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Le lierre noir et la rose églantine Défendent les porte du jardin Où le soir dun printemps qui sobstine Est tout dazur et dincarnadin.
Dehors séplorent les folles fontaines Qui virent mi-mort d'amour l'Enfant Venu par les routes incertaines Vers ce seuil du rêve triomphant,
Nayant connu ni la magique épée Que ne rouille pas le sang des fleurs, Ni la parole de lépopée Par laquelle senfuit lheure en pleurs,
Il sagenouilla, très las, dans la poudre De la route ouvert à tous les pas Où les chars font le bruit de la foudre Et leurs sonnailles celui d'un glas.
Quelles flûtes se dirent, dans les roses, La victoire du soir sur celui Qui crut servir lesprit et les choses Du lendemain et de laujourd'hui?
O pâle Enfant désireux des corolles, Close longtemps est la porte dor Que seules descellent les paroles De ceux qu veulent le vrai trésor.
Laisse-toi donc dormir hors de lenceinte Où chante te dernier rossignol; Sache croire que lattente est sainte, Et donne à tes seuls rêves leur vol.
Et peut-être enfin les portes de flamme S'ouvriront-elles à ton appel Sous laube où les fleurs, ayant une âme, En feront sauter le triple scel.