Chapitre 5
Ce Monsieur de K., attaché à la légation de Paris, avait dissipé sa fortune en cherchant à faire effet et n’eût pas été fâché d’épouser les millions de Mina. Il avait rendu plusieurs petits services à ces dames avant de faire de visite. Tout content il avait enfin obtenu la permission de les voir. Sur les motifs des visites, rien n’est moins difficile que la bonhomie allemande.
Après M. de K. ces dames n’avaient point d’autre connaissance que M. de Miossince, c’était un homme grave d’une cinquantaine d’années.
Le lendemain du fameux dîner avec les hommes à argent, M. de Miossince vint justement voir ces dames. Cette visite fut la première consolation réelle que reçut le cœur ulcéré de Mina. Mina fut morte de douleur plutôt que de dire un mot de ses douleurs de la veille à un autre être que sa mère. Ainsi M. de Miossince n’obtint aucune confidence à cet égard, mais son esprit pénétrant avait soupçonné la vérité et sa visite faite à une heure de l’après-midi, c’est-à-dire aussi tôt après le dîner de la veille que les convenances le permettaient, n’avait d’autre but que de s’assurer de la vérité.
Mina trouvait un plaisir intense à faire parler M. de Miossince. A chaque mot qu’il disait, ce digne homme prouvait à Mina apparemment que tous les Français n’étaient pas faits comme ceux de la veille.
L’être qui eût démontré cette vérité à Mina l’eût rendue bien heureuse. Or, c’est ce qu’après un quart d’heure de conversation, M. de Miossince lut dans son cœur. Il n’eut pas besoin d’une pénétration extraordinaire pour en venir à bout. Le cœur d’une jeune fille allemande est transparent pour ainsi dire, rien de plus facile pour l’homme habile appartenant à la civilisation française que de lire ce qui s’y passe. Mais aussi cet homme habile est souvent bien étonné de ne pouvoir deviner ses mouvements à venir. La véritable candeur échappe à l’esprit trop fin, appartenant à une civilisation trop raffinée 1.
M. de Miossince était connu dans le monde pour avoir refusé l’évêché de Meaux que le duc de Montenotte, son ami intime, avait demandé pour lui à Louis XVIII et obtenu. Il avait converti M. le baron de Vintimille et sa famille, il aspirait à convertir Mina. M. l’abbé de Miossince était honnête homme sans doute, mais avant d’être honnête homme il désirait les succès de sa robe. Après une jeunesse dont l’histoire était parfaitement inconnue, l’abbé de Miossince avait débuté dans le monde avec six mille livres de rente et s’était promis de remettre publiquement à l’administration laïque d’un hospice tout ce que le hasard pourrait jamais lui donner d’argent au delà de ces six mille francs. Cette âme patiente, tranquille, immuable dans ses projets, n’avait qu’une ambition, qu’un plaisir au monde : celui de lutter avec ses simples forces contre l’irréligion et l’indifférence répandues en France.
M. de Miossince était un homme fort bien fait, (il) avait une taille gracieuse et fort bien prise, ses cheveux blonds très agréablement arrangés commençaient à être mêlés de blanc, il aurait eu une figure expressive si elle n’avait été cruellement maltraitée par la petite vérole. La couleur générale de sa conversation, toujour pleine de mesure, était celle d’un homme d’infiniment d’esprit qui, pour certaines raisons, ne dit pas tout ce qu’il sait.
Beaucoup de prêtres le blâmaient de ne pas paraître assez prêtre, mais il prenait en pitié ces propos subalternes. Convaincu que rien de grand ne s’opère sans l’union des efforts, rempli d’une soumission profonde envers Rome le centre d’unité, muni de la haute approbation de ses chefs, rien ne lui était plus indifférent que les criailleries et les petits mauvais procédés du vulgaire de ses collègues.
