04
l’instant, je sors des bras de Clorinde. J’ai encore sur les lèvres le parfum de son haleine. Depuis une semaine je n’avais d’yeux que pour sa main. J’avais à la regarder cette jouissance des choses défendues depuis que je savais de quelles fêtes charnelles elle était l’ordonnatrice. Sous l’ingénuité de ses gestes, je découvrais la figure du péché auquel s’étaient appliqués ces doigts menus.
Je me trouvais seule avec elle après déjeuner. Une douce langueur l’avait étendue sur l’ottomane du fumoir. Je m’approchai d’elle et me pelotonnai à ses pieds. Un bras replié sous sa jolie tête, une cigarette à l’autre main, elle semblait suivre sur les volutes bleues le fil d’un rêve. Je m’emparai de ses doigts, je les baisai amoureusement. Comme je mettais un bracelet de baisers autour de son poignet, Clorinde jeta une fusée de petits rires chatouilleux.
— Mais il me semble, Alice, que tu en uses en amant… Je ne te savais pas si passionnée !…
Je levai sur elle l’ardente prière de mes yeux.
— Ta main est si belle, Clorinde, pardonne ! Il me semble que c’est elle qui parle en toi… Quand tu la remues, c’est un vol de baisers que tu parais éparpiller et qui me font comme un frisson sur le corps. Quand elle est au repos, elle me paraît savourer la béatitude d’un accablement où je te vois parfois en rêve.
— Mais c’est fou, interrompit-elle, alors qu’un bref réflexe de sa main dans les miennes trahissait un émoi subit.
Je continuai à mi-voix, tout en la dévorant de baisers :
— N’est-ce pas, Cloclo, qu’ils ont de jolis secrets ces petits doigts, tiens, ces deux là ?
— Tais-toi donc, petite folle… Je ne te savais pas…
Sa phrase mourut dans un soupir. Mes lèvres avaient pris le médius et l’index et la passion que je mettais à ce baiser acheva d’éclairer Clorinde. Son visage rose s’anima. Elle murmura en me serrant par la taille :
— Tu sais donc ?…
— Oui, Clo ; mais je voudrais savoir une fois par toi, par cette main que j’aime comme le pressentiment du plus exquis péché…
Elle se releva, me prit sur ses genoux. À l’oreille je lui dis :
— Fais-moi une chose grave de ce délice. Vois mon trouble !
Elle me baisa longuement ; puis je n’entendis plus que le souffle de nos respirations mêlées. Mon corps abandonné contre le buste de ma cousine, ma tête dans l’infléchissement de sa nuque jusqu’où montait la tiédeur de sa gorge décolletée, je me livrai à la douceur d’un émoi attentif à toutes ses sensations.
La main droite de Clorinde s’était engagée dans l’obscurité de mes jupes le long de ma cuisse gauche que lui présentait ma position. Elle chemina jusqu’aux fesses dont elle pelota la chair ferme, promena ses attouchements légers dans la raie du derrière, parcourut sa charmante rondeur, et dévala de l’autre côté du versant. Un doigt délicat en explora le site étranglé que tapissait ma fine toison, en sonda les profondeurs cachées et se hasardant jusqu’aux ravinements les plus obscurs, atteignit les bords humides de ma petite source. Je réagis par une contraction de tous mes membres, et mes jambes mues par l’instinct s’ouvrirent comme en attente, dans la posture conforme aux desseins de la nature.
