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Malgré le régime hygiénique auquel l’enfant est soumis, malgré les soins prodigués avec intelligence et dévouement, malgré enfin les meilleures conditions dans lesquelles cet enfant est né et s’est développé, il n’est pas pour cela immunisé contre la maladie. Il y aurait en effet égale exagération à croire que l’enfant doit être sujet à toutes les maladies de cet âge ou bien qu’il n’en doit subir aucune.
Voici donc quelques conseils qui pourront suppléer les soins du médecin ou diriger la garde-malade en attendant celui-ci.
On doit considérer comme symptômes de maladie chez l’enfant :
1 Lorsqu’il a de la fièvre,
2 Lorsqu’il tousse,
3 Lorsqu’il a de la diarrhée ou qu’il est constipé,
4 Lorsque les vomissements se répètent ou que l’enfant a des convulsions.
La présence d’un ou de plusieurs de ces symptômes ne doit pas créer une terreur excessive dans la famille, car, sauf quelques cas exceptionnels, il est rare qu’un enfant meure subitement. Il est toujours plus prudent d’appeler le médecin.
En attendant qu’il arrive, on doit cesser toute alimentation, se contenter de donner au petit malade de l’eau bouillie fraîche en petite quantité souvent répétée et le mettre au lit.
La présence de la fièvre se constate au moyen d’un thermomètre placé soit dans le rectum, soit dans l’aisselle ; dans le premier cas, on le laisse trois minutes, dans l’autre, cinq minutes. La température normale est de 98° 3/5 ; il ne faut pas oublier cependant que l’enfant fait très facilement de la température qui est généralement plus élevée le soir.
Le nombre des pulsations du pouls servira aussi pour constater la fièvre. Le pouls bat à 140 pulsations à la minute, pendant les deux premiers mois, à 130 jusqu’au sixième mois, à 120 à l’âge d’un an, enfin, de 100 à 110 pulsations de deux à trois ans. On prend le pouls au poignet avec l’index et le médius.
CONVULSIONS
Dans un cas de CONVULSIONS, on doit préparer aussitôt un bain d’eau aussi chaude que l’enfant peut l’endurer, additionnée d’un peu de moutarde, dans lequel on trempera le bas du corps du petit malade, en même temps on lui tiendra un sac de glace sur la tête ; il sera bon aussi, entre les bains, de faire respirer un sel ammoniaque quel conque et de frictionner le corps avec de l’alcool. Une fois la crise passée, on donnera un lavement au malade et on le couchera dans une chambre obscure, mais bien aérée et on le laissera dans le calme et le repos complet.
DIARRHÉE ET CONSTIPATION
Une cuillerée d’huile de ricin sera efficace dans les deux cas. Si l’enfant est constipé, un petit suppositoire à la glycérine ou un lavement avec de l’eau bouillie, tiède et savonneuse (savon de Castille), pratiqué au moyen d’une petite poire en caoutchouc, agira sur les intestins. Pour donner un lavement on doit toujours coucher sur le côté droit à cause de l’os iliaque.
EMPOISONNEMENT
Si c’est par morsure, laisser saigner la plaie, la laver avec de l’eau de javelle diluée puis la panser.
Si un poison a été absorbé, on le combattra en faisant boire au malade une grande quantité de lait ou un à deux œufs battus dans de l’eau. Après quoi donner une purgation, faire transpirer au moyen d’une boisson alcoolisée et de beaucoup de café.
ASPHYXIE
Faire respirer de l’ammoniaque ou de l’éther, déshabiller le malade, le frictionner avec de l’alcool, lui donner un bain chaud à la moutarde, le médecin appelé complétera le traitement.
COLIQUES
Réchauffer l’abdomen avec un sac d’eau chaude, donner un lavement d’eau bouillie tiède et savonneuse.
HÉMORRAGIES NASALES
Mettre dans chaque narine de petits tampons d’ouate imbibés d’eau oxygénée.