C’était lui qui avait fait baron le riche banquier protestant Isaac Wentig, il avait correspondu à ce sujet avec le confesseur du roi de øøø. M. de Miossince était effrayé des bienfaits que répand à Paris le corps des banquiers protestants. Là, se disait-il, il n’y a pas indifférence, et il avait peur.
La conversion des Vintimille ne lui avait coûté qu’un mot : avec huit ou dix ans de procédés adroits et avec deux cent mille francs de charités habiles on pouvait se faire souffrir de la noblesse française, mais tout ce qui était âgé et riche parmi cette noblesse était dirigé par des prêtres catholiques qui dans ces temps de combat étaient obligés en conscience, (à s’opposer) à toute importance que pourrait acquérir une famille protestante.
M. de Miossince espérait un peu que Mina et sa mère séduites par les agréments de Paris s’y fixeraient, en ce cas Mina voudrait épouser un duc, et M. de Miossince avait deux ou trois ducs assez indifférents en matière de religion qu’il n’eût pas été fâché d’enchaîner en leur disant nettement un beau jour : « La religion catholique et romaine vous donne une dot de sept millions et une fille charmante et pure, à ce prix voulez-vous être son homme ? Je vous demande, croyant ou non, votre parole d’honneur à cet égard. »
Cette visite donna à l’abbé la crainte profonde que Mina ne voulût retourner en Prusse, il croyait voir en Madame Wanghen la mère ordinaire d’une fille fort riche, à ce titre menée par des intrigues, ayant envers sa fille une politique profonde et commençant toujours par être d’une fausseté parfaite à son égard. Il ne doutait pas que Madame Wanghen ne voulût avant tout retourner à Kœnigsberg. L’abbé ne comprenait pas le moindre mot à l’âme parfaitement pure de la mère et de la fille.
L’abbé vit avec tout l’étonnement d’une âme raisonnable et calme l’éloignement passionné pour la France que la soirée de la veille avait jeté dans l’âme de Mina. Ce qu’il voyait était si étrange qu’il craignit de se tromper. Il conseilla fort à ces dames de prendre une demi-loge à l’Opéra, une autre demi-loge aux Français et leur fit espérer une loge pour les représentations qui restaient de la saison des Bouffes.
Le baron de Vintimille avait présenté M. de Miossince aux dames Wanghen comme un ecclésiastique homme du monde, aimable et d’un commerce parfaitement sûr, c’était comme on le pense bien M. de Miossince lui-même qui avait dicté les paroles de cette présentation.
Comme il sortait de chez ces dames, entra chez elles un homme bien moins recommandé, mais bien autrement honnête : c’était un simple maître de littérature, le vénérable M. Hiéky. Il eût été difficile d’avoir plus d’esprit et de résignation à son sort modeste que ce petit homme à la mine chétive et qui par choix faisait le métier de courir le cachet. On lui donnait dix francs par heure, et il lisait avec Mina les Caractères de La Bruyère. Il savait un peu d’allemand et s’assura à diverses reprises si Mina comprenait la malice souvent cachée des phrases du fameux prosateur français. A son grand étonnement il s’assura que Mina comprenait ce qu’elle lisait. « Génie étrange, se dit à lui-même le vieux maître de littérature, elle se lève doucement pour aller observer deux moineaux qui viennent manger sur le balcon les miettes de pain qu’elle y a placées et elle comprend La Bruyère 2 »
Le professeur Hiéky trouva Mina fort triste ce matin-là. Elle ne s’était pas levée encore une fois depuis trois quarts d’heure que durait la leçon pour aller observer les moineaux qui volaient sur ses fenêtres des grands arbres des Tuileries, lorsque dans ses explications de La Bruyère, il arriva au maître de dire : « Dans cette ville de Paris qui avait cinq cent mille habitants du temps de Napoléon et qui en a onze cent mille aujourd’hui, il se trouve de toute espèce de gens, ce qu’il y a de pis et ce qu’il y a de mieux. Percez par la pensée le mur du salon d’une maison, vous trouverez dans la pièce correspondante au même étage, de l’autre côté du mur, des gens d’un caractère parfaitement opposé à celui des gens réunis dans le premier salon. »
– Vous croyez, dit Mina en changeant de couleur.
