LXXXIII.
Je ne donnerai point au couchant de mes jours, la préférence sur leur midi : si je compare cette derniere partie, où l’on végète, c’est à celle où l’on végétoit. Loin de maudire le passé, m’acquittant envers lui du tribut d’éloges qu’il mérite, je le bénirai dans le bel âge de mes enfans, qui, rassurés par ma douceur contre une sévérité apparente, aimeront & chercheront la compagnie d’un bon pere, au lieu de la craindre & de la fuir.
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