‹ Le Roi des FrontinsChapitre 8 sur 32 · Scène VIII.

Scène VIII.

THOMAS, seul.

Oh ! c’te bégueule !… Je t’enverrai ma suivante !… Si je comprends quelque chose à tout ce qu’elle m’a dégoisé là… avec ses pères nobles, ses financiers… ses galères… Je soupçonne sa moralité… Mais, j’y pense… l’autre qui attend son habit… Où diable trouver un tailleur ?… (Regardant par la fenêtre de gauche.) J’ai beau chercher dans le quartier… Voyons donc si, avec cette mécanique… (Il prend la longue-vue et dépose son chapeau sur le guéridon. — Regardant avec la longue-vue.) Orientons-nous un peu !… Oh ! je connais ça !… c’est le quai de la Ferraille… Qu’est-ce qui vend des habits par ici ?… Une boutique bleue… tiens ! c’est un perruquier… Ah ! la belle enseigne ! une Renommée !… Ah ! mon Dieu !… au second étage… un mari qui embrasse sa femme !… Tiens ! tiens ! elle lui rend !… Eh bien ! eh bien ! ne vous gênez pas !… Oh ! par exemple ! on ferme les rideaux… Fermez vos rideaux !… (Après avoir examiné encore.) Avec tout ça, pas le moindre fripier !… Comment faire ?

ARTHUR, appelant de sa chambre.

Frontin !… (Thomas s’approche de la porte.) tiens !

THOMAS, revenant avec l’habit que lui a jeté Arthur.

Comme si cet habit n’était pas encore très propre… Dieu me pardonne ! il est tout neuf !… Oh ! il a peut être quelques défauts… Voyons donc, voyons donc. (Il ôte son habit.) Non ! je ne vois pas… (Il enfile une manche.) Après ça, le comte est peut-être mal fait !…

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