‹ Les Délices libertinesChapitre 12 sur 14 · 12

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e sors brisée d’un accouplement monstrueux où l’inceste mêlé au péché de Sodome m’aura fait descendre au plus bas de la débauche. Toi, mon frère, est-ce possible ?… J’ai joui de ta virilité ! C’est moi, Alice, ta tendre sœur, qui, sous tes yeux, saillie par devant et par derrière, la raison égarée par l’inconcevable ardeur d’une imagination rêvant d’innombrables luxures, ai fait violence à ta pudeur troublée mais hésitante ! C’est moi qui t’ai déculotté, poussée par l’irrésistible attrait de la sensualité, par cette jouissance de mes mains plongées dans la tiédeur de tes parties secrètes ! C’est moi qui, après m’être délectée par l’étroite braguette à des attouchements obscènes le long de tes cuisses, ai sorti de sa cachette ton membre érigé, et, ne pouvant lui offrir le gîte qu’il souhaitait peut-être, l’ai, de mes doigts éhontés, dirigé vers ma bouche.

N’était-ce pas, du moins, le lieu le plus intime de mon être que je pusse te réserver ? Et ne t’ai-je pas fait, de mes lèvres, de ma langue, de mon palais la gaîne la plus onctueuse pour y déposer la libation de ta jouissance ? N’y avait-il pas une préférence fraternelle dans ce coït qui te donnait comme champ de ton plaisir ce que la femme n’abandonne qu’après avoir tout livré, cette intimité dont elle est le plus fière, ce lieu sacré de sa beauté, son visage ?

J’avais dans le bosquet, au sortir de table, clitorisé Monique pendant que Rick la lutinait par derrière. Je regagnais ma chambre pour y calmer, sous une douche, le feu de mes sens, quand je rencontrai Claude.

Il m’arrête, m’embrasse gentiment, voit mon trouble et me presse de questions polissonnes. Il ne peut me trouver en meilleures dispositions de badinage. Il fleurette de son doigt entre mes cuisses toutes moites.

— Oh ! oh ! coquine, tu viens de le faire ?…

— Non, j’y allais.

Et je lui conte ma scène.

— Je n’y tiens plus, lui dis-je. Viens jouir de mon égarement. Tu me dois bien ça, petit coureur, en échange de ta négligence de ces jours-ci.

Nous étions devant sa chambre. Nous y entrons, et je me jette comme une affamée sur ses lèvres.

— Je veux, lui dis-je, couver ta jolie frimousse dans le nid de mes dentelles, entre mes jambes. Ouvre les panneaux de cette psyché. Je veux sous tous les angles jouir de mes faveurs comme si j’étais moi-même à ta place aux pieds d’une autre… Te voilà agenouillé… Attends que je roule ta chemise sur les reins afin que j’aie dans le miroir la vue de ton derrière… À présent, distille-moi une jouissance recherchée… Ta bouche est à hauteur de mon bijou. Ouvres-en l’écrin… Que c’est donc joli dans la glace… Tu soulèves ma chemise… Oui, mordille, muguette, suçote… Oh ! ce souffle brûlant dans ma fourrure, tandis que ta langue… Ah ! quel régal dans cette pose, debout, jambes et cuisses jointes et bien closes… C’est ainsi que je veux me voir pâmer, dans l’attitude du plaisir impromptu, surpris, à la hâte… Une main dans ta chevelure, de l’autre je tire sur la commissure de mes lèvres et t’ouvre les bords muqueux de ma grenade… Plonge ta langue dans ce fruit juteux… Laisse à mon doigt le régal de cette toute petite fraise des bois cachée dans le gazon… Allons, précipite le bonheur… quelle volupté… Ah ! me voilà à l’extase… Je veux me voir jouir… ah ! que je me branle bien… je voudrais que ce fût sans fin… Ah ! ça y est… Claude, toi aussi… je sens gicler ta semence toute chaude… Que je jouis… ta langue… au fond… Tu vois bien que je me branle encore… va donc… tu mollis alors qu’il me faudrait une queue… une grosse queue… Oh ! ça y est, encore une fois… Je meurs, Claude… je…

Au même instant, Fred parut et nous surprit ainsi en pleine ivresse, Servannes écrasé à mes pieds, et moi titubante, mes jupes en l’air, la main encore dans ma toison.

