‹ L’Abbé de plâtreChapitre 10 sur 18 · Scène X.

Scène X.

M. DE St. IVAL, LABRIE, M. L’ÉCHALAS.

LABRIE.

Eh bien, Monsieur l’Échalas, que venez-vous donc faire ici ?

M. L’ÉCHALAS.

J’y suis venu… Ah ! j’y suis venu pour recevoir cent coups de regle, un coup de pied au cul, & un soufflet.

LABRIE.

Et qui vous a donné tout cela ?

M. L’ÉCHALAS.

Qui ?

LABRIE.

Oui.

M. L’ÉCHALAS.

Eh ! c’est ce diable d’Abbé là, qui dit qu’il est un esprit, & qu’il me tordra le cou, si je m’en approche davantage.

LABRIE.

Eh bien, sauvez-vous.

M. L’ÉCHALAS.

Par où ?

LABRIE.

Tenez, par cette petite porte que vous voyez.

M. L’ÉCHALAS.

Allons, en vous remerciant, Monsieur de Labrie. Je vas chercher Monsieur de Leurmont pour me plaindre à lui, de m’avoir fait rouer de coups moi-même, dans son jardin.

LABRIE.

Allez plutôt boire un verre de vin pour vous remettre.

M. L’ÉCHALAS.

Un verre de vin ?

LABRIE.

Ou deux.

M. L’ÉCHALAS.

Je crois que vous avez raison ; vous me donnez là un bon conseil, un conseil d’ami, & je vais le suivre.

LABRIE.

Attendez-moi, j’irai vous retrouver.

M. L’ÉCHALAS.

Je vous attendrai le verre à la main.

LABRIE.

Fort bien, fort bien.

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