BLESSURE
Laver soigneusement la plaie avec de l’eau boriquée et la badigeonner avec du collodion. Si la plaie saigne beaucoup, la ban der au-dessus et au-dessous de la partie malade, afin de la comprimer. Il est évident qu’une blessure grave exigera les soins du médecin. Il est important de ne pas laisser le bandage plus de 6 à 10 heures, à cause du danger de la gangrène.
INSOLATION
Donner un lavement d’eau bouillie froide, puis un bain froid et faire prendre un peu de cognac.
BRÛLURE
On évitera de déchirer les cloches ou phlytènes, formées sur la peau, on les videra par la ponction, puis on les lavera soigneusement avec de l’eau bouillie chaude, enfin, on fera un pansement fait d’une solution de quatre grammes d’acide picrique dans une pinte d’eau qu’on laissera plusieurs jours sur la plaie.
FAUX CROUP
Mettre des compresses d’eau bouillante autour du cou, faire respirer au malade de la vapeur d’eau bouillante dans laquelle on aura mis quelques gouttes d’eucaliptus.
Lorsque le médecin arrive à la maison, on aura besoin de lui préparer un verre d’eau pour y rincer son thermomètre et une serviette pour s’essuyer les mains au besoin. Puis, on lui indiquera minutieusement les symptômes précurseurs de la maladie, ce qui lui permettra de la diagnostiquer plus sûrement. On suivra scrupuleusement ses prescriptions et on lui rendra compte de ce qui s’est passé d’une visite à l’autre ; on lui indiquera en particulier, la température du petit malade et la façon dont ses intestins ont fonctionné.
Dans le cas de :
MALADIES CONTAGIEUSES
C’est un devoir de justice sociale et de charité chrétienne, d’empêcher, dans la mesure du possible, la propagation des maladies contagieuses ; il n’y a qu’un égoïsme vaniteux et une affection mal éclairée qui puissent suggérer aux parents, l’idée de cacher la présence au foyer d’une de ces maladies. C’est un malheur, mais non un déshonneur. Comment surtout, qualifier la conduite d’un médecin qui, connaissant les ravages d’une épidémie, négligerait de rapporter un cas de maladie contagieuse et risquerait par là même, la vie de combien d’enfants ?…
Quelle responsabilité vis-à-vis de Dieu et de la société prennent sur eux, les parents qui laissent pénétrer chez eux, les garçons boucher, épicier, laitier, boulanger et autres qui transportent de chez leurs clients, les microbes empoisonneurs qui sèmeront la mort dans des centaines de familles !…
Pour remplir consciencieusement le devoir de justice et de charité et se conformer aux prescriptions de la loi civile, il faudra, par soi-même ou par son médecin, faire savoir au Bureau de Santé l’existence d’un cas de maladie contagieuse. Le Bureau se chargera de la désinfection.
Les maladies que la loi OBLIGE À DÉCLARER, sont les suivantes :
Variole et Varioloïde,
Varicelle (picotte volante),
Choléra asiatique,
Peste bubonique,
Typhus épidémique,
Lèpre,
Diphtérie et Croup,
Fièvre scarlatine,
Fièvre typhoïde,
Rougeole,
Rubéole,
Méningite cérébro-spinale,
Paralysie infantile (poliomyélite antérieure),
Tuberculose,
Ophtalmie purulente des nouveau-nés.
Signalons comme dangereux au contact, les enfants qui souffrent de tumeurs adénoïdes. Celles-ci peuvent causer la surdité et même la stupidité, empêchant le développement physique et intellectuel ; les prédis posent de plus, au rhume et à la tuberculose. La chose est si grave qu’en Allemagne on refuse de garder à l’école, un enfant qui a toujours la bouche ouverte, premier symptôme des tumeurs adénoïdes.
La vaccination ne s’impose avec urgence que dans le cas d’épidémie ; cependant, c’est une mesure de prudence de faire vacciner les enfants avant de les envoyer à l’école. On les protégerait ainsi contre le danger de la contamination.
Il sera peut-être utile aux mères de famille de connaître les maladies infantiles les plus fréquentes, les symptômes qui les annoncent et le traitement qu’elles réclament ; ces mères pourront ainsi aider le médecin et même au besoin suppléer à son défaut.
