‹ Les DésirsChapitre 79 sur 101 · JE TE FUIS, VOLUPTÉ…

JE TE FUIS, VOLUPTÉ…

Je te fuis, volupté, je te fuis, mais je t’aime.
Je ne suis pas de ceux qui sentiront ce soir
Une fuyante chair se glisser contre eux-mêmes,
Et verront, au travers de quelques beaux cils noirs,
La flamme du désir briller dans la nuit douce.
Mais te fuir, insensé, quel scrupule me pousse
À fuir un corps facile et sa tendre beauté ?
Mon désir s’est-il tu ? Mon corps est-il de pierre ?
Ah ! viens encor ce soir sur mes sombres paupières
Appuyer doucement tes lèvres, volupté !

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