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Chapitre 50 Funerals

Une section importante est réservée aux Funerals, c’est-à-dire à toutes choses relatives aux obsèques.
Je glisserai rapidement sur ce peu réjouissant sujet, mais pas assez vite pour ne point vous parler de l’Inaération.

On n’a trouvé, jusqu’à présent, pour faire disparaître nos pauvres dépouilles, que deux procédés vraiment pratiques : les enfouir dans la terre ou les consumer par le feu.

Ceux qui ont perdu un être cher savent tout ce qu’ont de pénible l’un et l’autre de ces systèmes.

Le Révérend Merrylad a imaginé, pour cette triste circonstance, ce que les mathématiciens appellent une solution élégante.

C’est la Nécropyrie.

Cet excellent homme prend son corps (pas le sien, bien entendu, mais celui qu’on lui confie). Il le met dans un four-étuve de son invention, et le débarrasse de toute l’eau que recèle son organisme (80 pour 100 ! Qui l’eût cru ?)

Quand le corps est desséché, tel un vieux parchemin, le Révérend Merrylad le fait mariner dans un mélange composé de : deux parties d’acide azotique, une partie d’acide sulfurique (mélange semblable à celui employé pour la fabrication du fulmicoton). On lave à grande eau et on sèche.

Ainsi traité, le corps est devenu un explosif de premier ordre.

Si on l’allume à l’air libre, crac ! une grande flamme, un peu de fumée blanche et puis, plus rien !… Ce que c’est que de nous, pourtant !

M. Merrylad se charge d’accommoder les corps en pièces d’artifice, si la famille le désire : pétards, fusées, chandelles romaines, etc., etc., et, même, bouquet allégorique pour les défunts illustres ou fastueux.

Les vieux militaires peuvent léguer leurs restes ainsi préparés à la direction de l’artillerie qui en charge des obus.

Quelle joie pour les mânes d’un patriote d’aller, vingt ans après sa mort, frapper les ennemis de son cher pays !

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