VARIOLE
La fièvre s’élève très rapidement et se maintient jusqu’au moment de l’éruption, alors elle s’abaisse momentanément pour s’élever de nouveau, lors de la suppuration. L’incubation dure de dix à quinze jours. La contagion est médiate ou immédiate. Le petit malade ressent des douleurs dans la tête et dans le dos, il a un dégoût des aliments au point de produire des vomissements, on constate aussi des convulsions, cette période dure de quatre à cinq jours.
Vient ensuite l’éruption, qui commence d’abord à la face, puis s’étend au tronc et aux membres. Des frissons surviennent au moment de la pustulation, cet état dure environ six jours. La démangeaison se fait sentir dès l’éruption. Enfin, la dernière période de quinze à vingt jours parfois, pendant laquelle le pus sèche et tombe en laissant des cicatrices caractéristiques.
Traitement : La vaccination est le moyen le plus sûr de prévenir cette terrible maladie.
VARICELLE
Elle est la variole en miniature, c’est-à-dire sous une forme plus légère. L’enfant est abattu et mal entrain pour très peu de temps, mais la maladie n’en est pas moins contagieuse et épidémique. La fièvre et l’éruption sont beaucoup moins fortes que dans la variole. L’incubation dure de huit à quinze jours au moins.
Traitement : Isolement de quinze jours et désinfection. Alimentation habituelle si la digestion fonctionne normalement, panser les plaies avec un antiseptique : solution d’acide borique, par exemple, bains tièdes.
DIPHTÉRIE
Cette maladie est très contagieuse. Elle se reconnaît par une fausse membrane blanche et couenneuse dans la gorge ; la fièvre est plus ou moins intense.
La diphtérie est une terrible maladie sans doute, mais la médecine de nos jours en est la maîtresse. On peut la guérir et même la prévenir, maintenant par le sérum antidiphtérique, mais il ne faut pas tarder l’injection.
Le microbe de la diphtérie n’est pas un animal, mais une plante qui flotte et se multiplie prodigieusement dans le sang. Il est pour ainsi dire imperceptible ; sa vie est très tenace, il vit des mois et des années si on ne désinfecte pas les pièces habitées par le malade, c’est ce qui explique les longues épidémies de cette affreuse maladie. On compte les microbes aussi, en moins grand nombre, il est vrai, dans la bouche de personnes parfaitement bien, mais vivant dans un centre infecté.
Du moment qu’un bacille se loge dans une gorge, il se développe aussitôt et se multiplie et dans l’espace de quelques heures arrive au nombre prodigieux d’un billion. L’isolation est nécessaire pour au moins un mois.
Cette maladie se contracte toujours par contagion, soit par contact direct avec un malade ou avec quelque objet lui ayant servi, soit par les microbes expulsés par milliers lors des quintes de toux.
Lorsqu’il y a un cas de diphtérie dans une maison, il est plus prudent de faire inoculer le sérum à toutes les personnes qui l’habitent et leur faire laver la bouche souvent. Dès qu’il se déclare un mal de gorge, faire appeler le médecin.
Traitement : Recourir au sérum antidiphtérique, on peut faire plusieurs inoculations de sérum sur la même personne sans danger.
CROUP
Diphtérie laryngée. Ses symptômes sont : la voix rauque, la toux, puis les suffocations, l’expectoration de membranes blanches ou grisâtres, l’asphyxie, fièvre.
Traitement : Le même que celui de la diphtérie (sérum) avec en plus celui de la localisation laryngienne (intubation). Isolement pour quarante-cinq jours et désinfestation générale.
FIÈVRE SCARLATINE
La scarlatine est une des plus anciennes maladies et malheureusement la médecine n’en connaît pas encore la cause ni la cure. Mais l’hygiène moderne en a diminué en grande partie la mortalité. Contrairement à la diphtérie, la tuberculose et autres maladies, le microbe de la fièvre scarlatine est un animal.
Cette maladie est très sérieuse, pouvant avoir des complications très graves et pré disposer le malade à être atteint de pneu monie, de bronchite ou de diphtérie. On ne doit négliger aucun soin et suivre avec une scrupuleuse exactitude tous les conseils du médecin. La contagion étant imminente, tous les membres de la maison doivent être aussitôt mis en quarantaine pour environ six semaines.
