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LIVRE III - CHAPITRE I

HAUTS PLATEAUX

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ATLAS SAHARIEN

On essaiera d’analyser d’abord le socle continental, la grande zone méridionale de l’Atlas saharien et des Hauts Plateaux, en commençant par l’Atlas saharien.

On a déjà dit qu’il a des limites nettes du côté du Grand Atlas marocain ; il contraste avec lui par son altitude moindre de moitié ; et certainement aussi par l’âge beaucoup plus jeune de ses roches.

Ce vieillissement d’est en ouest le long de la chaîne, qui est d’abord régulièrement progressif, s’accélère assez brusquement dès qu’on arrive au Grouz. Il y a là sûrement de part et d’autre du Grouz un changement soudain. Mais non pas essentiel à ce qu’il semble. Le Grand Atlas marocain est encore très mal connu. Pourtant, à considérer les cartes que nous en avons, il paraît évident qu’il est un prolongement de l’Atlas saharien, et que ce sont deux parties d’un même ensemble ; on l’admet non seulement d’après l’identité de la direction générale, mais aussi la direction et l’agencement identique des parties, des éléments de chaîne. Entre les deux, Atlas saharien et Grand Atlas, la différence serait de décapage. Le Grand Atlas serait profondément éventré par l’érosion jusqu’à des couches géologiques bien plus profondes.

A l’extrémité opposée on est en revanche parfaitement fixé.

Il est très connu que l’Atlas saharien se prolonge exactement semblable à lui-même, sur le territoire tunisien.

Nous avons sur lui d’excellentes études ; Ritter a décrit la partie centrale, Djebel-Amour, monts des Ouled-Nayl[77] ; Flamand[78] l’extrémité occidentale ; Roux l’extrémité orientale sur la frontière tunisienne[79]. Tous ces géologues sont exactement d’accord, ils nous font de l’Atlas saharien le même tableau d’ensemble.

Unité de plan. — Le trait essentiel est que la chaîne prise dans son ensemble a une direction, grossièrement est-ouest, et que ses éléments constitutifs, pris chacun pour soi, en ont une autre très aberrante (nord-est sud-ouest parfois presque nord-sud). Ritter a dressé une carte schématique de l’allure des plis (fig. 22) qui en dit plus au premier coup d’œil que de longues phrases.

[Illustration : FIG. 22. — CARTE SCHÉMATIQUE DE L’ALLURE DES PLIS DANS

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