Les Harar, loc. cit., p. 394-396, le tableau des deux branches. C’est en 1735 que les chefs des Ouled-Amar sont tués par trahison, par Ali-Pacha, quatre ans avant Bou Aziz. A ce moment, les Hanencha étaient plutôt comptés comme tribu algérienne, d’après la Mechra el Melki, p. 167. Ils le deviennent complètement après la dissolution de la confédération et ne conservent que la région au midi de Souk-Ahras où, en 1727, SHAW nous les montre déjà plus spécialement installés. Op. cit., I, p. 162-164.]

[Note 300 : Op. cit., I, p. 278. Le même auteur cite les Ouled-Omrane des Majeur là où ils sont actuellement.]

[Note 301 : Siba signifie « renoncement, abandon ». Le Bled-Siba est le pays des tribus indépendantes. La moindre liberté des tribus tunisiennes se marque par un mot moins expressif.]

[Note 302 : Issu des Beni-Rezg, on l’appelait Riahi parce qu’il était né sur le territoire des Riah.]

[Note 303 : Elles étaient poussées par le Bey désireux d’affirmer ses droits en face de Tébessa, française depuis 1842. Le bordj de la douane d’Haïdra est un peu postérieur à 1881.]

[Note 304 : PELLISSIER, Op. cit., p. 185.]

[Note 305 : PELLISSIER, Op. cit., p. 178.]

[Note 306 : La dernière du Haut-Tell, celle du caïd des Majeur, Mustapha ben Gaddoum, ne survécut pas à 1890.]

[Note 307 : A Fériana il y avait une annexe du Cercle de Gafsa.]

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