MONTE, MONTE, BRUIT DU TONNERRE…
Monte, monte, bruit du tonnerre,
Vite l’orage, il fait trop chaud ;
Que les cieux étouffés desserrent
Leur sombre, leur ardent manteau ;
Que les lourds arbres immobiles
Sortent de leur pesant sommeil ;
Et que sur l’anxieuse ville,
Comme un tourbillon de soleils
Entre la pluie et les poussières,
Les mille éclairs libérateurs
Fassent trembler sous leurs lumières
Toutes les brûlantes paupières
Qui se baissaient dans la tiédeur.