– Sans doute, reprit le professeur. Ce qui fait du Paris actuel une ville unique au monde, c’est qu’il renferme ce qu’il y a de mieux et de pire en tous genres. Les gens médiocres, plats et sages, sont les seuls qui n’aient pas d’attrait pour Paris.
– Mais dites-nous, Monsieur, parce que tel salon renferme ce qu’il y a au monde de plus grossier, de plus vulgaire, de plus dégoûtant, (si) ce n’est pas une probabilité pour trouver pareille population dans le salon voisin ?
– Mais, mademoiselle, ou vous avez joué de malheur, ou bien vous n’avez pas daigné donner toute votre attention : ces gens vulgaires, grossiers, etc., etc., étaient remarquables par quelque supériorité.
– Bravo, monsieur le professeur, s’écria Madame Wanghen, vous battez ma fille.
– Maman a raison, monsieur, dit Mina. Ces gens avaient la supériorité de la richesse.
– Hé, mademoiselle, ce sont ceux-là qui me font vivre et qui m’impatientent. Sans cette classe mes leçons seraient encore à trois francs comme du temps de l’empire. Paris fourmille de gens riches qui à toute force veulent comprendre La Bruyère et assister () aux premières représentations de M. Scribe, mais ils ne peuvent pas. Leur attention à vingt ans était ailleurs, et l’homme n’est jamais pendant toute sa vie que le développement de ce qu’il était à vingt ans. Je vais m’exposer à un ridicule, le plus plat de tous, celui du professeur qui flatte son élève, mais la vérité pure c’est qu’aucun de mes élèves ne comprend La Bruyère comme vous, mademoiselle, et comme vous n’avez pas vingt ans, j’ose espérer que vous serez une femme d’esprit toute votre vie.
Madame Wanghen eût embrassé M. Hiéky si elle l’eût osé, elle admirait sa petite perruque brillante de propreté et serrée sur sa tête.
– Puisque vous avez de la bonté pour moi, monsieur, dit Mina, expliquez-moi bien cette variété des salons de Paris.
– Pour qui a des yeux à la tête rien ne se ressemble davantage que les passions ou plutôt que la passion unique qui fait mouvoir tous ces cœurs parisiens, c’est l’envie de paraître justement un peu plus que ce qu’ils sont ; la très bonne compagnie se distingue par cela qu’elle veut toujours paraître mais seulement paraître ce qu’elle est. Mais cette vanité, cette unique passion, s’appliquant à toutes les positions de la vie, amène les effets les plus contraires. Dans le salon dont vous parlez, mademoiselle, et qui ne semble pas vous avoir enthousiasmée, il paraît qu’on voulait paraître riche. Hé bien, pendant assez longtemps après la révolution de 1830, dans les salons de la meilleure compagnie de France on a cherché à paraître pauvre, ruiné, abîmé. C’était bien toujours la volonté de paraître, mais ces salons étaient absolument contraires à celui qui, si vous me permettez de le deviner, semble avoir si fortement choqué mademoiselle Wanghen.
Le maître prit congé modestement, son heure était passée.
– Voilà un homme qui vient de nous sauver une soirée bien sombre, n’est-ce pas, Mina, dit Madame Wanghen en riant. Crois-tu qu’ailleurs qu’à Paris on pût trouver une telle conversation après un mois de séjour seulement, et pour dix francs ? Un tel homme à Kœnigsberg serait le roi de nos professeurs d’esthétique.
– Il serait Hofrath 3 et bientôt prendrait le ton grave, n’oserait plus parler de certaines choses et tomberait tout simplement dans le genre ennuyeux. Allons, je le vois, dit Mina gaiement, mon Paris vaut encore quelque chose.
