‹ Les Délices libertinesChapitre 6 sur 14 · 06

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e même jour, après le déjeuner, Clorinde m’avait proposé une promenade dans un site voisin dont elle m’avait vanté l’agrément. Comme nous marchions, nous vîmes auprès d’un épais fourré, sur le flanc d’un coteau, quelques chèvres qui paissaient.

— C’est le gosse de la Renaude qui les garde, me dit-elle. Il est même très éveillé, ce petit là. Si l’on s’amusait un peu avec lui ?…

Elle s’étonnait de ne pas l’apercevoir parmi ses bêtes comme à l’ordinaire, quand nous entendîmes quelques bêlements monter de derrière le fourré. Elle me fit signe de ne pas faire de bruit et nous nous avançâmes avec précaution à travers les buissons. Nous eûmes bientôt, tapies dans les hautes herbes, le plus singulier spectacle. Le gamin, culotte bas, posté à l’arrière d’une chèvre, qu’il encerclait d’un bras sous le ventre, tenait de l’autre main sa chose toute raide qu’il s’efforçait de faire pénétrer :

— Aïe donc ! criait-il.

L’innocente bête, fuyant le contact, pivotait sur ses pattes de devant en poussant des cris plaintifs. Le gosse ne lâchait pas sa prise et quoique entravé par son pantalon, il tournait avec elle tout en essayant de mieux ajuster sa flèche à l’étroit orifice, par-dessous la courte queue qui chassait.

— Hé ! quoi, la Matoune, tu veux donc pas aujourd’hui, qu’est-ce t’as, vieille guenuche ! monologuait le polisson tout empourpré aux joues et aux oreilles. T’en fais des manières !… Je t’enfilerai tout de même !…

Je ne sais si j’avais plus de trouble que de confusion. Clorinde me souffla :

— Pour une première leçon, avoue qu’elle est piquante !

De fait je n’en perdais rien. Le petit était pourtant parvenu à immobiliser l’animal. La culotte sur ses talons, nu à présent des pieds jusqu’à la ceinture, il fléchit sur ses jambes un peu écartées pour se poster à hauteur convenable. Puis, de sa quille qu’il avait empoignée par le milieu, il accosta le sexe de la chèvre, assura le bout à l’ouverture ovale et à petits coups de reins, poussa et engloutit la guiguite dans le fond. Alors saisissant de ses deux mains, par-dessous, la croupe osseuse de Matoune, la taille de plus en plus creusée afin que le ventre épousât bien l’arrière-train, il se mit tout doucement à un mouvement de va-et-vient de ses fesses, retirant et enfonçant tour à tour le dur bâtonnet. La tête tournée vers lui, la bête résignée, mais bêlante, semblait le considérer d’un air étrange. Au bout de deux minutes, le cul de l’enfant me parut se crisper, les joues de son derrière se creusèrent comme sous l’effet d’une contraction musculaire, il précipita son action, jeta un « Ah ! » de bonheur, s’arrêta, eut encore quelques frétillements des hanches, et enfin retira son affaire.

Au même instant Clorinde, surgissant de sa cachette, se montra devant lui. La surprise le figea sur place, pendant que la Matoune décampait allègrement. Moi aussi je m’étais avancée et moins occupée de la stupeur du petit que de ce qu’il oubliait de cacher dans son effarement, je considérais avec curiosité cette chose de chair qui, tout à l’heure si raide, s’amollissait, se rétractait et, laissant perler à son extrémité une goutte de blanc d’œuf, s’affaissait soudain entre les cuisses.

— Petit garnement, grondait Clorinde, c’est du joli… N’as-tu pas honte de ce jeu ?

La tête baissée, tout rouge de confusion, le gosse restait bouche bée.

— Si ce n’est pas malheureux, poursuivait ma cousine sur un ton sévère en me clignant de l’œil, qu’un garçon de cet âge et ainsi fait, perde son plaisir avec des bêtes !…

— Oui, Mam’zelle ! murmura enfin le petit sans encore oser lever les yeux.

