SI POUR TROUVER LA JOIE…
Si pour trouver la joie on quitte le plaisir,
Seigneur, j’aime encor mieux le poids de la jeunesse ;
Qu’elle demeure, avec les farouches désirs,
Que de ses mains encor s’envolent les caresses
Que ses brûlants soupirs sur mes cheveux dorés
Se répandent toujours durant les nuits d’automne,
Que, dans l’ombre du soir mollement éclairé,
À l’ardeur de nos jeux mon corps toujours frissonne ;
Que chaque nuit son flanc si tiède sous les doigts
Comme une mer se gonfle et s’écrase sur moi.