‹ L’Honneur de souffrirChapitre 32 sur 109 · XXXIII. Quand je vois les esprits sans hauteur, sans colère

XXXIII. Quand je vois les esprits sans hauteur, sans colère

Quand je vois les esprits sans hauteur, sans colère,
Sans passion, sans rien qui les oblige à plaire ;
Quand parmi les humains distraits ou soucieux
Nul ne vient se placer sous le signe du feu ;
Quand j’observe les fronts engourdis, l’âme nue,
La promesse d’amour si faiblement tenue,
L’absence d’univers dans la voix et les yeux,
Vous à qui j’ai donné le monde jusqu’aux nues,
Certes, c’est un bonheur que vous m’ayez connue !

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