‹ L’HermaphroditeChapitre 3 sur 33 · tome 1 · 03

tome 1 · 03

Dans les bras d’Antioche, Marthe courut se jeter, et son corps à demi-enfantin se fondit devant la robustesse du moine. Heureusement que s’il était très vigoureux, sa queue, plutôt mince et pointue, n’offrait pas d’exagération dans ses proportions.

Elle la saisit avec passion dans sa main et murmura :

— Oh, ça ne se compare pas à ce que j’ai, et cependant, vois, ma machinette durcit.

Elle possédait l’apparence du membre viril d’une longueur d’un pouce, et Antioche l’examina avec curiosité.

— Tu ne dissimuleras pas ta jouissance, toi, ma chérie ? dit-il.

— Je suis garçon et fille, Antioche, rends-moi vite femme.

Il la poussa vers le tapis, se plaça entre ses cuisses, commença à l’attaquer, riant du chatouillement que lui causait le signe hermaphrodite.

— Quel plaisir, s’écria-t-il, de manœuvrer un garçon et une fille dans la même personne ! Écarte bien les cuisses que je ne te fasse pas mal.

— N’aie pas peur, j’en ai si envie que je nage dans la joie.

Néanmoins l’hermaphrodisme le contrariait dans ses mouvements, il la fit étendre sur le côté pour la prendre à la paresseuse.

Lui pelotant les fesses, la poitrine, il lui lécha les épaules, le cou, et elle tressaillit, donnant des coups de cul à son ventre, disant :

— Oui, oui, Antioche, embrasse-moi, lèche-moi, ça me fait froid dans tout le dos de plaisir, oui, pousse, je sens ta chose qui enfonce dans mes cuisses, ne la retiens pas.

Juché par-dessus elle, il dardait droit au but la queue, et il commença à mordre sur les chairs, à déchirer la fragile porte.

Elle se pelotonna tout à fait comme elle le rêvait, s’offrant dans toute sa féminité, et jouissant déjà.

Bottelionne n’avait pu résister ; la porte ouverte, elle assistait à ce dépucelage, jupes troussées, l’index sur son clitoris.

Antioche l’aperçut et lui dit :

— Apporte-lui ton cul à lécher, afin qu’elle ne se démène pas comme une anguille, elle me désarçonne.

— Tu veux que je lui fourre mon cul sous la langue ?

— Va donc ! Tes grosses fesses sont du stimulant.

Bottelionne s’étendit sur le tapis, ramena ses jupes vers le dos, Antioche dirigea le visage de Marthe sur les belles rotondités, qu’elle happa sur le champ.

Les caresses se multiplièrent et la joute reprit, cette fois la queue s’enfournant dans le con qui bâillait sous les secousses.

Les trois voluptueux se trémoussèrent, chacun emporté par son goût différent, Antioche acharné sur le corps gracile de la fillette, sachant le comprendre dans l’assaut dont il poursuivait son pucelage, se posant de son mieux, d’instinct, pour favoriser la prise de son con, Bottelionne arrondissant le cul que Marthe lui pétrissait de ses mains, pour le fêter ensuite d’ardentes lippées.

On soupirait, on râlait même, et si on ne parlait plus, des mots entrecoupés avivaient les désirs.

— Je te dépucelle, te dépucelle, dit enfin Antioche possédant entièrement l’hermaphrodite et pelotant par-dessus elle le cul de Bottelionne.

— Oh oui, répliqua presque sans souffle Marthe, il me semble que tu es tout dans mon corps et que ta machine…

— Ma pine, cochonnette.

— Ça s’appelle pine ?

— Une pine, une queue, ce que tu voudras.

— Il me semble que ta pine gonfle ma machinette et qu’elle se soulève.

— Voyons, voyons ça ! C’est ma foi vrai, ma salopiette, tu es plus qu’une fille, tu es un demi-garçon, tu bandouilles, fais-en goûter le nectar au cul de Bottelionne.

— Je l’ai fait goûter à Josépha et à d’autres.

— Tu le leur a mis dans le trou ?

— Dans le trou.

— Coquinette, marche sus au cul de Bottelionne.

Ils parlaient par saccades, tout en manœuvrant, et la jouissance d’Antioche survint, qui plaqua Marthe la tête en plein sur le cul de Bottelionne ; celle-ci en plein pays des extases, sous le pelotage, les feuilles de roses, et aussi le branlage de son bouton, dont ne cessaient de la régaler les deux amants.

Cette ondée masculine, qui jaillit dans son ventre, secoua la fillette d’un long tressaillement ; elle mordit d’un coup de dent les fesses de Bottelionne, laquelle poussa un cri, puis elle se redressa en disant :

— Gueusarde, tu me mords dans ton plaisir, je vas te le compléter par une volée.

— Pas de ça, commanda Antioche, la queue encore dans le con de Marthe, et attrapant la soubrette par la jambe, de façon assez rude pour la faire ployer.

Elle s’était déjà ressaisie et répondit en riant :

— Ne vous effrayez pas, frère Antioche, je sais bien qu’elle est sacrée, qu’à cette heure elle est la vraie reine du couvent, et qu’il y a tout à gagner à la traiter gentiment. Santa Maria, qu’elle est jolie avec votre queue dans le trou !

— Hélas, séraphins du ciel, c’est fini et je recommencerais bien, murmura Antioche, retirant son outil du délicat réduit féminin qu’il venait de créer.

— Vous êtes homme à récidiver, mais pour l’instant il s’agit de se rajuster vivement et de voiler votre bel ouvrage de dépucelage, afin que sœur Josépha ne s’aperçoive de rien. Levez-vous, ma petite et suivez-moi que je vous lave.

— Je suis si bien, couchée là dans ses bras ; attends quelques secondes. Bottelionne, et tu goûteras de ma petite pine.

Je me souviens de ce qu’on m’apprend, frère Antioche.

— Ma mounette, je demande à demeurer ton préféré dans le divin service d’amour.

— Tu le seras, mon bien-aimé amant.

Elle lui passa les bras autour du cou, et Bottelionne s’attendrissait à la vue de leurs baisers, lorsque la porte s’ouvrit et qu’apparut l’abbesse Josépha.

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