Chapitre 13 Les misères de la vie conjugale
Il y a des femmes qui sont comme le bâton enduit de confitures de roses dont parle le poète persan : on ne sait par quel bout les prendre.
(Les personnes qui, après la publication de ce petit alinéa, continueraient à faire courir le bruit de ma mauvaise éducation… personne ne les croirait !)
Dites bleu devant certaines dames, vite elles affirment rouge. Convenez rouge, pour leur faire plaisir : vert ! rugissent-elles sur l’heure.
La femme est un être ostiné entre tous, ostiné et contrariant.
La plus ostinée et la plus contrariante de toutes les femmes, c’est l’épouse légitime de mon inspecteur d’assurances, un brave garçon qui n’a d’autre tort que celui d’une excessive veulerie et d’une incoercible irrésistance.
Il me contait ses mésaventures ou plutôt sa mésaventure – car c’est toujours la même – et rien n’était plus comique que son désespoir ahuri.
Pour rendre plus saisissant son récit, je le diviserai en trois parties : Premier tableau, Deuxième tableau et Suite et fin.
Le curieux de cette histoire, c’est qu’on peut mettre le Deuxième tableau au lieu du Premier, et, au besoin, commencer par Suite et fin, sans que rien soit altéré dans la limpidité de la narration.