‹ Sacountala, drame en sept actes, mêlé de prose et de versChapitre 16 sur 21 · L’ENFANT.

L’ENFANT.

Où est-il? Donne-le tout de suite! (_Il tend la main._)

LE ROI, _regardant la main de l’enfant_.

Dieux! Mais voilà les signes qui présagent l’empire du monde!

Je frémis en voyant sa main prédestinée! Elle se tend, avide, et son geste enfantin Offre cette merveille à ma vue étonnée: Un lotus entr’ouvert sous les feux du matin[87].

[87] Les doigts tiennent ensemble comme les pétales du lotus: la main _palmée_ est un des signes auxquels on reconnaît, dans la mythologie indienne, le futur Tchacravartin, ou souverain universel.

SECONDE RELIGIEUSE.

Laisse-le, Souvratâ! Tu le sais bien, ce n’est pas avec des paroles qu’on vient à bout de lui. Va dans ma hutte, prends l’oiseau de faïence peinte du petit Manganaca, et apporte-le.

PREMIÈRE RELIGIEUSE.

Oui! c’est cela. (_Elle sort._)