Lettres · 20
ons. Ie vous eſcriuy du vingt huict. iour du mois de Ianuier dernier paſſé bien amplement, de tout ce que ie ſcauois de nouueau, par vn Gentilhomme ſeruiteur de Monſieur de Montreul nommé Tremeliere, lequel retournoit de Naples où auoit achapté quelques courſiers du Royaume pour ſondict maiſtre & s’en retournoit à Lyon vers luy en diligence. Ledict iour ie receus le pacquet qu’il vous a pleu m’enuoyer de Legugé datté du X. dudict mois. En quoy pouuez congnoiſtre l’ordre que i’ay donné à Lyon touchant le bail de vos lettres, comment elles me ſont icy rendues ſeurement & ſoudain. Voſdictes lettres & pacquet furent baillées à l’Eſcu de Baſle au xxi. dudict mois, le xxviij. me ont eſté icy rendues. Et pour entretenir à Lyon (car c’eſt le poinct & lieu principal) la diligence que faict le libraire dudict Eſcu de Baſle en ceſt affaire ie vous reitere ce que ie vous eſcriuois par mon ſuſdict pacquet ſi d’aduenture ſuruenoient cas d’importance par cy apres, c’eſt que ie ſuis d’aduis que à la premiere fois que m’eſcrirez vous luy eſcriuiez quelque mot de lettre & dedans icelles mettez quelque Eſcu ſol, ou quelque aultre piece de vieil or comme Royau Angelot ou Salut, &c., en conſideration de la peyne & diligence qu’il y prend. Ce peu de choſe luy accroiſtra l’affection de mieux en mieux vous ſeruir. Pour reſpondre à vos lettres de poinct en poinct i’ay faict diligentement chercher ez Regiſtres du Palais depuis le temps que me mandiez ſcauoir eſt, l’an mil cinq cents vingt neuf, trente & trente & vn, pour entendre ſy on trouueroit l’acte de la reſignation que fiſt feu Dom Philippes à ſon nepueu & ay baillé aux Clercs du Regiſtre deux Eſcuz ſol, qui eſt bien peu attendu le grand & faſcheux labeur qu’ils y ont mis. En ſomme ils n’en ont rien trouué & n’ay onques ſceu entendre nouuelles de ſes Procurations. Par quoy me doubte qu’il y a de la fourbe en ſon cas ou les memoires que m’eſcriuiez n’eſtoient ſuffiſans à les trouuer. Et fauldra pour plus en eſtre acertainé que me mandez cuius dioceſis eſtoit ledict feu Domp Philippes & ſi rien auez entendu pour plus eſclaircir le cas & la matiere. Comme ſi c’eſtoit pure & ſimpliciter ou cauſa permutationis &c.
Mons. Touchant l’article ouquel vous eſcriuois la reſponſe de Monſ. le Cardinal du Bellay laquelle il me fiſt lors que ie luy preſentay vos lettres, il n’eſt beſoing que vous en faſchez. Monſieur de Maſcon vous en a eſcript ce qui en eſt. Et ne ſommes pas preſts d’auoir Legat en France. Bien vray eſt il que le Roy a preſenté audict Pape le Cardinal de Lorraine, mais ie croy que le Cardinal du Bellay taſchera par tous moyens de l’auoir pour ſoy. Le prouerbe eſt vieux qui dict nemo ſibi ſecundus, & veoy certaines menees qu’on y faict, par lequelles ledict Cardinal du Bellay pour ſoy employera le Pape & le fera trouuer bon au Roy. Pourtant ne vous faſchez ſi ſa reſponſe a eſté quelque peu ambigue, en voſtre endroict.