L’ambassadeur de Prusse présenta mesdames Wanghen au roi et à la reine et au ministre des affaires étrangères. Les personnes pour lesquelles ces dames avaient des lettres de recommandation les recevant avec grâce, les engagèrent à dîner, ces dames rendirent leurs visites dans les délais convenables.
– Sais-tu, Mina, disait un jour Madame Wanghen en sortant de chez madame la Présidente Bøøø, une des maisons de la robe où l’on recevait le mieux, sais-tu que quoique nous nous croyions et, je pense, avec raison, fort supérieures au général von Landek, nous commençons à partager son sort, nous allons dégringolando. Assurément nous ne saurions sur quoi faire des plaintes, rien ne manque à la politesse parfaite de ces aimables Français.
– Tu as raison, maman, nous serions bien peu dignes de vivre avec des gens d’autant d’esprit si nous ne nous rendions pas justice, notre présence gêne et jette du froid.
Ces dames firent leur examen de conscience et cherchèrent si elles n’avaient point à se reprocher quelque blâme imprudent des usages français.
– Les Français sont trop frivoles en ce genre pour s’offenser de quelque blâme de leurs usages, comme ce monsieur arrivant d’Italie, racontant l’autre jour (ce) qu’il lui est arrivé à Venise. D’ailleurs nous allons dans huit maisons et l’effet est général partout.
Ces dames consultèrent M. le baron de Vintimille mais avec tous les ménagements possibles. La baronne de Vintimille était une des femmes auprès desquelles leur chute était le plus visible, et elles n’eussent pas voulu pour tout au monde avoir l’air de lui faire des plaintes.
Ce fut aussi avec des ménagements infinis et une politesse bien supérieure à ses façons d’agir ordinaires que le baron fit entendre que, concentré absolument dans la grande affaire de transformer la fortune et la position d’un banquier en celles d’un grand propriétaire, il n’oserait donner à ces dames un conseil qui pourrait avoir les suites les plus graves. Il devait se borner à une tâche qui aurait toujours ses premiers soins, celle d’arranger leurs intérêts d’argent de façon 1o à ce qu’elles perdissent le moins possible sur le change entre Kœnigsberg et Paris, et 2o à ce qu’à Paris même elles fussent trompées le moins possible.
Le banquier abrégea sa visite d’une façon significative.
– Hé bien, maman, dit Mina quand il fut sorti, c’est clair : nous avons la peste, cela rend notre position piquante. Jouissons de la demi-loge que nous avons eu le bonheur d’obtenir au théâtre italien de l’obligeance de M. Robert, allons quelquefois à ces cours particuliers de chimie et d’astronomie, auxquels l’obligeance du correspondant de notre célèbre Gauss nous a fait admettre, en un mot jouissons des plaisirs qui à Paris sont accessibles à tout le monde, et voyons venir.
– Notre prudence saura bien, ajouta madame Wanghen, diminuer peu à peu la fréquence de nos visites et découdre sans déchirer, comme disait hier le bon monsieur Hiéky en te donnant une leçon sur les proverbes français.
M. l’abbé de Miossince avait fait entendre à ces dames, avec une adresse infinie et peut-être trop remarquable car elle fut remarquée par Mina, qu’elles seraient peut-être exposées à un genre de monomanie qui devient fréquent à Paris, à mesure que l’on s’apercevait en Europe que Paris est encore la ville qui est le moins gâtée par les aigreurs de la politique. L’adroit abbé voulait parler du gentilhomme ruiné et dont le talent suprême est de savoir dépenser avec grâce une grande fortune qu’il n’a plus. Ce genre d’hommes qui possède dans un degré idéal le talent du majordome allait bientôt tomber de toutes parts sous les pas de madame Wanghen et de sa fille.
– Hé bien, monsieur l’abbé, nous verrons leur adresse, dit Mina qui n’était pas fâchée de dérouter un peu les idées de M. de Miossince qui lui semblait avoir mis trop d’adresse à cette communication diplomatique. Madame Wanghen regarda sa fille. Elle savait qu’elle avait une horreur qui allait jusqu’à la monomanie pour l’idée qu’on lui faisait la cour à cause de ses millions.