— Voilà qui est arriver à point, dit-il sans s’excuser autrement qu’en m’enveloppant de ses bras et me tendant sa bouche. J’y collai mes lèvres avec l’avidité sensuelle d’une jouissance arrêtée à son moment sublime. La violence de mon désir égara mes doigts sur son vit que je sentais déjà tout raide contre ma cuisse à travers sa culotte. C’était parler assez clair pour nous dispenser de tout discours.

— Comment le faisons-nous ? demanda-t-il. Si ce petit Servannes est en forme, Alice, nous t’enculons et te foutons en même temps, veux-tu ?…

Mais je me souvins de l’atroce plaisir où il s’était obstiné la première fois et il en lut l’inquiétude dans mon regard.

— Rassurez-vous, me dit-il, c’est Claude qui sera le postillon… Mais encore faut-il qu’il bande… Vous allez voir que ce ne sera pas long…

Rapidement, il retire son pantalon et se mettant à genoux sur un sopha :

— Viens, Claude, mon petit giton, languette mon trou de cul, comme hier, pendant que j’enfilais ta mère… Ah ! que n’étiez-vous là, chère amie, pour entendre les râles de Mme de Servannes sous le pieu dont j’écartelais son fondement… Tenez, voyez s’il aime ça, le cul d’un mâle poilu comme moi… Voyez si sa main sait me faire la queue… Touchez sa bite, Alice, est-elle à point ?…

Je me baissai, et par la fente de sa culotte, je saisis la vergette de Claude et pris le temps de le branler un peu, m’amusant de l’impression de ce muscle annelé sous la peau que faisait glisser ma main.

— Ah ! le cochon ! cria soudain Fred, mais il me ferait décharger… Et dire qu’il se refuse à ce que je le lui mette…

— Allons, Claude, c’est assez, lui dis-je avec vivacité, réserve-toi pour moi… viens me postillonner…

Une ardeur folle aiguillonnait tous mes sens. Jamais le rut n’avait plus violemment secoué mes flancs. Dans mon impatience à me livrer aux plus étranges lubricités, j’avais déjà remonté mes jupes à la taille, pendant que mes deux amants s’installaient en vis-à-vis à cheval sur une banquette de velours, me faisant de leurs cuisses affrontées le siège sur lequel je devais m’asseoir et m’empaler par mes deux ouvertures.

Fred et Claude, entre qui j’étais étroitement coincée, avaient passé leurs mains dans le flou de mes jupes, de l’une tenant leur membre, de l’autre débusquant le trou qui leur était réservé. Je me soulevai sur la pointe des pieds, le buste incliné en avant sur Fred, et de mes doigts ouvrant autant que je le pouvais les lèvres de ma vulve, j’aidai son énorme mentule à y loger sa tête. Quand je la sentis en place, je pesai doucement de tout mon poids sur elle pour la faire couler dans sa gaîne. Le gland pénétra sans trop de peine après deux ou trois coups de cul que je donnai et qui amenèrent une jouissance subite dont je ne fus pas maîtresse. Mais c’est dans une impression d’écartèlement, à force de complaisantes pesées de ma croupe sur cette verge conique, aidées de brusques secousses dont Fred me pénétrait douloureusement de bas en haut, que je parvins à une absorption totale, mes lèvres au ras de son poil.

— Ah ! te voilà enconnée jusqu’à la garde, petite goulue, s’écria-t-il…

— À l’autre, à présent, fis-je, en portant mes doigts sur le trou de mon derrière et en y dirigeant la pointe de la petite bite dont jusque là Claude avait amusé l’ardeur en un doux frottement dans le sillon de mes fesses.