— Tu n’as donc pas de petites amies pour faire ces amusettes ? Tu es cependant bien balancé. Fais-toi voir un peu… Ma foi, tu as des cuissettes bien rondes… Tourne-toi… et ce petit derrière ? Eh ! eh ! est-il rondelet et dur… Viens, que je te le claque un peu, car tu le mérites, petit vaurien…

Prenant le gamin sous son bras, et le couchant sur son genou, elle lui administra sur chaque hémisphère une demi-douzaine de tapes sonores qui mirent une tache d’écarlate sur leur blancheur.

Remis sur pied, il pensa alors à se reculotter.

— Je te le défends bien, polisson, fit Clorinde. Je veux que tu sentes ta honte devant de grandes demoiselles… Ne ferais-tu pas mieux, dis-moi, de t’amuser avec les cotillons ?… Tu n’en connais donc pas ?…

— Si, Mam’zelle, ma sœur… mais elle est pas toujours là.

— Ah ! tu joues avec ta sœur ?… Quel âge a-t-elle ?

— Deux ans de plus que moi, quatorze.

— Et que faites-vous ensemble ?

— On s’amuse, ben sûr…

— Mais à quoi ?

D’un œil fripon, rassuré un peu sur nos intentions, il répondit :

— Ben, je l’embrasse, pardi…

— Oh ! tu ne fais pas que ça ?

— J’y mets la main entre ses guiboles, et j’y reluque sa petite moule… J’y enfonce mon doigt pour voir comme ça sent…

— Petit sale… Et qu’est-ce que ça sent ?

— M. Arthur, le fils au notaire, y a dit que ça sentait la négligence…

Ce mot nous fit bien rire.

— Et elle, continua Clorinde, que te fait-elle ?

— Elle me prend mon escargot qu’elle dit.

— Qu’est-ce qu’elle en fait ?

— Elle l’allonge en le secouant, pour voir qu’elle dit s’il a pas aussi des cornes. Des fois elle se couche sur l’herbe, j’y monte sur son ventre, et je trifouille avec mon escargot ousqu’elle a des cheveux frisés. Alors elle me dit : « Donne-le à manger à ma moule… » et j’y fais rentrer et j’y laisse tant qu’il a pas bavé dedans, comme elle dit.

— Et qu’est-ce que ça lui fait ?

— Elle gigote du cul, pis elle brame : « Aïe, ça me démange, c’est bon, pousse, fais-moi un gosse… »

— Et toi ?

— Pardi, moi aussi, ça me chatouille, et que ça me fait des fourmis quand mon escargot il crache.

— Petit cochon, va ! Tu craches déjà ? On va bien voir si tu ne te vantes pas…

Puis se tournant vers moi :

— Tiens, Alice, toi qui n’en as jamais vu, regarde donc si elle est gentille… Touche-la un peu…

Je me mis à rougir affreusement.

— Allons, reprit-elle, tu ne vas pas t’intimider de ce gamin ? Il est bien aise que tu le tripotes un peu, n’est-ce pas ?

— Oh ! oui, Mam’zelle.

— Tiens, la voilà qui commence à se réveiller… Prends-la donc dans la main.

Je ne me fis pas prier, tant l’envie m’en était vive.

Je pris donc la chose entre mes doigts, j’en caressai la fine peau, je pressurai le petit sac qui pendait au-dessous, et qui se contracta aussitôt en une pelote toute plissée. Sous mon manège, la chair se distendit, l’objet se gonfla, durcit et s’allongea ; un capuchon de peau qui en recouvrait l’extrémité, se rétracta et découvrit lentement une espèce de gland d’un luisant rosé qui se mit à donner de petites secousses nerveuses.

L’émotion me serrait la gorge.

— Ce gosse, tu ne peux pas le laisser dans cet état, me dit Clorinde, qui s’était accroupie à ses pieds et lui pelotait les fesses. Assieds-toi donc sur cette pierre et tu seras à sa portée. Baise sa petite bitte ; elle est à point.

Je fis comme elle suggérait. Assise sur un bloc à fleur de sol, le visage tout contre le ventre du gamin, je saisis du bout des doigts la queue à sa racine, qu’un duvet clairsemé ombrait à peine, et mes lèvres parcoururent sans défaillance le vit mignon imprégné d’un relent incertain qui acheva de m’égarer. Dressé et rigide, il accueillit avec des frémissements les caresses de leur contact qui courait dessus et dessous sur toute la longueur, pendant que mon autre main se logeait dans la chaleur des cuisses, à l’entre-jambes, où elle rencontra la main de Clorinde qui explorait la raie des fesses.

