‹ Analyse appliquée a la géométrie des trois dimensions: comprenant les surfaces du second degréChapitre 88 sur 90 · Si Ton considère la pyramide qui aurait pour · texte numérisé non relu

Si Ton considère la pyramide qui aurait pour

402 CHAPITRE XVIU.

arêtes OA, (M, OC, et pour base le triangle ABC, elle sera évidemment le sixième du parallélipipède ^e nous venons de calculer ; et d^ailleurs, comme en désignant les trois côtés de la base par

BC = «', CA = b', AB = c',

il serai t aisé de calculer les trpis quantités cos oc , cos ë , cos y, on arriverait ainsi à trouver le volume de la pyramide, exprimé seulement au moyen de ses six arêtes. Parmi ces droites , il est bon d^observer que a et a' sont deux arêtes opposées, ainsi que b avec i', et c avec c\ ^

§ VI. Résolution d'un triangle sphéri^ue, dont les. trois côtés sont très-petits par rapport au rayon de la -sphère.

FiG. 63. 491. Soit un triangle sphérique ABC dont les côtés ont pour longueurs absolues a y &, c, et qui est tracé sur une sphère dont le rayon OA = r. Nous avons fait observer (n^ 452) que les sinus, cosinus,. . . . qui entraient dans la formule (i) et dans toutes celles qui en ont été déduites, ne désignaient pas les lignes trigonométriques des arcs AB , AC , BC , eux-mêmes : mais seulement les sinus y cosinus,... d'arcs semblables k ceux-ci ^ et tracés sur une sphère dont le rayon serait Funité. Or, puisque deux arcs semblables sont toujours entre eux comme leurs rayons , il s'ensuit que les arcs que nous avons désignés jusqu'à présent par a, 6, y, sont liés avec ]*es longueurs absolues a , & , c , par les relations

et c^est effectivement de là qu'il faudrait déduire les va-

TAIGONOMltTRIE SPHERIQUE. 4^^

leurs de a , 6 , y , si les cotés étaient donnés en grandeur absolue, par exemple en mètres. Mais il peut arriver que ces côtés a y b , c, soient très-petits par rapport au rayon /* de la sphère ; comme dans la Géodésie , où les côtés des triangles que Ton conçoit tracés sur le globe terrestre, bien qu^ayant plusieurs lieues de longueur , sont encore très-petits relativement au rayon du globe, dont la valeur moyenne est de 1092 lieues de 4 kilomètres. Alors les

rapports -, -, -, étant des fractions très-faibles , ré-

pondraient k des arcs a , S, y, qui se trouveraient beaucoup au-dessous de i^^ of, pour des arcs aussi petits, les tables de logarithmes n^oâri raient plus assez d'exactitude, et il devient à la fois plus rigoureux et plus court de ramener la résolution de pareils triangles à celle de triangles rectîlîgnes. Nous allons donc démontrer le principe sur lequel repose celte réduction.

492. En substituant les valeurs précédentes de a^ ë^y dans la formule (i), elle donne

CCS A =

ces ços - ces -

siti- sin-

mais si Ton développe les sinus et les cosinus , en négligeant les termes au-dessous de -- , on aura

cos-=:i , ^ >— *»

cos-=i --I n-y—i,

sm - = T-r ,

. c c sm - = -

4o4 CHAPITRE XYIII.

valeurs quij substituées dans l'expression de cos A , donneront , en i^^gligeant toujours les puissances supérieures à r*, un résultat dont l'erreur sera néanmoins de l'ordre -j , parce que le dénominateur renferme le facteur — , et il viendra

cosA =

Mais en supprimant le diviseur commun r*, et développant le facteur

puis négligeant les termes où entrera r^, nous aurons enfin

(l5) C0SA= 7 ! 7-7 ; .

493. Maintenant y si l'on posait ici r= oo , le triangle sphérique deviendrait un triangle rectiligne ayant les mêmes côtés a, i, c, mais dont les angles A', B', C, seraient différents de A, B, C; et la form.uie (|5) donnerait

Ô^ + C»— tf»

cos A' = r ,

Page 1