Mons. Touchant les granes que vous ay enuoyées ie vous puis bien aſſeurer que ce ſont des meilleures de Naples & deſquelles le Sainct Pere faict ſemer en ſon iardin ſecret de Belueder. D’aultres ſortes de ſallades ne ont ils par deca, fors de Naſecord & d’Arouſſe, Mais celles de Legugé me ſemblent bien auſſi bonnes & quelque peu plus doulces & amiables à l’eſtomach, meſmement de voſtre perſonne : car celles de Naples me ſemblent trop ardentes & trop dures. Au regard de la ſaiſon & ſemailles, il faudra aduertir vos iardiniers qu’ils ne les ſement du tout ſi toſt comme on faict de par deca, car le climat n’y eſt pas tant aduancé en chaleur comme icy. Ils ne pourront faillir de ſemer vos ſalades deux fois l’an ſcauoir eſt en Careſme & en Nouembre & les Cardes ils pourront ſemer en Aouſt & Septembre : les melons citrulles & aultres en Mars & les armer certains iours de iong & fumier leger & non du tout pourry, quand ils ſe douteroient de gelée. On vend bien icy encores d’aultres granes, comme d’Oeillets d’Alexandrie, de violes matronales, d’vne herbe dont ils tiennent en eſté leurs chambres fraiſches, qu’ils appellent Beluedere, & aultres de medecine, mais ce ſeroit plus pour Madame d’Eſtiſſac. S’il vous plaiſt de tous ie vous enuoyeray & n’y feray faulte. Mais ie ſuis contrainct de recourir encores à vos aulmoſnes, car les trente Eſcus qu’il vous pleuſt me faire icy liurer ſont quaſi venus à leur fin, & ſi n’en ay rien deſpendu en meſchanceté ny pour ma bouche, car ie bois & mengeue ordinairement chez Monſ. le Cardinal du Bellay, ou Monſ. de Maſcon. Mais en ces petites barbouilleryes de depeſches & louage de meubles de chambre & entretenement d’habillemens s’en va beaucoup d’argent, encores que ie m’y gouuerne tant chichement qu’il m’eſt poſſible. Sy voſtre plaiſir eſt me enuoyer quelque lettre de change i’eſpere n’en vſer que à voſtre ſeruice, & n’en eſtre ingrat. Au reſte ie veoy en cette ville mille petites mirelificques à bon marché qu’on apporte de Cipre, de Candie, & Conſtantinople. Sy bon vous ſemble ie vous en enuoyeray ce que mieux ie verray duiſible, tant à vous que à madicte Dame d’Eſtiſſac. Le port d’icy à Lyon n’en couſtera rien. I’ay Dieu mercy expedié tout mon affaire & ne m’a courte que l’expedition des Bulles. Le Sainct Pere m’a donné de ſon propre gré la compoſition & croy que trouuerez le moyen aſſez bon. Et n’ay rien par icelles impetré qui ne ſoit ciuile & iuridicque. Mais il y a fallu bien vſer de bon conſeil, pour la formalité. Et vous oſe bien dire que ie n’y ay quaſi en rien employé Monſ. le Cardinal du Bellay, ny Mons. l’Ambaſſadeur, combien que de leur grace s’y fuſſent offerts à y employer non ſeulement leurs paroles & faueur mais entierement le nom du Roy.