— Ah ! le petit sacripant, disait-elle, voyez s’il est heureux et se laisse faire !… Pointe-lui donc le bout avec ta langue… Observe quelle finesse !… Il faut que tu apprennes, pour ne pas être trop novice avec Servannes…

La tête me tournait. J’avais aboli toute pudeur. Je ne résistai pas. Campé sur ses jambes écartées, le ventre en avant, le petit, devançant mon geste, empoigna sa guiguite par en bas et l’inclina sur ma bouche. Ma langue pointée se posa sur le gland turgescent et quasi cramoisi qu’elle picora à coups brefs, savourant, en effet, l’extrême velouté de la muqueuse tendue à craquer.

— Et ce joli petit trou ! s’écria à ce moment ma cousine. Venez ici, mauvais garnement, que je vous le débusque et que je voie du doigt s’il est encore vierge… Ah ! qu’il se contracte autour de mon doigt… Mais je l’aurai… Doucement, tiens, comme ça… Tu résistes… Alors, je le mouille d’un peu de salive afin qu’il glisse mieux… Là, tu vois…

Le gosse réprima un réflexe.

— Ça y est ; ton petit cul ne pourra plus dire qu’on ne l’a pas pénétré… Sens-tu, petit vaurien, que mon doigt y plonge jusqu’au fond ?…

— Oh ! oui, oh ! oui, souffla le gosse qui agitait délicieusement ses flancs.

— Eh ! bien, va, ajouta Clorinde en se penchant sur moi ; prends-la toute à présent dans ta bouche sa quéquette, et suce-la lui, comme tu ferais d’un sucre d’orge. Mange-la jusqu’à ce qu’il en crie, pour le châtier de s’être accouplé avec sa chèvre.

— Oh ! oui, oh ! oui, soupirait toujours l’autre qui, se cambrant instinctivement, m’emboucha sa petite flûte à l’instant même où j’ouvrais les lèvres toutes grandes. Ma tête plongeant sur elle la fit pénétrer jusqu’à ma gorge ; entre la langue et le palais j’en pressai le bout épanoui, puis d’un mouvement dont la nature m’enseignait la manière, je conduisis rapidement l’enfant au bonheur qu’il exhala en quelques exclamations. Je sentis alors sur ma langue couler trois ou quatre gouttes chaudes d’un goût insipide qui firent comme un filament glaireux quand la queue subitement ramollie se retira de ma bouche.

— Non, non ! intervint Clorinde, comme c’est une punition, il faut aller jusqu’à ce qu’il demande grâce.

Je trouvais trop de plaisir à ce jeu pour ne point me prêter à sa répétition.

Enfournant de nouveau la guiguite dans l’étui de mes lèvres, je me remis, dans la folle excitation du stupre où me poussait ma cousine, à l’actionner fougueusement. Elle reprit forme en quelques secondes. Et bientôt un autre spasme agita le garçonnet en une contorsion de tout son corps qui lui arracha un râle presque farouche, pendant que ses mains crispées dans mes cheveux me repoussaient d’un « Assez ! assez ! Mam’zelle », chargé de douleur.

Une émission un peu plus abondante que la première piqua ma langue de sa saveur de fleur de châtaignier. Était-ce la griserie de cette semence ? Était-ce l’excitation de ce corps d’enfant qui se tordait d’une volupté voisine de la souffrance ? Je n’en pompai que plus furieusement sa verge, aspirant avec gourmandise les minces flocons qu’elle éjaculait, sans prendre garde aux cris dont le petit me suppliait.

— Assez ! assez ! Mam’zelle ! répétait-il au milieu des rires de Clorinde.

— Eh ! quoi, morveux, tu te plains de ce que c’est trop bon ! ricanait celle-ci. Va donc, Alice, suce, suce encore, qu’il en ait son saoûl !