La main de Clorinde avait suivi mon déplacement. Elle se porta sur la fente de mon pantalon, dégagea la chemise, et du médius et de l’index entr’ouvrant le calice de ma fleur, arrêta sa douce pression sur le petit pois érectile qui s’y cachait. La sensation d’un engourdissement progressif, mêlée à l’impression d’une action giratoire de plus en plus rapide, me contracta la gorge et raidit mes extrémités. En vain cherchai-je à discerner les éléments de l’étrange acuité qui, de mon petit bouton, élargissait peu à peu ses ondes de frissons à travers tout le corps…
Tout d’un coup, ce fut le choc sans nom, impossible à localiser, s’irradiant comme un éclair, la sensation de l’arrêt brutal de cette félicité qui avait gagné de proche en proche, le sentiment qu’elle ne peut aller plus loin sans faire mourir, les membres tendus et convulsés sous d’ineffables délices…
Vertige de bonheur ou de souffrance, je ne sais, mes cuisses se referment sur la main de Clorinde qui ralentit sa caresse… Une agitation spasmodique creuse mes reins, actionne mes fesses dans un balancement d’avant en arrière où mon ventre achève de savourer, jusqu’à la subite douleur de son excès, le plaisir qui m’étreint…
— Comme tu jouis ! me souffle-t-elle ; tiens ! tiens encore… Va, c’est le bonheur de la vie !… Jouis, jouis !…
J’exhale un cri mourant, ma tête glisse sur le sein de Clorinde ; je me détends en une dernière convulsion ; la main chérie s’immobilise. Mes yeux se sont fermés sous l’accablement de la langueur qui a suivi… Silencieusement, Clo qui me berce dans ses bras, a abaissé son visage sur moi et baise avec tendresse l’or de mes cheveux.
Je suis venue l’embrasser dans son lit ce matin. Qu’elle était belle dans le désordre de sa nuit, les épaules baignées par les flots de sa chevelure dénouée, la gorge pointant ses seins, entre les larges revers de la chemise.
Nous nous rendîmes un long baiser. Je ne sais quelles images de lascivités nocturnes surgirent pour moi de cette haleine grise du réveil, à laquelle se mêlait, sur le parfum de rose dont Clorinde vaporise sa couche, la timide senteur de son aisselle d’or pâle. Elle me serra contre sa poitrine avec la vivacité convulsive de la volupté satisfaite.
— J’ai rêvé de nous, mignonne, me dit-elle et me suis éveillée croyant t’avoir à mes côtés… Ce n’était que ma main… Demande-lui ce qu’elle a fait…
— Eh quoi ! Cloclo, à l’instant ?…
— Oui, chérie…
Je fus toute chose à cet aveu. Me détachant de ses bras, et la fixant dans les yeux, je remarquai l’humide éclat dont ils brillaient sous les paupières un peu lourdes.
— Que j’aurais voulu voir ! dis-je.
Son regard se voila d’une expression de langueur.
— Eh bien, regarde !
Elle avait déjà rejeté, sur ses pieds, le drap de dentelle. D’un geste, dont la grâce effaçait l’impudeur, elle avait remonté la chemise et sa main s’était mollement étendue sur la mousse cendrée qui triangulait le bas de son ventre. Ses jambes écartées étaient blanches, lisses, sans duvet.
Clouée sur place, j’étais en admiration. Ivres du plus violent émoi, mes yeux buvaient la sensualité de ce corps ravissant, chaste par la perfection de ses beautés juvéniles et la grâce de sa pose ; impudique, mais si délicieusement impudique, par ce je ne sais quoi qui est dans l’attitude du plaisir et par le sentiment qui s’attachait au secret de cet instant.
Ils allaient, mes yeux, des pieds mignons à la main enfouie à moitié dans le gras des cuisses, du ventre où le nombril enfonçait sa jolie tache ronde au séduisant visage tourné vers moi qui, de son regard à demi-chaviré et d’une fixité trouble, cherchait dans le mien le reflet du bonheur dont Clorinde semblait me faire offrande. Bientôt sa prunelle se révulsa, ses paupières battirent, ses bouts de sein raidis s’émurent d’une palpitation précipitée, des cris rauques s’étouffèrent dans sa gorge.
Alors l’immobilité du corps fut secouée du remous d’un grand frisson. La main qui semblait inerte s’activa en une titillation forcenée dans le joli manchon, les reins se cabrèrent, les cuisses s’ouvrirent davantage, découvrant le sombre sillon qui partageait les fesses, et arcboutées sur les jambes repliées agitèrent le ventre en un va-et-vient rapide, traversé de soubresauts qui pointaient en l’air le pubis en une supplication désespérée d’étreinte. Une suprême convulsion tordit les flancs. Un oh ! oh ! tragique comme une angoisse déchira le silence.
