‹ Monsieur chasse !Chapitre 31 sur 46 · Scène XVIII

Scène XVIII

DUCHOTEL, GONTRAN dans le placard, puis MORICET, les DEUX AGENTS, puis LÉONTINE

Duchotel, affolé, allant à droite, à gauche, comme un animal traqué qui cherche une issue. — Au moment de s’enfuir, s’apercevant qu’il est en caleçon

Ah ! mon Dieu ! mon pantalon ! j’ai oublié mon pantalon ! Je ne puis pas m’enfuir comme ça. (Apercevant le pantalon de Moricet.) Le pantalon de Moricet ! Ah ! je suis sauvé. (Il s’assied sur le fauteuil et enfile le pantalon à la hâte sans s’occuper des bretelles qui pendent sur ses talons.) Là ! et maintenant, je suis sauvé.

Gontran, ouvrant doucement la porte du placard et se disposant à sortir de sa cachette

Voyons ! Je n’entends plus rien ! (Apercevant Duchotel.) Mon oncle !

Duchotel, qui l’a reconnu

Gontran !

Moricet

Quel est ce bruit ?

Premier Agent, indiquant Moricet (n 1) et s’élançant à sa poursuite

L’homme au caleçon… le voilà ! c’est bien notre individu !

Moricet

Qu’est-ce que c’est que ces gens-là ?

Premier Agent, s’élançant sur lui

Venez, vous !

Moricet, se sauvant, poursuivi par les agents

Qu’est-ce que vous me voulez ? Voulez-vous me laisser !

Les Deux Agents

Nous le tenons !

Moricet, hurlant

Voulez-vous me lâcher !

Premier Agent, essayant ainsi que le deuxième agent d’entraîner Moricet

C’est bon… on vous apprendra à vous enfuir en caleçon par les balcons !…

Moricet, se débattant dans les bras du deuxième agent qui le porte littéralement

Mais voulez-vous me lâcher ? vous êtes fous ! au secours !… au secours !

Premier Agent

C’est bien ! vous vous expliquerez par là avec le commissaire.

Léontine, sortant affolée de la chambre de droite

Ah ! mon Dieu ! mais qu’est-ce qui se passe ?

Gontran, sortant du placard comme il l’a fait précédemment, reconnaissant Léontine

Ma tante !

Léontine, reconnaissant Gontran

Gontran !

RIDEAU

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