Chapitre 18 Encore en dehors de la porte Saint-Jean
Monsieur, je prévois qu’avant longtemps il y aura un chemin de fer de Québec au lac Saint-Jean, grenier d’abondance pour Québec et pour tout le Canada.
Ce chemin, m’a dit un sauvage, devrait passer par les comtés de Montmorency, Charlevoix et Chicoutimi jusqu’à la Baie des Ha ! Ha ! et de la Baie des Ha ! Ha ! jusqu’à la tête du lac Saint-Jean, c’est-à-dire par Saint-Féréol, Saint-Tite, le chemin Cauchon, et Saint-Urbain.
La chaîne des Caps (Laurentides), depuis le Cap Tourmente jusqu’à la Baie Saint-Paul n’est pas un obstacle. En arrière de cette chaîne de Saint-Féréol jusqu’à Saint-Urbain, il n’y a aucune montagne à franchir.
Les touristes qui vont jusqu’à la Malbaie et à l’entrée de la rivière Saguenay, s’imaginent qu’en arrière du Cap Tourmente il n’y a que des chaînes de montagnes semblables à celles qui bordent le Saint-Laurent. Erreur profonde. À deux ou trois lieues en arrière de ces montagnes se trouve un terrain plan et uni ; la seule difficulté se rencontre entre Saint-Urbain et la Baie des Ha ! Ha ! à l’endroit appelé le lac Ha ! Ha ! Mais ceux qui ont fait le trajet de la Baie des Ha ! Ha ! à Saint-Urbain assurent qu’il y a des vallées par lesquelles le chemin peut être localisé facilement.
Le chemin de fer en suivant la ligne de Saint-Urbain peut se continuer jusqu’à la Malbaie, relier Québec au lac Saint-Jean et se relier au chemin de fer du nord et assurer pour toujours à Québec le commerce de cette vaste et fertile contrée.
Ce chemin serait alimenté par le territoire du lac Saint-Jean et de Chicoutimi, de plus par les comtés de Charlevoix et Montmorency.
La construction du chemin donnerait à la province de Québec, durant l’hiver, un port de mer ouvert à la navigation, excepté pendant un mois ou deux. Ce port de mer serait à la Malbaie.
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