Mons. Ie n’ay encores baillé vos premieres lettres à Monſ. de Xainctes, car il n’eſt encores retourné de Naples où il eſtoit allé comme vous ay eſcript. Il doibt eſtre icy dedans trois iours. Lors ie luy bailleray vos lettres premieres & quelques iours apres bailleray vos ſecondes & ſolliciteray pour la reſponſe. I’entends que ny luy ny les Cardinaux Saluiati & Rodolphe, ny Philippes Stroſſy auecques ſes Eſcus n’ont rien faict enuers l’Empereur de leur entrepriſe combien qu’ils luy ayent voulu liurer ou nom de tous les foreſtiers & bannis de Florence vn million d’or du contant, paracheuer la Rocca commencée en Florence & l’entretenir à perpetuité auecques garniſons competentes ou nom dudict Empereur, & par chacun an luy payer cent mille ducats pourueu & en condition, qu’il les remiſt en leurs biens terres & liberté premiere. Au contraire le Duc de Florence a eſté de luy receu tres honnorablement & à ſa prime venue l’Empereur ſortiſt au deuant de luy & poſt manus oſcula le fiſt conduire au chaſteau Capouan en ladicte ville ouquel eſt logée ſa baſtarde & fiancée audict Duc de Florence, par le Prince de Salerne viceroy de Naples marquis de Vaſt Duc d’Albe & aultres principaulx de ſa Cour : & là parlementa tant qu’il vouluſt auec elle la baiſa & ſouppa auecques elle. Depuis les ſuſdicts Cardinaulx Eueſque de Xainctes & Stroſſy n’ont ceſſé de ſolliciter. L’Empereur les a remis pour reſolution finale à ſa venue en cette ville. En la Rocqua qui eſt vne place forte à merueilles que ledict Duc de Florence a baſty en Florence au deuant du portail il a faict peindre vn Aigle qui a les aiſles auſſi grandes que les moulins à vent de Mirebalais comme proteſtant & donnant entendre qu’il ne tient que de l’Empereur. Et a tant finement procedé en ſa tyrannie que les Florentins ont atteſté nomine communitatis par deuant l’Empereur qu’ils ne veulent aultre Seigneur que luy. Vray eſt qu’il a bien chaſtié les foreſtiers & bannis. Paſquil a faict depuis n’agueres vn chantonnet ouquel il diſt à Strozzi pugna pro patria. A Alexandre Duc de Florence datum ſerua. A l’Empereur quæ nocitura tenes quamuis ſint chara relinque. Au Roy quod potes id tenta. Aux deux Cardinaux Saluiati & Rodolphe hos breuitas ſenſus fecit coniungere binos.
Mons. Au regard du Duc de Ferrare ie vous ay eſcript comment il eſtoit retourné de Naples, & retiré à Ferrare. Madame Renée eſt accouchée d’vne fille, elle auoit ia vne aultre belle fille aagée de ſix à ſept ans, & vn petit fils aagé de trois ans. Il n’a peu accorder auecques le Pape par ce qu’il luy demandoit exceſſiue ſomme d’argent pour l’inueſtiture de ſes terres, nonobſtant qu’il auoit rabattu cinquante mille eſcus, pour l’amour de ladicte Dame, & ce par la pourſuitte de Meſſieurs les Cardinaulx du Bellay & de Maſcon pour touſiours accroiſtre l’affection coniugale dudict Duc de Ferrare enuers elle. Et ce eſtoit la cauſe pour quoy Lion Iamet eſtoit venu en cette ville, & ne reſtoit plus que cent cinquante mil eſcus. Mais ils ne peurent accorder par ce que le Pape vouloit qu’il recogneuſt entierement tenir & poſſeder toutes les terres en feode ou ſiege Apoſtolique. Ce que l’aultre ne voulut & n’en vouloit recognoiſtre ſinon celles que ſon feu pere auoit recogneu & ce que l’Empereur en auoit adiugé à Boulogne par arreſt, du temps du feu Pape Clement. Auſſi departie re infecta & s’en alla vers l’Empereur lequel luy promiſt que à ſa venue il feroit bien conſentir le Pape venir au poinct contenu en ſondict arreſt & qu’il ſe retiraſt en ſa maiſon luy laiſſant ambaſſade pour ſolliciter l’affaire quand il ſeroit de par deca & qu’il ne payaſt la ſomme ia conuenue ſans ce qu’il fuſt de luy entierement aduerty. La fineſſe eſt en ce que l’Empereur a faulte d’argent & en cherche de tous coſtez, & taille tout le monde qu’il peult & en emprunte de tous endroits. Luy eſtant icy arriué en demandera au Pape, c’eſt choſe bien euidente, car il luy remonſtrera, qu’il a faict toutes ces guerres contre le Turc, & Barberouſſe pour mettre en ſeureté l’Italie & le Pape, & que force eſt qu’il y contribue. Ledict Pape reſpondra qu’il n’a point d’argent & luy fera preuue manifeſte de ſa pauureté. Lors l’Empereur ſans qu’il debourſe rien luy demandera celuy du Duc de Ferrare lequel ne tient que à vn Fiat. Et voila comment les choſes ſe iouent par myſteres. Toutesfois ce n’eſt choſe aſſeurée.