— Je jouis ! Alice, je jouis !… à toi… à toi !… Vois comme je décharge…
Tandis que dans une détente subite Clorinde cuvait sa jouissance, je me penchai sur son sexe, et comme m’avait fait Elsa, je bus entre ses cuisses l’émission alcaline qui perlait de ses poils. Quand ce fut fini, elle rouvrit les yeux et noua ses bras autour de mon cou.
— Oh ! lui dis-je, avec une exaltation qui tremblait dans le timbre de ma voix, répète ce mot suave où toute ton âme vient de passer.
Entre mes lèvres que j’avais glissées sous les siennes, ses dents de perle articulèrent :
— Oui, chérie, j’ai joui… délicieusement joui !… et c’est à toi que je devais ma jouissance !
— J’aurais dû la cueillir sur ton conin mignon — oh ! le gentil petit mot ! — quand elle s’exhalait de toi… Mais je n’ai pas voulu troubler le charmant mystère.
— Nous l’accomplirons ensemble…
— Ensemble ?…
— Tu verras ce jeu exquis où je t’initierai… Car, pour nous reposer des hommes et suppléer à leur absence, il est bon d’être un peu gousse.
— Gousse ? qu’est-ce donc ?
— C’est bêtiser de la langue avec une femme… Il y a maintes façons de le faire, comme pour l’homme de nous le mettre…
— Nous le mettre ?… je t’avoue aussi que je ne sais pas très exactement ce que cette expression…
— Je te donnerai occasion de t’en instruire ces jours-ci.
— Tu crois, Clorinde, que je puis ?…
— Certes, c’est de ton âge…
— Je m’en remets à toi… quoique cette chose me fasse un peu peur… N’est-ce pas une longue machine…
— Tu n’en as donc jamais vu ? même pas celle de ton frère ?
Je n’osai lui avouer que je l’avais surpris avec Monique, et que depuis j’étais assez éclairée sur ce point.
— Mais, interrompis-je, ces plaisirs entre femmes dont tu parles…
— Ce sont des fantaisies et des délassements.
— Je pensais à des attachements profonds…
— Quelle naïveté ! On bêtise par simple distraction.
— Allons donc !
— Cela ne tire pas à conséquence. C’est un péché mignon qui rapproche un instant ; on le commet quand il s’offre. Rien ne vaut l’imprévu, et le plaisir est fait de sa nouveauté. On se quitte ensuite et que de fois on ne se revoit plus !… Ce sont les meilleurs souvenirs !
— Que tu m’étonnes !… Ainsi, dès une première rencontre… ?
— Il n’en faut pas davantage avec cette sensibilité frémissante qui nous tient en quête d’émotions… Comme cette disposition nous est commune, nous ne nous faisons ni un grand mystère ni une grande conséquence de lui devoir entre nous des échanges délicats de plaisirs, souvent sans esprit de retour et qui, de toute façon, n’engagent pas… Si tu savais comme on y glisse, lorsqu’on n’en fait que la distraction d’un moment, avec le même détachement qu’on prend ensemble une tasse de thé !… Et cela, gentiment, à l’impromptu, en toilette de ville ou de soirée, nue ou à son déshabiller, au boudoir ou sous la charmille, en voiture, dans une loge, que sais-je, au bal même, partout où l’occasion se rehausse d’un peu de romanesque, de quelque danger ou d’une piquante polissonnerie.
— Au théâtre, au bal, me récriai-je. Quels risques ?
