‹ Les Compagnons du Silence Tome IChapitre 10 sur 30 · Chapitre 1 Peter-Paulus Brown de Cheapside

Chapitre 1 Peter-Paulus Brown de Cheapside

C’étaient encore, en 1823, des paquebots à voiles qui faisaient le service entre Marseille et Naples. Le Pausilippe,joli brick levantin dont l’équipage entier parlait ce langage sonore qui réjouit les rivages de la Cannebière, doubla le môle toutes voiles dehors par une chaude matinée de juin, rangea la pointe du Salut, et fit son entrée dans le port de Naples.

Depuis plus de deux heures, il y avait sur le pont un homme qui gênait énergiquement la manoeuvre, occupé qu’il était à regarder Naples dans une « patentlunette d’approche à douze verres, système Dawson, de Lincoln Inn’s-Field, fournisseur privilégié de H. G. M. la reine, et de H. S. H. le prince Albert ». La lunette d’approche était de taille respectable. Il en portait l’étui sous le bras, et, chaque fois que cet étui volumineux accrochait quelque matelot au passage, notre homme disait avec une scrupuleuse politesse, et un accent d’outre-Manche solennellement comique :

— Jé démandé bien pâdonne… fômellemente !

Les matelots riaient et le maudissaient.

Notre homme était un Anglais, et il en avait bien l’air. Circonstance aggravante : il avait vu pour la première fois cette lumière crépusculaire que les joyeux Anglais appellent le jour dans Cheapside, au coeur de la Cité de Londres, entre Fleet-Street et Poultry. Les gentlemen du commerce qui naissent dans ces fumeuses latitudes sont trois fois plus Anglais que le reste des sujets de la reine.

Donc, Peter-Paulus Brown, de la maison Marjoram, Watergruel, Brown et compagnie, pour les cotons de la Compagnie, était à bord du Pausilippe.Mistress Pénélope Brown, cinquième fille de Lysander Marjoram et de Jocasta Watergruel, y était aussi, mais dans la cabine, où elle avait le mal de mer.

Jack, domestique de Peter-Paulus, se tenait non loin de son maître, portant une partie des ustensiles dont le gentleman faisait usage en voyage. Melicerta, Mely, ou simplement Mel, camériste de Pénélope, coupait en quatre les citrons que sa maîtresse mordait à belles dents.

Aux heures où elle n’avait pas le mal de mer, Pénélope Brown était une assez jolie blonde, avec une bouche un peu trop grande et des yeux d’émail. Mely était une longue fille fort bien découplée. Vous connaissez Jack, avec son gilet rouge et sa face de dogue. Jack et Peter-Paulus sont tirés à un nombre d’exemplaires exactement semblables.

Un soir, après la bourse des marchands de coton, Peter-Paulus trouve son fils William, impertinent, et Clary, sa fille, maussade. Il aperçoit une patte d’oie à l’oeil bleu de Pénélope Brown. Le spleen, ce vampire des bords de la Tamise, s’est glissé là dans quelque coin de la chambre nuptiale. Il guette. Les enfants pleurent. Pénélope a la migraine. Si Lysander Marjoram vient par hasard, on le trouve fatigant. Pourquoi ne s’en est-on pas aperçu plus tôt ? Si le grand-père Watergruel ou Joky (aliasJocasta) la mère, fait visite, on constate avec étonnement qu’ils répètent aujourd’hui ce qu’ils disaient hier. Hélas ! ils répétaient hier l’entretien quotidien de cinquante-cinq années. Mais on n’avait pas vu cela.

C’est l’Italie ! On se couche de mauvaise humeur ; on rêve des restaurants du Palais-Royal ou des corps de ballets de l’Opéra. C’est l’Italie. Et, dès le matin :

— Jack !

Jack arrive avec le thé.

— Va-t’en au diable !

Jack tourne les talons.

— Veux-tu bien m’écouter, misérable !