Mons. Vous demandez ſi le ſ. Pierre Loys Farneze eſt legitime fils ou baſtard du Pape Paul troiſ. Sachez que le Pape iamais ne fuſt marié c’eſt à dire que le ſuſdict eſt veritablement baſtard. Et auoit le Pape vne ſoeur belle à merueilles. On monſtre encores de preſent ou Palais en ce corps de maiſon ouquel ſont les Sommiſtes, lequel fiſt faire le Pape Alexandre, vne ymage de noſtre Dame, laquelle on dict auoir eſté faicte à ſon portraict & ſemblance. Elle fut mariée à vn gentilhomme couſin du Seigneur Rance lequel eſtant en la guerre pour l’expedition de Naples ledict Pape Alexandre la voyoit : ledict ſieur Rance, du cas acertainé en aduertiſt ſon dict couſin, luy remonſtrant qu’il nedeuoit permettre telle iniure eſtre faicte en leur famille par un Eſpagnol Pape, & ou cas qu’il l’enduraſt que luy meſme ne l’endureroit point. Somme toute il la tua. Duquel forfaict le Pape Paul troiſ. fiſt ſes doleances audict Pape Alexandre VI. Lequel pour appaiſer ſon grief & deuil le fiſt Cardinal eſtant encores bien ieune, & luy fiſt quelques aultres biens. Ouquel temps entretint le Pape une Dame Romaine de la caſe Ruffine de laquelle il euſt une fille qui fuſt mariée au ſ. Bauge conte de S. Fiore qui eſt mort en cette ville depuis que i’y ſuis : de laquelle il a eu l’un des deux petits Cardinaux, qu’on appelle le Cardinal de Saincte Flour. Item euſt un fils qui eſt ledict Pierre Louis que demandiez qui a eſpouſé la fille du Comte de Seruelle dont il a tout plein foyer d’enfans & entre aultres le petit Cardinalicule Farneſe qui a eſté faict vice chancellier par la mort du feu Cardinal de Medicis. Par les propos ſuſdict pouuez entendre la cauſe pour quoy le Pape n’aimoit gueres le Seigneur Rance & vice verſa ledict Rance ne ſe fioit en luy : pour quoy auſſi eſt groſſe querelle entre le ſ. Iean Paule de Cere fils dudict ſ. Rance & le ſuſdict Pierre Loys : car il veult vanger la mort de ſon ante. Mais quant à la part dudict ſ. Rance, il en eſt quitte : car il mourut le xie iour de ce mois eſtant allé à la chaſſe en laquelle il s’eſbatoit volontiers tout vieillard qu’il eſtoit. L’occaſion fuſt, qu’il auoit recouuert quelques cheuaulx Turcs des foires de Racana, deſquels en mena un à la chaſſe qui auoit la bouche tendre de force qu’il ſe renuerſa ſur luy & de l’arſon de la ſelle l’eſtouſſa, en maniere que depuis le cas ne veſquiſt point plus de demye heure. Ce a eſté vne grande perte pour les François & y a le Roy perdu vn bon ſeruiteur pour l’Italye. Bien dict on que ledict ſ. Iean Paule ſon fils ne le ſera pas moins à l’aduenir : mais de long temps n’aura telles experiences en faicts d’armes ny telle reputation, entre les Capitaines & ſoldats, comme auoit le feu bon homme. Ie vouldrois de bon cœur que Monſ. d’Eſtiſſac de ſes deſpouilles eut la Comté de Pontoiſe car on dict qu’elle eſt de beau reuenu. Pour aſſiſter es exeques & pour conſoler la marquiſe ſa femme. Monſ. le Cardinal a enuoyé iuſques à Ceres qui eſt diſtant de cette ville par xx milles, Monſ. de Rambouillet & l’Abbé de S. Nicaiſe qui eſtoit proche parent du deffunct. Ie croy que l’ayez veu en Court, c’eſt vn petit homme tout eſueillé qu’on appelloit l’Archidiacre des Vrſins, & quelques aultres de ſes Protenotaires. Auſſi a faict Monſ. de Maſcon.
