MUSE
Toujours tu gardes ta douceur ;
Las de tout, tu me plais encore,
Et toi seule, ô paisible sœur,
Un instant calme la douleur
Aux plis de ton manteau sonore.
Tu ne viens plus me voir souvent ;
Je t’aime encor, tu m’abandonnes,
Selon l’usage des vivants ;
Et je résiste seul aux vents,
Au désespoir et à l’automne.