La personne en charge du malade ne devrait pas dormir dans la même chambre, car, outre qu’elle pourrait contracter la maladie pendant son sommeil, elle enlève au malade une quantité d’air dont celui-ci a grandement besoin. Elle doit sortir un peu tous les jours, en changeant de vêtement et en se lavant les mains dans un antiseptique quelconque.
Tout le linge usagé pour le malade doit être sévèrement désinfecté ; le plancher de la chambre jamais balayé mais essuyé avec un linge imprégné d’une solution d’acide carbolique ou autre. Le stricte nécessaire com me meubles, aucune tenture ni rideaux. Au lieu de se servir de mouchoir pour les expectorations du malade, des morceaux de coton à fromage sont préférables, car on peut les brûler sitôt servis.
Cette maladie éclate par une fièvre très élevée et le frisson coïncidant avec une angine éphémère comme l’est d’ailleurs l’éruption qui s’étend d’une manière plutôt uni forme par tout le corps ; elle apparaît après le deuxième jour de la maladie. Cette maladie atteint surtout les enfants au-dessous de quinze ans. Vers la fin la peau s’enlève comme une pelure, ce qui donne une grande démangeaison que l’on peut calmer grâce à des applications de vaseline boriquée ou à des bains d’amidon ou d’eau de chaux froide dans laquelle on aura mis un peu de bicarbonate de soda.
La contagion est surtout intense du troisième au septième jour mais dure jusqu’à ce que la peau soit tout à fait renouvelée et le coulement d’oreilles fini. Il est rare que cette maladie se contracte deux fois et les adultes en sont bien peu souvent atteints.
Traitement : Séjour au lit, température plutôt douce dans la chambre, chaudes couvertures mais non trop lourdes. Lait toutes les trois heures. Eau de riz entre les repas s’il y a de la diarrhée, et crème d’orge dans le cas de constipation. Isolement pour quarante-cinq jours. Désinfection générale.
FIÈVRE TYPHOÏDE
Le microbe de cette maladie a été découvert et bien décrit par Eberth en 1882 ; on le rencontre à bien des endroits, mais surtout dans les selles des typhiques, les eaux et les légumes, c’est ce qui explique que peu contagieuse cette maladie peut être épidémique.
Le malade est d’abord mal entrain et digère mal, a parfois des vomissements, il souffre de diarrhée ou de constipation, la langue est chargée et la soif est intense. Les yeux sont cernés et le teint est anormal, des douleurs se font sentir à la nuque et dans le ventre. Il y a même du vertige, la fièvre monte graduellement mais toujours moins élevée le matin que le soir.
Traitement : Lait bouilli tiède, ou bouillon toutes les trois heures. Après l’âge de quatre ans, une ou deux pintes de lait par jour ; tisane de riz contre la diarrhée, ou d’orge contre la constipation donnée entre les repas de lait. Voilà pour le régime, la médicamentation appartient au médecin traitant.
ROUGEOLE
La rougeole est une des maladies les plus communes ; mais cela ne veut pas dire qu’il faille la traiter avec indifférence, au contraire, elle n’est pas par elle-même dangereuse, mais ses complications peuvent être très sérieuses.
Tout ce qu’on sait sur l’origine de cette maladie est encore vague. On a constaté déjà qu’elle était causée par un germe et que ce germe était en lui-même un animal parasite.
Malheureusement, la médecine ne connaît pas encore le secret de cette maladie ; mais elle sait prévenir les complications qui pour raient devenir graves. La rougeole est extrêmement contagieuse, mais sa virulence n’est pas de longue durée. Toutefois, il faut être très sévère pour l’isolement des malades, car les complications qui se développe raient chez un sujet pourraient être contractées par l’autre.
La fièvre de cette maladie très commune chez les enfants est habituellement légère. L’incubation dure de onze à quatorze jours. Le catarrhe oculo-nasale et laryngo-bronchique est caractéristique, les yeux et le nez coulent, l’enfant tousse. L’éruption fait son apparition le quatrième jour après le début des symptômes morbiformes, elle ressemble à des piqûres de puces, il y en a de grandes et de petites dispersées ou fusionnées.