Jack dresse l’oreille. Il a déjà vu des attaques d’Italie. Au premier mot, il est fixé.

— Jack… tu vas aller auforeign bookselling...tu vas m’acheter le Guide de poche du voyageur en Italie...la carte routière de l’Europe… la Description du Piémont...les Antiquités de Rome...un dictionnaire anglais-italien… la Storia d’Italia...

Ici Peter-Paulus s’interrompt. Il a un sourire.

— La Storia d’Italia !répète-t-il avec cet accent que vous savez ; j’ai d’évidentes dispositions pour apprendre les langues !

Jack a déjà acheté tout cela pour d’autres. Il sait où est le pharmacien, je veux dire le libraire qui vend ces drogues pour le mal d’Italie. Il revient avec un fardeau de bouquins. Peter-Paulus le regarde avec effroi ; il envoie Jack chercher une valise pour loger cette bibliothèque. Puis, passant son twine, il va voir G. C. W. Drake, S. Stevenson, J. N. Stewart, et d’autres marchands de coton qui ont eu déjà le mal, et qui ont rapporté des petits morceaux de marbre de Paestum. Ceux-ci, unanimes, lui disent :

— Les meilleurs hôtels de l’Italie sont l’Albergo-Reale, à Milan ; l’hôtel impérial et royal des Deux-Tours, à Vérone ; l’Albergo-Reale de Venise ; la poste de Parme ; l’hôtel d’Italie, à Florence ; l’hôtel du Nord, à Livourne ; la grande Albergo ; à Bologne ; l’hôtel de Londres, à Rome ; l’hôtel de la Grande-Bretagne, à Naples…

— Mais les curiosités, les choses à voir ?…

— À Milan, la cathédrale ; à Vérone, l’amphithéâtre ; à Venise, Saint-Marc ; à Parme, le dôme ; à Florence, le campanile ; à Livourne, la Madona et la tour penchée de Pise ; à Bologne, le musée ; à Rome, les catacombes et autres ; à Naples, le Vésuve, Pompéi, etc., etc.

— Mais tout le monde sait cela ! objecta Peter-Paulus Brown.

G. C. W. Drake, S. Stevenson, J. N. Stewart lui tournent le dos et vont à leurs affaires. Peter-Paulus se dirige vers le Diorama pour se donner un avant-goût de l’Italie. On lui montre Saint-Pierre de Rome et la grande place de Venise. Il regarde. Il se reconnaît parfaitement sous le portail de Saint-Pierre ; il se reconnaît mieux encore au pied de l’escalier des Lions. Le peintre l’a mis là avec ses longues jambes, avec les promesses de son ventre, avec ses épaules étroites et son chapeau à petits bords légèrement rejeté en arrière. C’est providentiel ! En rentrant, il dit à Pénélope :

— Vous êtes phtisique au deuxième degré… Le docteur Temple vous ordonne l’air de l’Italie.

Depuis sa plus tendre enfance, Pénélope a rêvé la phtisie. Pénélope est une de ces frêles blondes qui mangent bien à table, et qui s’enferment dans leur chambre après le dessert pour dévorer deux livres pesant de sandwiches.

Ayant appris avec plaisir qu’elle est phtisique, Pénélope fait dessein de passer toutes ses nuits à écrire son testament afin de faire fondre en larmes Lysander Marjoram, Joky Watergruel et le grand-père.

Il y a de ces testaments de Pénélope qui sont des chefs-d’oeuvre. On les relit dans les familles, le soir, entre deux parties de whist. Ils sont faits avec des pages empruntées de bonne foi aux Nuits de Young,aux Tombeauxde Hervey, et au Cimetièrede Lewis. Le talent est dans la trituration de ces ingrédients divers. On ferait sa fortune à éditer unformulairede testaments poétiques,for young ladies.

En l’absence d’un livre si utile, Pénélope se procure le Cimetièrede Lewis, les Tombeauxde Hervey, les Nuits de Young,et quelques autres poèmes du genre fossoyeur.