– Inconnues comme nous le sommes en France, maman et moi, continuait Mina, nous devons nous attendre à un peu d’abandon, à voir un peu de solitude autour de nous. Si, dans les commencements, des gens dignes d’être appréciés nous recherchent à cause des millions (c’était la phrase de Mina en parlant de sa fortune), je pense que maman et moi nous ne nous apercevrons pas de ce genre de succès peu flatteurs, il est vrai, pour nos qualités personnelles, mais enfin qui nous sauveront de la solitude tant qu’on n’aura pas la gaucherie de nous y rendre attentives, de nous en faire apercevoir malgré nous-mêmes.
L’abbé de Miossince était étonné, et bientôt mit un terme à sa visite, c’était l’habitude de cet homme sage et parfaitement conséquent dans sa politique toutes les fois que quelque chose d’imprévu se présentait à lui 4.
– Hé bien, ma fille, il me semble que tu as pris tout à coup des sentiments bien vulgaires.
– J’ai cru m’apercevoir que M. l’abbé avait des projets ; j’aime autant qu’il ne voie pas aussi clair dans les nôtres.
– Mais nous disions un jour chez madame de Vintimille que nos projets étaient de ne pas choisir un mari pour toi avant que tu n’eusses atteint ta vingtième année, tu sembles dire le contraire aujourd’hui.
– Peut-être M. de Miossince n’a pas eu connaissance de notre mot de l’autre jour, peut-être, si on le lui a rapporté, y aura-t-il vu une précaution destinée à diminuer l’anxiété un peu trop visible de madame de Vintimille qui ce jour-là avait presque l’air de dire que ma présence allait dérober à ses filles les époux qui pourraient leur échoir.
Dans 5 une de ses visites M. l’abbé de Miossince fit entendre à madame Wanghen que puisque la question d’argent n’en était pas une pour elle, il serait bien, ayant une fille si jeune et surtout douée de tant d’agréments extérieurs, de s’adjoindre une dame de compagnie, mais il ne faudrait point une personne payée, il serait à désirer que l’on pût trouver une parente éloignée, ou du moins une personne décente que l’on pût présenter au monde comme une parente.
Madame Wanghen ne répondit point à cette ouverture, elle eut l’air de n’y voir qu’un propos ordinaire et bientôt l’on parla d’autre chose, mais à peine M. de Miossince fut-il sorti qu’elle tint conseil avec Mina. « L’idée est sage et bonne, appelons notre cousine de Strombek, elle nous aime comme nous l’aimons, elle est sage et prudente, peut-être est-elle encore un peu jeune, elle n’a pas trente ans, mais les longs malheurs, suite de son mariage avec un seigneur de la Cour, lui ont valu une connaissance du monde bien supérieure à son âge. Où pourrions-nous trouver un cœur de femme qui nous aime comme celui-là ? Nous pourrons penser tout haut avec elle. »
– Elle qui s’est si mal trouvée d’un époux grand seigneur, ajouta Mina, elle pourra nous donner des idées dans l’art de repousser honnêtement tous ces secrétaires d’ambassade qui se présentent à cause des millions.
Justement ce soir-là le ministre de Prusse avait fait annoncer à ces dames que dans la nuit un courrier extraordinaire partirait pour Berlin. Madame de Strombek reçut avec une joie folle l’invitation de ses riches cousines. Elle avait à peine trois ou quatre mille livres de rente, unique reste des huit cent mille francs de dot qu’elle avait apportés à M. de Strombek, un des seigneurs de la cour de Berlin qui à trente-six ans était mort d’épuisement et tout à fait ruiné. Il sembla à Madame de Strombek être encore dans ses jours de fortune, elle prit la poste de Kœnigsberg à Hambourg et en dix jours arriva à Paris par le bateau à vapeur du Havre.
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