— Justement, c’en est la saveur. Je l’ai fait à la barbe de mon mari à une représentation de Faust. Sais-tu avec qui ? Avec Mme de Servannes. Mon mari s’était assoupi sur le devant de notre loge. J’avais une toilette étourdissante. Toute la soirée, Mme de Servannes m’avait lutinée. Elle y est très experte. À l’acte de la Nuit de Walpurgis, j’étais assise avec elle dans le petit salon arrière. Sans seulement prendre la précaution de baisser la tenture, se jugeant suffisamment abritée par la demi-obscurité de la salle, elle engouffra sa tête dans mes jupes. Au rythme de la Bacchanale qui se déroulait sous mes yeux, et tout en jouant de mon éventail ou de ma lorgnette de l’air le plus tranquille, je savourai les délices que me prodiguait une langue savante. Cette gousse, qui a tous les vices, me fit jouir comme jamais de ma vie. Eh bien, le scandale auquel je m’exposais, le sentiment d’être sous les regards de tous, la présence de mon mari, et surtout le spectacle libertin de cette belle femme, délicieusement parée, accroupie entre mes jambes, me furent encore une jouissance plus vive que celle dont mon éventail étouffa les soupirs… Nous allâmes plus loin dans l’audace, ce soir-là. Quand elle me vit agonisante sous sa langue qui, deux fois consécutives, m’avait fait monter à l’extase, elle se releva, s’assit à côté de moi, retroussa sa jupe, me prit à reculons sur ses cuisses et, ouvrant ma culotte, m’enfila dans le con un énorme godemiché qu’elle portait attaché à sa taille… Je hennis du délire sauvage qu’il déchaînait en moi… C’était heureusement l’instant du final et le crescendo de l’orchestre couvrit mes gémissements de la clameur de ses cuivres.
J’étais abasourdie de ce récit.
— Quelle femme, murmurai-je, et que j’aurais voulu te voir…
— Elle était dans un tel état de rut après notre scène, reprit Clorinde, et elle porte si loin la bravade de toutes les impudeurs, qu’à l’acte suivant, profitant de ce que mon mari, pour me céder sa place, venait de passer au second rang, elle eut le front de s’agenouiller brusquement à ses pieds, sans s’inquiéter si elle était suffisamment à l’abri des regards voisins. Mon mari n’eut seulement pas le temps d’un geste de défense, qu’elle lui avait tiré hors de la braguette sa queue qui ne bandait pas du tout…
— Bandait ?… questionnai-je.
— Mon Dieu, que tu es ignorante… Une queue toute molle… Mon mari qui n’était plus alors, si je puis dire, qu’un membre honoraire de la galanterie, ne pouvait désormais raidir que sous une main et une langue ayant à la fois science et patience. Mme de Servannes avait les deux. Elle s’y employa comme si elle avait fait une gageure. Posée de trois quarts, devant eux, les abritant un peu de mon large éventail de plumes, je m’amusai à suivre son manège. Du bout de sa langue, ma belle amie pointa aux endroits les plus sensibles, tout autour du gland… tu sais, et puis tout le long de la veine sur la face arrière… Tu ne peux comprendre, puisque tu n’en as pas vu.
— Mais si, continue, dis-je.
— Sa main, en même temps, chatouillait par-dessous, puis avec de légers effleurements caressait le dos de la bête qui, peu à peu, allongeait son échine et relevait sa tête basse. Jugeant le moment propice, Mme de Servannes l’engloutit tout doucement dans sa bouche qu’elle avait gentiment arrondie en cul de poule pour faire un fourreau plus étroit à la verge encore chancelante. Et je vis le beau visage que ceignait un bandeau de diamants, sans fatigue, pendant de longues minutes, monter et descendre, d’un branle très régulier, le long du sucre d’orge qu’elle dégainait par moment, tout gluant de salive, et rengainait aussitôt en creusant ses joues pour étrangler le gland au passage… Il n’est pas de vertu qui n’ait sa récompense. Mon mari eut un petit trémoussement et ses jambes se distendirent. Je compris qu’il jouissait, et la tête de la suceuse activa son mouvement… jusqu’à ce qu’une main la repoussât sans violence. Mme de Servannes, se relevant, passa un mouchoir sur ses lèvres, pendant que sa gorge achevait un mouvement de déglutition. Elle avait tout avalé. Mon mari eut juste le temps de rentrer sa machine et de se boutonner, le rideau venait de tomber…
Assise au pied du lit où Clorinde, à demi-nue, dans l’impudeur de sa chemise encore remontée sur ses hanches, me faisait sa plaisante morale, je vivais si intensément cette dernière scène que mes yeux s’en troublèrent.