Mons. Ie me remets à l’aultre fois que vous eſcriray pour vous aduertir des nouuelles de l’Empereur plus au long : car ſon entrepriſe n’eſt encores bien deſcouuerte. Il eſt encores à Naples, on l’attend icy pour la fin de ce mois & faict on gros appreſts pour ſa venue, & force arcs triumphaux. Les quatre mareſchaux de ſes logis ſont ia pieca en cette ville : deux Eſpagnols vn Bourguignon & vn Flamand. C’eſt pitié de veoir les ruines des Eſgliſes Palais & maiſons que le Pape a faict demolir & abattre pour luy dreſſer & applaner le Chemin. Et pour les frais du reſte a taxé & leué argent ſur le College de Meſſieurs les Cardinaulx, les Officiers Courtiſans, les artiſans de la ville iuſques aux aquarols. Ia toute cette ville eſt pleine de gens eſtrangers. Le cinq. de ce moys arriua icy par le commandement de l’Empereur le Cardinal de Trente Tridentinus, en Alemagne, en gros train & plus ſumptueux que n’eſt celuy du Pape. En ſa compagnie eſtoient plus de cent Alemans veſtus d’vne parure ſcauoir eſt de robbes rouges auec vne bande iaulne, & auoient en la manche droicte en broderie figuré vne iarbe de bled liée alentour de laquelle eſtoit eſcrit vnitas. I’entends qu’il cherche fort la Paix & appoinctemens par toute la Chreſtienté, & le Concile en tous cas. I’eſtois preſent quand il diſt à Monſ. le Cardinal du Bellay. Le Sainct Pere les Cardinaulx Eueſques & Prelats de l’Egliſe recullent au Concile & n’en veulent oyr parler quoy qu’ils en ſoient ſemonds du bras ſeculier mais ie voy le temps prez & prochain que les Prelats d’Egliſe ſeront contraincts le demander & les ſeculiers n’y voudront entendre. Ce ſera quand ils auront tollu de l’Egliſe tout le bien & patrimoine lequel ils auoient donné du temps que par frequens Conciles les Eccleſiaſtiques entretenoient paix & vnion entre les Seculiers. André Doria arriua en cette ville le troiſ. de cedict mois aſſez mal en poinct. Il ne luy fut faict honneurs quiconques à ſon arriuée ſinon que le ſ. Pierre Loys le conduit iuſques au palais du Cardinal Camerlin qui eſt Geneuois de la famille & maiſon de Spinola. Au landemain il ſalua le Pape, & partiſt le iour ſuiuant & s’en alloit à Genes de par l’Empereur pour ſentir du vent qui court en France touchant la guerre. On a eu icy certain aduertiſſement de la mort de la vieille Royne d’Angleterre & diſt on dauantage que ſa fille eſt fort malade. Quoy que ce ſoit la Bulle qu’on forgeoit contre le Roy d’Angleterre pour l’excommunier interdire & proſcrire ſon Royaume comme ie vous eſcriuois n’a eſté paſſée par le conſiſtoire à cauſe des articles de commeatibus externorum & commercijs mutuis. Auſquels ſe ſont oppoſez Monſ. le Cardinal du Bellay & Monſ. de Maſcon pour les intereſts du Roy qu’il y pretendoit. On l’a remiſe à la venue de l’Empereur.
Mons. Treſhumblement à voſtre bonne grace me recommande, priant noſtre Seigneur vous donner en ſanté bonne vie & longue. A Rome. Ce XV. de Feburier 1536.
Voſtre tres humble ſeruiteur,
Franc. Rabelais.