La question est de savoir si on laissera William et Clary à la garde de Marjoram, Watergruel et compagnie. Peter-Paulus, ne vous y trompez pas, quand il ressent les symptômes de l’Italie, perd tout à coup ses vertus de famille et devient un byronian.Il rêve une marchesina brune et pâle avec un poignard jaloux. Dans deux ans, il reviendra bon marchand de coton, honnête père, fidèle mari. Laissez passer le chaud mal. En ce moment, nul ne lui résiste. Il y a sur son visage immobile une arrière-nuance de férocité. On a peur de lui. Les enfants restent. Pénélope pleure. Peter-Paulus achète : une canne-parapluie, pouvant servir également de pliant pour s’asseoir et de nacelle en cas de naufrage ; une paire de bottes en caoutchouc pour traverser les marais Pontins ; une de ces larges bourses pleines de jetons de cuivre qu’on jette aux brigands des Abruzzes ; un sac de voyage en maroquin pour l’attacher à son cou, un sac pour médèm,un sac plus volumineux pour Jack et un autre pour Mel ; la fameuse lunette d’approche ; le marteau qui doit casser les échantillons d’architecture antique, une cuisine portative, une tente, un hamac, plusieurs chapeaux mécaniques et d’importantes quantités de gilets de flanelle. Ces gilets doivent être mis successivement quand on opère l’ascension d’une montagne, à cause de l’abaissement graduel de la température. Chaque jour augmente les bagages. Enfin, l’heure de départ arrive, les adieux sont déchirants.

On a choisi l’itinéraire de France. Le paquebot de Boulogne chauffe ; il appareille. Du haut de London-Bridge, le foulard des Indes de Lysander Marjoram s’agite, tandis que la tendre Joky tombe évanouie sur le sein du grand-père Watergruel. Fuyons ces tableaux qui déchirent l’âme !

La France est traversée. Le Pausilippe,parti de Marseille, est en mer depuis quatre jours ; Pénélope, épuisée par le vomito marino,n’a pu écrire une seule ligne de son testament ; mais elle a mangé vingt-quatre douzaines de citrons. Peter-Paulus Brown lui a dit :

— Ce n’est rien.

Par le fait, il se porte bien ; cela suffit à son coeur. À douze lieues des côtes de Naples, il a ouvert son guide et braqué sa lunette. Il est content. Son guide ne l’a point trompé. Naples est visiblement située sur la côte d’Italie, au-dessous du mont Vésuve. La ville est bâtie en amphithéâtre. Cela fait bien. Malheureusement, le Vésuve ne fume pas. Mais il a fumé, et il fumera.

Avant de clore cette monographie de Peter-Paulus Brown, de Cheapside, nous croyons devoir ajouter qu’à part la passion des bijoux en lave et des petits morceaux de pierre arrachés aux monuments, le gentleman a généralement deux ou trois idées fixes quand il entreprend le voyage de Naples. Elles peuvent varier, mais pas beaucoup. Le plus ordinairement, ces trois idées sont : 1) observer les moeurs si curieuses et si peu connues des lazzaroni ; 2) voir un brigand de la Calabre ; 3) incendier son âme au feu de quelque passion byronienne, et, subsidiairement, recevoir un coup de poignard de la marchesa.

Un Peter-Paulus Brown véritablement heureux est celui qui, après avoir assouvi cette triple passion, peut encore assister à la ruine de quelque village assassiné par le volcan. Mais cela n’est pas donné à tous. Quelques-uns doivent se contenter de brûler le bout de leur canne dans la lave encore chaude, et rapporter cette canne comme un trophée à Marjoram et Watergruel.

Au moment où le Pausilippedoublait la pointe du môle, Peter-Paulus avait braqué sa lunette sur le Vésuve et cherchait des fumerolles au sommet du volcan.

— Gare ! cria un matelot.