— Ah ! je crois, Alice, qu’il est sage que je m’arrête, dit-elle malicieusement.
— Non, je t’en prie, conte-moi encore…
— Je n’en finirais pas… Viens plutôt, chérie, apprendre un plaisir que tu ne connais pas… Va pousser la targette… Bien… Viens sur le lit…
— Dois-je me déshabiller ?…
— Non pas. Tu auras d’autres occasions de te mettre nue. Laissons à notre badinage d’aujourd’hui le mystère de la robe… Posons-nous tête-bêche. Enjambe ma figure et couche ton visage sur mon manchon… Là, laisse-moi respirer un instant sous tes jupes l’haleine de ton corps… Ah ! l’attrait d’une croupe agenouillée sur nous dans le cadre de ses voiles secrets !… Les voici remontés sur les reins… Ton pantalon tendu à craquer sur ton fessier de pucelle dessine d’un pli rentrant la raie divine… Tu es impatiente, ta langue déjà s’agite… Oui, c’est cela, suçote d’abord la soie de mes poils… En aimes-tu ce petit fumet sauvagin qu’y a piqué mon foutre de tout à l’heure ? Que j’ouvre à présent l’échancrure polissonne… Ah ! la voici la raie, la suave petite raie, le sillon ambré, le ravin charmant entre tes fesses rondes… Délices des lèvres qui courent sur cette peau fraîche et satinée… Baisse-toi, que je languette l’odorant œillet tapi au plus obscur du vallon… Comme ta langue me répond !… Oh ! toi aussi, tu taquines mon petit trou… Petite dévergondée !… Sais-tu que tu fais bien ?… Je me grise du relent du tien… Accroupis-toi bien sur ma figure… Donne-moi, chérie, ton clitoris et prends le mien… C’est cela… Va… oh ! comme tu t’y entends, petite cochonne…
Scène charmante dont je sors à l’instant. À l’écrire, je crois la revivre et me voici près de me pâmer dans mon fauteuil sous la tendre pression dont mes cuisses croisées ont accompagné jusqu’ici le fil des images…
J’ai lâché la plume, et je m’abandonne à la force de l’évocation… Il me semble que je la tiens encore sous moi et que ses cuisses nues emprisonnent ma tête… Mes lèvres me rendent l’odeur de sa chair et ma langue l’acidité de sa rosée. Je crois sentir son souffle entre mes jambes, la succion de sa bouche et la titillation de ses doigts. Je vois son ventre onduler sous mes caresses, sa croupe s’agiter, puis un brusque soubresaut, un cri suivi d’un gémissement prolongé… Je lui fais écho. Dans un balancement furieux de mes hanches sur son visage, je sens sourdre de mes flancs le divin transport…
Ah ! mon Dieu, qu’est-ce donc ? douce béatitude, mais je ne rêve plus… Ah ! ah ! l’image devient réalité… Mais oui, la jouissance vient, qu’ai-je fait pourtant que fermer les yeux !… Ah ! elle monte !… Je m’agrippe aux bras du fauteuil… mes cuisses croisées se serrent nerveusement, malgré moi… Je veux résister… ah !… divin plaisir ! Tu m’enveloppes comme une onde qui monte !… Non, je ne veux pas, je ne veux pas !… Je veux rester sur la saveur du souvenir… Ah !… ah !… elle gagne… Non, Alice, retiens-toi… Ah !… ah !… Décroise tes jambes !… Trop tard, elle affleure, elle sourd… elle part… elle part… Oh !… c’est fait… Je jouis ! je jouis !… Image, puissance de l’image… Ah ! trop court bonheur !…