Scène XVIII
DUCHOTEL, GONTRAN dans le placard, puis MORICET, les DEUX AGENTS, puis LÉONTINE
Duchotel, affolé, allant à droite, à gauche, comme un animal traqué qui cherche une issue. — Au moment de s’enfuir, s’apercevant qu’il est en caleçon
Ah ! mon Dieu ! mon pantalon ! j’ai oublié mon pantalon ! Je ne puis pas m’enfuir comme ça. (Apercevant le pantalon de Moricet.) Le pantalon de Moricet ! Ah ! je suis sauvé. (Il s’assied sur le fauteuil et enfile le pantalon à la hâte sans s’occuper des bretelles qui pendent sur ses talons.) Là ! et maintenant, je suis sauvé.
Gontran, ouvrant doucement la porte du placard et se disposant à sortir de sa cachette
Voyons ! Je n’entends plus rien ! (Apercevant Duchotel.) Mon oncle !
Duchotel, qui l’a reconnu
Gontran !
Moricet
Quel est ce bruit ?
Premier Agent, indiquant Moricet (n 1) et s’élançant à sa poursuite
L’homme au caleçon… le voilà ! c’est bien notre individu !
Moricet
Qu’est-ce que c’est que ces gens-là ?
Premier Agent, s’élançant sur lui
Venez, vous !
Moricet, se sauvant, poursuivi par les agents
Qu’est-ce que vous me voulez ? Voulez-vous me laisser !
Les Deux Agents
Nous le tenons !
Moricet, hurlant
Voulez-vous me lâcher !
Premier Agent, essayant ainsi que le deuxième agent d’entraîner Moricet
C’est bon… on vous apprendra à vous enfuir en caleçon par les balcons !…
Moricet, se débattant dans les bras du deuxième agent qui le porte littéralement
Mais voulez-vous me lâcher ? vous êtes fous ! au secours !… au secours !
Premier Agent
C’est bien ! vous vous expliquerez par là avec le commissaire.
Léontine, sortant affolée de la chambre de droite
Ah ! mon Dieu ! mais qu’est-ce qui se passe ?
Gontran, sortant du placard comme il l’a fait précédemment, reconnaissant Léontine
Ma tante !
Léontine, reconnaissant Gontran
Gontran !
RIDEAU