Le câble de la maîtresse ancre se déroulait violemment. Il toucha la jambe de Peter-Paulus, maigre et vêtu d’un pantalon à damier. Peter-Paulus alla tomber au pied du grand mât. Il regarda d’abord si sa lunette était endommagée. Puis il se frotta les côtes d’un air attentif. En troisième lieu, il salua de la main le matelot et lui dit :

— Jé démandé bien pâdonne… fômellemente !

Mais ses narines diaphanes s’enflèrent brusquement tandis qu’il amassait dans sa poitrine une aspiration abondante. Il se redressa de toute sa hauteur et ôta son chapeau mécanique avec vivacité pour se mirer dans la petite glace qui était au fond. Il pensait, avec cette émotion rétrospective d’un homme qui vient d’échapper à un danger terrible :

— Elle ne m’a pas vu par terre ! J’étais relevé quand sa tête a paru au haut de l’escalier… je suis sûr qu’elle ne m’a pas vu !

Si elle l’avait vu, c’eût été shocking,je vous fais juge ! si elle l’avait vu, les jambes en l’air, lui, Peter-Paulus Brown, de Cheapside, rouler parmi les ballots et les cordages ! Position ridicule, assurément, pour un gentleman bien connu dans le commerce des cotons.

Mais quoi donc ? s’agissait-il de la mourante Pénélope ? Vous demandez cela !

Combien peu vous connaissez l’Italie dans ses rapports avec Peter-Paulus Brown ! Le paquebot seul, le paquebot qui mène en Italie suffit à changer sa lymphe en lave fondue. Ce glacier d’hier est aujourd’hui un volcan. Il lui faut sa marchesa. Il y a toujours une marchesa sur le Pausilippe.

De l’escalier qui conduisait au salon des premières places, deux femmes venaient de sortir. On devinait la beauté de la première sous le voile épais qui lui couvrait le visage. Elle était de grande taille. Son port avait de la fierté, mais aussi de la tristesse. Son costume était celui des veuves, au moment le plus rigoureux de leur deuil. À bien considérer cette femme, qui s’avançait sur le pont lentement et d’un air pensif, il y avait en elle quelque chose d’extraordinaire. Les matelots s’écartaient d’elle avec une sorte de respect. Elle ne semblait point voir cela ; mais, quand un regard croisait le sien, elle baissait précipitamment les yeux. On eut dit que la lumière la blessait ou qu’elle éprouvait la souffrance des timidités excessives.

Elle paraissait avoir de trente à trente-cinq ans. On avait entendu le patron l’appeler madame la comtesse.Pendant toute la traversée, elle s’était tenue à l’écart dans sa cabine particulière et n’avait parlé à personne.

L’autre était une jeune fille, une accorte et gentille brunette aux yeux noirs et chatoyants. Il n’était pas difficile de voir qu’elle occupait le rang de suivante auprès de madame la comtesse. Mais il y a du don Quichotte chez Peter-Paulus Brown, et nous savons au travers de quel prisme ce bon chevalier voyait sa Dulcinée.

Peter-Paulus avait provisoirement choisi la brunette Paola pour sa marchesa. Celle-ci ne s’en doutait point. Elle trouvait Peter-Paulus fort drôle. Il avait le don de la faire rire à gorge déployée.

Le patron vint, chapeau bas, à la rencontre de la femme en deuil. Il lui adressa quelques mots et la conduisit à l’arrière, la laissant aux soins du second du brick. Le second, Marseillais un peu cuivré, mais bien planté, échangea un regard souriant avec Paola. Peter-Paulus ferma sa lunette avec soin, bien qu’il eût de l’humeur, et la fourra dans son étui.

Sur le môle et dans la strada Piliero, il y avait foule, foule napolitaine, bruyante, bavarde, gesticulante, une foule qui trépignait, qui criait, qui riait et qui attendait comme une proie les passagers du Pausilippe.Au coin du Forto-Piccolo et au coin de la rue du Môle, on voyait l’armée des fiacres rangés en bon ordre. Les cochers, bras nus pour la plupart et assis sur leur casaque soigneusement pliée, regardaient le pont du Pausilipped’un air d’envie, et semblaient se dire :

— Ceci est le fruit défendu !

