XIII
…En route, petit cheval ! tire plus fort sur la bride. Tu as déjà beaucoup servi ton patron. Sers-le une dernière fois ! Hein ? Deux glas funèbres, les popes attendent. Marche donc !… Tué de chagrin, le vieux couple, le père et la mère, vont en avant. Les enfants sont assis tous deux auprès du corps, sans oser pleurer, et conduisant le petit cheval, la guide dans les mains, marchent auprès de leur pauvre mère.
Les yeux sont enfoncés dans les orbites et le blanc mouchoir de toile qu’elle porte en signe de deuil n’est pas plus blanc que ses joues. Derrière Dario — les voisins, les voisines marchent en foule compacte causant entre eux des enfants de Prokl, dont le sort n’est pas enviable, disant que Dario aura un surcroît de travail, que de noires journées l’attendent. « Il n’y aura personne pour l’aider », concluent-ils d’une seule voix…