Scène XIV.
MARINETTE, CAMILLE, SÉRIGNY, ARTHUR.
MARINETTE.
Qu’est-ce qu’il a donc ? Il est fou !
SÉRIGNY, entrant par la gauche, donnant la main à sa sœur.
Oui, ma bonne sœur, je suis tout à fait revenu de mes préventions. (Allant à la porte de droite et appelant.) Monsieur de Bethmont !… (Arthur paraît.) Recevez mes excuses, monsieur, et faites à mademoiselle de Sérigny l’honneur de demander sa main.
ARTHUR.
Mais… quel changement !…
SÉRIGNY.
Ne revenons pas là-dessus… C’est Frontin qui m’a éclairé…
TOUS.
Frontin !
SÉRIGNY.
Maintenant, Camille, tu n’es plus seule, tu as un protecteur, un ami… Je dois reprendre ici ma place et mon nom… et je vais de ce pas…
ARTHUR.
Ypensez-vous ? Vous livrer ! quand il vous est si facile de passer la frontière !
SÉRIGNY.
Rassurez-vous, mes amis, on a fait disparaître la seule pièce compromettante… celle qui nous perdait tous sans ressource !
ARTHUR.
Et quelle main amie…
SÉRIGNY.
Encore celle de Frontin !
TOUS.
Lui !
MARINETTE.
Vive Dieu ! voilà un homme !
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