‹ L’Hôtel du libre échangeChapitre 27 sur 59 · Scène VII

Scène VII

MARCELLE, BOULOT

Marcelle, à elle-même. — Pauvre ami ! (À Boulot.) Vite de la tisane ! du thé ! n’importe quoi !…

Boulot. — Madame, c’est qu’à cette heure-ci, tout est fermé !… Oh ! attendez donc ! chez le voisin qu’on vient d’expulser… tous les soirs il faisait son thé… Il doit avoir tout l’attirail nécessaire !

Il entre dans la chambre de Chervet.

Marcelle, entrant à gauche. — Ah ! mon Dieu ! quelle aventure !

Boulot, revenant avec tout l’attirail. — Voilà, madame, voilà… Je savais bien que je trouverais tout ce qu’il faudrait.

Il entre chez Marcelle.

Marcelle. — C’est bien !… Mettez ça là !…

Boulot, posant le tout. — Oui, madame.

Marcelle. — Mais, dites-moi, monsieur va peut-être attraper froid, là-haut, sur le balcon !

Boulot, allumant la lampe à esprit de vin — Oh ! non, madame, il fait très doux !… Ce n’est plus comme ce matin, où ça tombait à torrent. La pluie a complètement cessé, le temps est remis et il fait un clair de lune superbe !

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