‹ L’Instruction populaire et le suffrage universelChapitre 4 sur 19 · III

III

Pour entreprendre de pareilles recherches, il faut qu’un gouvernement soit profondément convaincu de l’utilité et des avantages de l’instruction générale pour une nation.

S’il reconnaît que la misère et l’abjection sont habituellement les compagnes de l’ignorance ; s’il admet comme un fait que l’instruction populaire est la base la plus solide sur laquelle on peut établir le développement moral et politique d’un peuple : qu’il se mette résolûment à l’œuvre ; qu’il n’hésite pas à pénétrer jusque dans les dernières couches de l’ordre social et à constater l’état d’ignorance profonde où languissent des millions de créatures humaines. Il reconnaîtra bientôt que cette ignorance est la principale cause à laquelle il faut attribuer les mauvaises passions qui agitent sourdement les classes inférieures, l’esprit de routine et la lenteur des progrès en toutes choses.

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