CHAPITRE VIT
Dt;S PROGRESSIONS.
§ I. Des progressions par dififërêtrcé. •
186. On nomme progression par différence on progression arithmétique, une suite de termes tels que cnaçuji surpe^sse le pr^édenti (ou en est surpassé) d'une quantité constante appelée raison. Pour écrire une semblable progression, on la fait précéder du signe -f , et Ton sépare les termes par un point. Ainsi :
t2. 5. 8. 41. 14. 17. 20. 28. 26. 29. etc. ^
e$t une progression par différence, dont la raison est 3. .
Cette progression est croissante. Si on l'écrivait dan^.uo ordre inverse^ elleser{iit décroissante. On peut considérer les progressions décroissantes comme des progressions dont la raison ^t négative, et adopter 'alors, pour définition générale^ que chaque terme est la somme algébrique du terme précédent et de la raison.
Il résulte delà nature même des progressions arithmétiques, <|ue chaque terme est moyen arithmétique entre celui qui le procède et celui qui le suit. Ainsi on a
5 2=8— 5 ; 8— 5=H— 8 ; 11—8=14—11 ; etc.
187. On peut calculer un terme de rang quelconque, connaissant le premier et la raison, sans qu'il soit nécessaire pour cela de former les termes intermédiaires. •'
Soient en effet a le premier terme et â la raison, le deuxième terme sera a-f-cT ; •
le troisième terme sera a-^-iâ ; le quatrième terme sera a-^-dâ ; .
le cinquième terme sera a^S^â ; et ainsi de suite.
On remarque que le coefficient de â est précisément le noBïère des termes qui précèdent celui qu'on veut former; en sorte qu'en
1SÉ& PAOGReSSIONS;
appelant / le terme de rang n , c'est- à-dire qui en a n — 1 avant lui, on aura
c'est-à-dire qu'un terme de rang quelconque est égal au premier augmenté d'autant de fois là raison quil y a de termes avant lui. Comme applicatioi» de cette formule, soit à résoudre le problème suivant :
I. Un ouvrier place cette année 200 fr. à la caisse d'épargne^ et se propose d*y ajouter l%^fr, chaque année; quelle ^era la sommeplacée au bout de 15 ans? (Abstraction faite des intérêts.)
I^a somme demandée est le seizième terme d'une progres^ion.p^r différence, dont le premier terme est 200 et dont là raison è.^1 125. En appelant x cette somme, on aura donc
II. Un charretier doit déposer 50 voitures de sable en des points espacés de 20"* en 20" sur une route; te point où it vient prendre le sable est situé sur la même route à 150" en arrière de celui où il doit déposer la première voiture ; quel chemin aura-t il à parcourir pour déposer la 50* voiture et revenir au point de dépdrt?
Pour déposer la première charretée et revenir au point de départ; il aura à parcourir deux fois 150", c'est-à-dire 300". Pour déposer la seconde et revenir, il devra parcourir 20" de plus en allant et 20" en revenant, c'est-à-dire 40™ de plus que pour la première. Pour déposer ia troisième et revenir, il devra parcoui^ir encore 40"de plus; et ainsi de suite. Les dislances successives à parcourir forment donc une progression arithmétique dont le premier termç est 300" et la raison 40" ; ainsi on aura pour la valeur du 50® terme a? . '
III. Trouver^ dans la série des nombres impairs^ 1,3,5, etc., celui qui occupe le n**"* rang.
Les nombres impairs forment une progression arithmétique dont le premier terme est 1 et la raison 2 ; en appelant N le nombre cherché, on aura donc
N=l+2(n— 1) ou N=2w— i.
188. La formule [1] peut servir à résoudre 4 problèmes différents, suivant que l'inconnue est â, /, n ou ^. Elle peut servir, par exemple, à traiter cette question :
Entre deux nambrcB donnés A et B insérer m moyens arithmétiqms^ c'est-à-dîre former une progression par diffôretice,
170 ÉQUATIONS DU 2^ DEGRÉ. — rROORKSSIONS. — LOGARITHMES :
dont A et B soient les termes cxlrèmeiS) el telle- qu'il, y ait m termes entre A et B.
L Pour cela on reràarque- qu'il y aur* en tout m*\-i termes, et que, par conséquent, en nommant ^ la raison inconnue, on aura
/ ; .. 'b^a+(«»+1)^, d'où cy^^\ ."..., .
p'fst-à-dire que pour obtenir la raison^ il faut diviser la différence dès deux nombres donne'spar le nombre des moyens à insérer.^ plus un. On obtiendra ensuite les moyens demandés en ajoutant successi ve- ÉBieiii à «Aies quantités J, 2(^ , 3^,, etc. ^ >
M^Par exempte, si on propose d*insérer 6 moyeas ont^e, ft. u
13 ,'6tiaura <^^^ ^ zzz- . Par conséquent, la t>rogréssioû
d^Qîaodée sera :
; v9.9f 10|.IO|.n|. Hf.42f.l3 .
' iOd; IMms taHt& 'progression par différetice^ la sotmw de deu^ termes également éloignés des extrêmes est égaiera la^.apmfiie d^$ extrêmes.
Soient en elïèt a et '/ leé termes extrêmeé, è la raison, T.Je ternjp, qui ef\ a n avant lui et T' celu| qui en a n après lui. Oh aura
'ï—a + uù et /=T:-f w<r .
Retranchant ces égalités membre à membre, il vient
' - T-:i='a-^T' ', d'où T-f-T'^a+Z • - ^' -
'.ce qu'jr fallait démontrer.
' 190. Où peut se proposer de calculer la somme des tentées cl'uoe firbgrèsâîori pardififéreïice.
... Pour ceU^ soit .-f^a.ft.c.d g.h..k.l , ; /
la progression proposée. En désignant par S la somme, des : termes on aura indifféremment
ou S=/+A-j-*+ff+ +^+^+*+^ ' ' ' '
en écrivant les termes dans un ordre inverse. -
Or, on remarque que les termes placés Tun au-dessous de Tautre
dans ceçideuxvsomme^ sont précisément lestermqH.ég^^^'^^^ce
.ides, extrômea» Si doBC^ on ajoute ces d^ux ég^liife lïîemcjre à
inembïia, là. second membre d^e l'égg^lité résultapLtej éqiijvaudi^a^- pn
vertu de la proposition démontrée au numéro précédent, à autant