MON DÉSIR, C’EST FINI…
Mon désir, c’est fini, que reste-t-il de toi ?
Je tremble, le front chaud et la bouche fiévreuse ;
La sombre volupté, glissant entre nos doigts,
Regagne d’un vol sa terre mystérieuse.
Et toi, pâle dans l’ombre et prête à sommeiller,
J’ignore les appels qui peuplent ton silence ;
Tes larges yeux ouverts luisent sur l’oreiller ;
Ton corps semble rêver d’impossibles défenses ;
Rêvons ; tu m’as livré ta plus secrète chair,
Et j’ai posé sur toi ma dure convoitise ;
Le temps de notre accord n’a duré qu’un éclair,
Et te voici perdue, à peine t’ai-je prise.