‹ Les Œuvres de François RabelaisChapitre 254 sur 409 · LeCinquiemeLivre · 31

LeCinquiemeLivre · 31

al traictez & mal repeus au païs de Satin, nauigaſmes par trois iours, au quatrieſme, en bon heur, approchaſmes de Lanternois. Approchans voyons ſur mer certains petits feuz volans : de ma part, ie penſois que fuſſent, non lanternes, mais poſſons, qui de la langue flamboyans hors la mer fiſſent feu : ou bien Lampyrides, vous les appellez cicindeles, là reluiſans, comme au ſoir font en ma patrie, l’orge venant à maturité. Mais le Pilot nous aduertit, que c’eſtoient lanternes des guets : leſquelles au tour de la banlieue deſcouuroient le païs, & faiſoient eſcorte à quelques lanternes eſtrangeres, qui, comme bons Cordeliers & Iacobins, alloient là comparoiſtre, au chapitre Prouincial : Doutans toutesfois que fuſt quelque prognoſtic de tempeſte nous aſſſeura, qu’ainſi eſtoit.