Fouettée par l’obscénité de mon amusement, dont je voulais voir jusqu’à quel excès il pouvait aller, trompée d’ailleurs par une érection qui ne faiblissait pas, je continuai, cramponnée aux fesses du gamin, à manœuvrer son membre avec une frénésie que décuplait le plaisir dont je me sentais approcher moi-même. Dans la résistance que m’opposait sa fatigue, je m’acharnai à lui tirer une fois encore sa substance.

— Oh ! Mam’zelle ! Mam’zelle ! clamait-il désespérément, assez !… oh !… ah !… c’est trop… je… oh !… oh !…

— Va donc, Alice ! me disait ma cousine qui, de son côté, le travaillait de son doigt dans le derrière. Va, pompe, ma fille, pompe-le bien… C’est ta première leçon… Il faut t’y appliquer… Allons, garnement, décharge encore un coup, où je raconte tout à ta mère…

— Oui, oui, Mam’zelle ! soupira le gosse d’une voix éteinte… Oh ! oh !… oui, ça… ça… vient… Ah !…

Il jeta une plainte sourde et chancela. Un jet brûlant et plus épais me frappa le fond de la gorge.

— Jouis, petit vaurien ! lui criait Clorinde, jouis… Est-ce bon, dis ?… Te l’ai-je assez mis loin dans le cul ?… Quel dommage que je n’aie pas mon godemiché !…

Tordu, crispé, anéanti, le gosse s’affala sur mes épaules. Son cœur battait à se rompre.

Alors je le libérai de ma succion passionnée. Mais au même instant la jouissance m’abîma dans ses délices. Je me laissai choir sur le dos, entraînant avec moi l’enfant à qui j’ouvris mes cuisses. Le contact de ma chair le ranima. Instinctivement, son ventre mima le mouvement de pénétration.

— Veux-tu entrer ? lui dis-je en abouchant son petit vit à mon bijou, et lui baisant farouchement les lèvres… Tu n’as qu’à pousser… je te l’ai mis en place… Pousse donc, petit !…

Hélas ! ce n’était plus qu’une chiffe qu’il avait entre les jambes.

Clorinde, très amusée, s’était approchée de nous.

— Fais voir ça ? dit-elle. Ma chère, ce n’est pas même en état de faire la fricarelle ! Renvoyons-le à ses chèvres !

S’emparant alors de lui, elle le claqua de nouveau une dizaine de fois sur le cul, posa ensuite quelques gros baisers sur ses joues toutes rosies de ses claques vigoureuses, mordit même dans la chair tendre, et l’ayant fait se reculotter, le congédia.

— Et que je ne t’y repince plus, petit polisson, lui dit-elle, sinon tu auras encore plus fort sur ton cul…

Le serrant contre elle avec nervosité, elle baisa goulûment sa bouche vermeille. Il eut un sourire plein de reconnaissance pour nous, et nous le vîmes disparaître avec son petit troupeau.

Une fois seules, Clorinde dont les yeux étaient chargés d’ardeur, m’enlaça dans ses bras.

— Viens, me dit-elle d’une voix qui tremblait.

Elle me conduisit à quelques pas de là, en un coin plus obscur du fourré où, sans mot dire, elle m’allongea sur un lit d’herbe épaisse. Relevant par devant sa robe et le jupon qu’elle avait par-dessous sans rien de plus que sa chemise, elle s’agenouilla entre mes jambes, souleva mes jupes et se coucha sur moi. Accolant étroitement son sexe dans l’angle de mes cuisses, après avoir, de son doigt, fait saillir son bouton pour le poser tout contre le mien, elle se livra sur mon corps passif à un remuement lascif de son ventre où les lèvres conjuguées de nos deux fleurs mystiques communièrent dans un baiser délicieux. Je sentis bien vite dans la crispation de ses bras, dans la passion dont elle mordait ma bouche, dans son souffle précipité, que le spasme souverain s’emparait d’elle.

Elle me devança dans le bonheur et je ne sais quelle joie secrète j’éprouvai, dans mon affection pour elle, à lui avoir fait le sacrifice du mien et permis de goûter sans partage une jouissance où ma chair complaisante n’avait été que l’instrument de son plaisir égoïste.

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