La besogne fut aisée. Solidement emmanchée par devant, je pus, sans crainte de lâcher prise présenter à souhait mon cul. Je devinai le geste de Claude se lubrifiant la queue de salive, j’entendis le froissement des jupes qu’il soulevait. Alors je poussai pour lui relâcher les plis de mon sphincter et je perçus le contact d’une pointe assez rigide s’encastrant dans la muqueuse du petit trou. Je redressai mon buste à ce moment là et laissai descendre ma croupe évasée sur l’aplomb du pénis. Ce fut le glissement d’une pénétration agréablement arrondie, chaude, lente et peu profonde.

— Je t’en ai mis moins long que tu n’en as par devant, dit Servannes, mais te voilà tout de même enculée…

Ainsi enfourchée, je voulus savourer, durant quelques secondes d’immobilité, les sensations multiples du premier temps de cette figure scandaleuse que nous réalisions à trois. Était-ce libertin dans le miroir, ce chevauchement de cuisses sous ma robe, nos trois bustes fondus en sandwich, ma bouche à celle de Fred, ma nuque sous le souffle de Claude.

Je voulus voir comment cela faisait dans la fente de mon pantalon, ce double chevillage de chair par lequel j’étais fixée à mes deux montures sur la selle souple et soyeuse de leur toison. Des deux mains, je me découvris jusqu’à la ceinture. Mais, le mouvement que je fis en me redressant sur ma selle pour juger de l’effet de ce vit prodigieux que j’avais entièrement englouti dans moi, libéra la jouissance de Fred. Je la sentis monter en saccades à la façon dont le gland heurtait les parois de mon petit conin distendu, à ses yeux qui s’emplirent de trouble, à la frénésie dont il me serra contre sa poitrine.

Alors, avide de partager avec lui une extase que je voulus lui donner dans toute son acuité, je lui fis un collier de mes bras, et le chevauchai avec une fougue telle que, si étroitement chevillée que je fusse, ma gaîne vaginale put jouer sur toute la longueur du pal qui l’écartelait. Alors que, par derrière, Claude, de ses bras encerclant les hanches, me retenant sur sa courte queue en collant son ventre au galop de mes fesses, je roulai avec Fred dans le vertige d’une jouissance que la sensation cuisante d’une déchirure de mes lèvres avivait de son condiment.

Les gémissements de notre céleste béatitude se mêlèrent sur nos bouches accouplées en de baisers fous.

Étreignant de mes cuisses ma monture, je malaxai de mes contractions vaginales et de la giration de mon ventre et de ma croupe la pine jouissante qui, à gros bouillons, se dégorgeait en moi.

Sous l’afflux de cette ondée, je m’éveillai de la stupeur de ma première jouissance pour goûter les délices d’un nouveau spasme. À cet instant, Claude, activant son coït anal sur l’immobilité de mon derrière figé par l’extase, me prouvait par son éjaculation qu’il était à l’unisson de notre bonheur.

Hélas ! ce fut aussi l’instant où mon frère parut sur le seuil de la porte. Il resta bouche bée à notre spectacle, et je crois que nous eûmes moins de confusion qu’il n’eut de surprise à me reconnaître dans le groupe.

Mais il était trop libertin pour s’embarrasser de préjugés dont notre attitude faisait si bon marché devant lui que nous n’avions pas modifié d’un iota notre posture. Moi-même, en pleine divagation de la pâmoison qui m’avait écroulée à cette minute sur mes deux verges éjaculantes, je lui criai :

— Jojo, entre donc et sois des nôtres !… Viens jouir de l’affreuse offense que l’on fait à ta petite sœur !…

— Peste ! s’exclama mon frère, deux queues à la fois ! Continuez, mes enfants, j’aime faire le voyeur… J’en sors d’avec Mme de Servannes, Mme de Lignon et Clorinde. Avec deux godemichés elles jouaient à trois la même scène que la vôtre. C’est Clorinde qui était au milieu…

Mais déjà, il avait enfoui ses mains sous mes jupes, et patinant mes fesses, il tâtait les deux quilles encore raides sur lesquelles je m’étais remise à chevaucher au petit trop. En même temps, je déboutonnai sa braguette.