Traitement : Isolement pour vingt-cinq jours. Lait toutes les trois heures. Médicamentation du médecin contre la bronchite et la broncho-pneumonie. Pansements de coton antiseptique imbibé d’une solution d’acide borique pour les yeux (une cuillerée à thé diluée dans un verre d’eau). Pendant la descamation, calmer la démangeaison avec de la vaseline.
Il est toujours plus prudent de faire une désinfection générale de la pièce habitée par le malade quoique le microbe de la rougeole ne vive pas longtemps en dehors du corps humain.
La contagion est fort difficile à éviter car elle est à son maximum avant l’éruption.
RUBÉOLE
Elle est comme la rougeole atténuée, c’est-à-dire qu’il n’y a ni catarrhe, ni fièvre. Cette maladie est contagieuse et épidémique surtout l’été.
Traitement : Il se borne à des lavages boriqués et à des bains tièdes.
MÉNINGITE CÉRÉBRO-SPINALE
Le petit malade souffre beaucoup de la tête, il y a des vomissements et de la constipation, la fièvre est intense, l’enfant fait des convulsions et les yeux tournent. La respiration est irrégulière. Le pouls a une très haute fréquence ou est très lent. La nuque est raide et les mouvements de la tête sont douloureux. L’enfant fait des grimaces et grince des dents, il pousse des cris persistants, aigus et plaintifs.
Traitement : Garder le petit malade dans le silence et l’obscurité. Mettre un sac de glace sur la tête et ne donner que du lait glacé. Suivre les indications du médecin.
PARALYSIE INFANTILE
Cette triste maladie frappe soudainement et de préférence les membres inférieurs, une fièvre intense, éphémère (vingt-quatre heures) précède l’attaque.
Traitement : Électro-thérapie et appareils plâtrés. Isolement pour six semaines et désinfection générale.
TUBERCULOSE
Infectieuse et contagieuse. Elle commence souvent par un rhume apparemment léger, puis viennent les crachats qui révèlent le caractère de la maladie. La méningite tuberculeuse en est souvent une des formes ainsi que la péritonite tuberculeuse. Elle se contracte surtout par les voies respiratoires.
Traitement : Suralimentation, repos, cure au grand air des montagnes, si possible.
OPHTALMIE PURULENTE
Cette maladie se reconnaît par les paupières du petit malade qui sont enflées et rouges d’où s’écoule du pus. La fièvre se fait sentir. Cette maladie qui est contagieuse peut amener la perte de la vue et même la mort, s’il y a négligence.
Traitement : Faire des lavages souvent répétés d’eau boriquée. Application de glace, appeler le médecin sans tarder.
OREILLONS
Maladie contagieuse et épidémique, elle produit un malaise et une courbature générales. La fièvre est plus ou moins intense et l’inflammation élargit la face du petit malade. Quelquefois elle ne se produit que d’un seul côté et dure de quatre à cinq jours, puis reprend de l’autre côté. On doit garder le petit malade isolé pendant quinze jours, après quoi, faire la désinfection. La maladie est plutôt bénigne.
Traitement : Mettre l’enfant au lit et le faire transpirer, s’il y a de la fièvre. Des applications chaudes d’huile camphrée sur l’endroit malade une ou deux fois par jour, recouvrir d’une couche de ouate pour garder soigneusement la chaleur. Bouillon ou lait chaud toutes les trois heures.
COQUELUCHE
La cause de cette horrible maladie n’est pas encore connue. La contagion est tellement virulente que le seul fait d’entrer dans une maison où il y a un sujet atteint de la coqueluche, ou même la rencontre des enfants sur la rue, peut être désastreux, c’est pourquoi, on ne peut jamais être assez sur ses gardes contre cette maladie, maladie qui est une des plus virulentes, car, à elle seule elle extermine plus d’enfants que la scarlatine et la diphtérie ensemble.
