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Àquoi bon tant de fièvre folle et de tracas
Pourquoi vouloir construire et démolir sans trêve,
Puisque je sais un bois où volent les choucas,
Où le vent d’ouest charrie son rêve…
Pourquoi ces cris de haine et ces sanglots, pourquoi
Ces trafics, ces clameurs et ces yeux qui se voilent ?
Je sais une montagne où l’air pur rit en moi,
Et d’où je vois mieux les étoiles !
Peu me chaut le pouvoir qui passe, fugitif,
La lutte pour forcer du noir destin la porte !
Je sais un clair vallon aux sauvages massifs
Où l’envie est à jamais morte !
Glenn Ward Dresbach.
(Traduction de Louis Postif.)
Cette poésie enchantait si fort James-Oliver Curwood qu’il l’avait détachée d’un recueil et fait encadrer. Elle figurait continuellement sur la table de l’écrivain-voyageur, dans son cabinet de travail, à Owosso (Michigan). Les heureuses pensées qu’on y trouve : amour de la nature, besoin de recueillement » semblent en effet résumer la philosophie de l’auteur de Nomades du Nord et de Rapide-Éclair.