Scène XV.
MARINETTE, CAMILLE, DUMARSAY, SÉRIGNY, ARTHUR.
SÉRIGNY, allant à Dumarsay qui entre par la gauche.
Monsieur, veuillez faire rendre à la liberté monsieur le comte Arthur de Bethmont que voici : il a été arrêté par méprise ; je suis M. de Sérigny.
DUMARSAY.
Vous, monsieur ?… Si c’est un dévoûment, je dois vous prévenir que le péril augmente pour monsieur de Sérigny.
SÉRIGNY.
Quel qu’il soit, je l’accepte !
DUMARSAY.
Je ne puis, cependant, laisser sortir monsieur avant de m’être assuré de votre identité ; la nouvelle qui m’arrive est trop grave pour ne pas prendre toutes les précautions…
ARTHUR.
Quelle nouvelle, monsieur ?
DUMARSAY.
On vient de faire parvenir à monseigneur le régent des révélations de la plus haute importance.
SÉRIGNY.
Et peut-on savoir ?…
DUMARSAY.
On parle d’un complot… De papiers contenant un projet de nouvelle régence… Une liste de conspirateurs… Des signatures…
SÉRIGNY.
Ciel !…
ARTHUR, bas.
Qu’avez-vous ?
SÉRIGNY, bas.
Frontin m’a trahi !
ARTHUR, bas.
Lui Oh ! il est incapable… (On entend du bruit à la porte du fond.) Quel est ce bruit ?…
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