Cette terrible maladie éminemment contagieuse est une des plus dangereuses ; elle se diagnostique à sa toux convulsive très reconnaissable et les vomissements alimentaires. Elle commence par un rhume sans fièvre, puis, viennent les quintes qui durent de trois à quatre semaines au moins.
Traitement : Le sirop de tolu belladonné et le changement de climat, le séjour à la mer si possible, sont prescrits. S’il n’y a pas de fièvre, l’alimentation habituelle. Isolement pour au moins un mois après la maladie.
ÉRYSIPÈLE
Il se reconnaît par une tuméfaction rouge chaude et douloureuse avec une fièvre plus ou moins intense qui se produit par poussées. Un purgatif est à recommander. Cette maladie étant contagieuse, il faut isolement et désinfection.
SCROFULE
La scrofule peut être héréditaire ou acquise. Elle peut être amenée par la tuberculose des parents ; leur âge ou la consanguinité, ou bien de mauvaises conditions hygiéniques et une alimentation défectueuse en sont la cause.
Cette maladie est la sœur de la tuberculose. L’enfant a les tissus flasques et mous. Le catarrhe chronique est persistant, le facies du petit malade est caractéristique : la face est large et étalée, rouge et injectée ou bien pâle, décolorée, la peau est grossière et rugueuse, le nez est épaté et les lèvres sont épaisses.
Traitement : Emploi des résolutifs recommandés par son médecin. Séjour à la mer, bains d’eau salée, de sable, pendant cinq à six minutes seulement. Application d’iode sur les plaies tous les trois jours. Traitement à l’huile de foie de morue si elle est digérée.
BRONCHITE
La bronchite se reconnaît par une toux opiniâtre, les crachats, la dyspnée et la douleur thoracique. Le malade devra garder la chambre et garder le lit afin d’éviter tout refroidissement. Que ses vêtements soient chauds et secs et que la température soit égale.
Traitement : Médicamentation interne de balsamiques recommandés par son médecin.
BRONCHO-PNEUMONIE
La broncho-pneumonie succède ordinairement à une bronchite, à la rougeole, la scarlatine, ou la grippe ; elle se développe sans brusquerie, mais son pronostic n’en est pas moins grave, car la mort trop souvent, vient brusquement mettre fin à cette maladie.
On doit à tout prix soutenir les forces du malade par des potions alcooliques ou autres.
Elle présente avec la toux une fièvre très élevée qui reste à cet état, même le matin, pendant plusieurs jours.
Traitement : Suivre les indications du médecin. Diète, lait toutes les trois heures, s’il y a de la fièvre. Dans l’état chronique, un peu de potage, œufs, viandes blanches peuvent servir d’alimentation.
PNEUMONIE
Le malade souffre d’un point de côté, d’une courbature générale intense qui précède un frisson violent ; il y a dyspnée et le malade tousse expectorant des « crachats rouillés » caractéristiques, la fièvre se fait sentir et il y a souvent des convulsions. Comme cette maladie est contagieuse on doit envelopper et brûler les crachats. Le pronostic est plutôt grave, par conséquent il faut scrupuleusement suivre les avis du médecin.
RHUMATISME ARTICULAIRE : AIGU
Les douleurs se font sentir au niveau des articulations, on constate une légère angine et de la fièvre.
Traitement : Repos, lait et eau alcaline. Purger le malade.
Terminons ce petit abrégé de médecine familiale, en rappelant avec plus de force et de raison, qu’il faut d’abord tenir l’enfant malade dans un état de propreté par faite, pour cela, le laver et le baigner souvent ; le mettre dans une chambre spacieuse éclairée du soleil et aérée au moyen de la fenêtre, ouverte le jour, entr’ouverte la nuit ; exclure de l’appartement les fleurs, les plantes, les oiseaux ou autres animaux ; faire régner le calme et la tranquillité à l’intérieur et à l’extérieur ; enfin, ne pas permettre que les visiteurs en trop grand nombre, vicient l’atmosphère et fatiguent le malade.
De plus, accomplir le devoir rigoureux de rapporter au Bureau de Santé, un cas de maladie contagieuse, et suivre scrupuleusement les avis du médecin.