C’est qu’en effet, en l’an de grâce 1823, un navire entré dans le port de Naples n’était pas au bout de ses peines. Presque toutes les formalités qui retardaient alors le débarquement ont été successivement supprimées depuis.

Trois esquifs quittèrent le rivage en même temps : la Polizia, la Dogana, la Sanita : la police, la douane et le service de santé. Les Napolitains se sont souvenus jusqu’aux environs de 1830 de la peste de Marseille. Aussitôt que les trois barques eurent accosté le navire, tout fut confusion sur le pont. La police demandait les passeports, la santé avait la prétention de tâter tous les pouls, la douane usait de son droit, qui est de bouleverser les bagages.

Peter-Paulus se tourna vers Jack et lui demanda son dictionnaire italien-anglais.

— Ils sont flattés quand on leur donne leurs titres, murmurait-il en feuilletant vivement le vocabulaire.

— Doganiere !s’écria-t-il avec triomphe. Signor doganiere ! côme vos pôtez-vos, signor doganiere ?

— N’avez-vous rien à déclarer ? demanda celui-ci après avoir salué.

Peter-Paulus feuilleta rapidement son dictionnaire.

— Niente,répondit-il.

Et, après de nouvelles recherches :

— Assolutamente !ajouta-t-il.

Le médecin et l’inspecteur de police s’approchèrent en même temps. L’inspecteur réclama les passeports. Peter-Paulus n’eut pas le temps de chercher son titre dans le dictionnaire.

Le médecin demanda :

— N’avez-vous aucune maladie contagieuse ?

Pénélope, à cette question qui reculait les bornes du shocking,se voila de vert. Peter-Paulus lui-même ferma les poings, au risque de faire surgir un cas de guerre entre le royaume de Naples et le cabinet britannique.

— Vos été, dit-il, an unpolished... positively !

Puis, craignant d’avoir été trop loin, il murmura :

— Jé démandé bien pâdonne… fômellemente !

— N’avez-vous aucune maladie contagieuse ? répéta le docteur.

Les veines du front de Peter-Paulus se gonflèrent.

— Jé disé, s’écria-t-il : vos été… an uncivil...

– What inelegant clown !fit en même temps Pénélope.

Le docteur ne savait peut-être pas l’anglais ; mais il avait vu tant de Peter-Paulus en sa vie, qu’il devina bien où le bât blessait celui-ci.

— C’est une simple formalité, dit-il.

— Oh !… s’écria l’associé de Marjoram Watergruel avec effusion ; entendé-vos, milady ?...c’été une formality !...

Il saisit les deux mains du docteur.

— Regâdez ! poursuivit-il en ouvrant la bouche toute grande pour montrer ses longues et fortes dents ; regâdez aussi le matchoare de milédy… et le matchoare de Jack… et le matchoare du petite servante. Tute été proper… fômellemente !

Il y avait là, en effet, cent vingt-huit dents à rosbif capables de dévorer un taureau vivant.

Le docteur parut content de son examen. Pénélope mit sur son carnet :

— Naples : visite des dents par le service de santé, inconvenant et tyrannique.

Pendant cela, Peter-Paulus répétait, pour calmer ses propres susceptibilités :

— Pioure et simple formality !

On lui toucha l’épaule légèrement par-derrière. C’était l’officier de police, qui lui dit en français et tout bas :

— Pourquoi Grégory n’est-il pas à bord ?

— Oh !… fit Peter-Paulus stupéfait ; vos disé Grégory ?…

— Est-ce vous qui avez le Pendjâb ?…

Le docteur se pencha en passant auprès de Pénélope et murmura à son oreille :

— On vous prendra ce soir à huit heures…

Il s’éloigna rapidement.

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