Il était là debout, tout contre moi, les jambes écartées, le regard fixé sur le bras que j’avais plongé dans son pantalon. Comme il se pliait pour baiser ma nuque tendue en avant, je logeai mon doigt dans son petit orifice. Sous l’odeur aphrodisiaque de ce réceptacle caché, ma tête acheva de se troubler. Entièrement courbée sur son pubis, sans quitter la selle à laquelle mes deux épieux rivaient mon postérieur, je me grisai un instant de l’odeur de sa toison soignée où ma bouche promena sa caresse.

— Prends-la, petite cochonne, me dit-il alors, en faisant glisser sa culotte… Vois comme elle dresse son gland vers tes lèvres…

Il se redressa lentement, et sous la poussée de son ventre, la souple verge pénétra jusqu’au fond de ma gorge.

— Elle y est, Jojo… je la tiens toute entière… Va, à présent… rentre et sors comme si tu me baisais dans le conin…

— Parfait, mignonne… chevauche, chérie, à présent, et vous, mes amis, baisez-la avec ardeur au rythme des coups de cul dont je fais aller ma queue…

Alors, ce fut la course éperdue vers la jouissance.

Bien que ma position ne s’y prêtât guère, désireuse de mettre en action à la fois tous les moyens du plaisir, portant ma main à mon bouton, je me mis à me titiller avec délices. Encerclant de l’autre bras une cuisse de Georges, je lui introduisis de toute sa longueur mon médius dans le derrière. Et le buste ainsi à demi couché sur lui, mais la croupe solidement maintenue en place dans l’étau des bras de mes deux baiseurs, je savourai dans la passivité délicieuse que m’imposait ma posture, la lubrique manœuvre des trois vits qui me faisaient une si douce violence.

Je ne sais quelle soif d’impuretés m’appliqua, dans la griserie de ces images, à la recherche de tous les raffinements dont je pouvais accroître le plaisir de mon frère. Mon désir de l’émouvoir du plus vif des transports rendit industrieuse mon inexpérience de suceuse. Mes lèvres emprisonnèrent son pénis en un étroit anneau de chair où s’étranglait le renflement de son gland ; ma langue s’évertua à de lancinantes titillations autour du collet et sur le filet si sensible ; puis, quand je sentis sous ma succion enragée le membre vigoureux se gonfler et se trémousser à l’approche de la syncope, je resserrai sur lui mes dents pour aviver la délicieuse sensation d’une pointe de douleur.

Balbutiant des mots ivres, et précipitant la saccade de ses reins, Georges donna encore deux ou trois poussées convulsives, et attirant ma tête avec force contre lui, mon nez écrasé dans sa toison moite, il se fixa dans une suprême cambrure de son torse et cracha dans ma gorge la chaude éjaculation de son sperme.

Ce fut le signal de notre commun délire qui se répandit en une mêlée de gémissements sous les lèvres dont je pressurais la queue agonisante de mon frère, sous le doigt que je crispais sur mon clitoris frotté au sang, et sous les contractions de mes fesses où Fred et Claude, resserrant l’étreinte de leurs bras, me plantaient au plus profond leurs vits éjaculants.

La triple jouissance qui m’ébranla à la fois fut si vive que j’en pus supporter à peine le choc nerveux. Je crus que ma tête chavirait. Lâchant mon frère, je m’abandonnai sur l’épaule de Fred qui, infatigable, avait reprit sa course pour une nouvelle poste. En quelques mouvements rapides où je l’aidai en le chevauchant activement par un dernier effort de mon rut, il me déchaîna un spasme si fulgurant qu’à l’instant où il m’inondait de sa seconde effusion, je défaillis dans ses bras et perdis connaissance.

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