‹ Analyse infinitésimale à l'usage des ingénieurs (volume 3)Chapitre 47 sur 125 · Si / (x) = sin.i-, et 9 [x] =icos^, on a (n · texte numérisé non relu

Si / (x) = sin.i-, et 9 [x] =icos^, on a (n

/■(«) {x) = sin (œ -j- ~\ »'■"' {x) = cos (x -\- ^V

et par suite

/•('O (0) = sin —, cpf'^' (0) = cos —■

La formule (14), quand on adopte pour le reste la forme due à Lagrange, donne donc

X x^ , x"' , X"- . mz , 57" + ' . / , 'i-f-l \ A-,.x

smx = j--,^^--...-\-^sm-^^j^:Çj^sm[f^x+-^.),{^\)

cosa7=l—— 74-77— ... + —,cos--~-j-, — — r-,cos ^x-\-—— 7t. (22 2! ' 4! n! 2 ' (n-)-l)! V 2 )

Dans chacune de ces formules, le reste est moindre en valeur absolue que

il tend donc vers zéro (n° 14(3), quand n croit indéfiniment, pour toute valeur déterminée de x^ et l'on a, par suite, pour les développements de sin x et de cos x, les séries convergentes

sm^= -- + -- ... (23)

cos.2^= 1 — fr +1"!— ••• (2^)

Remai*c|ues

155. On peut affirmer que la formule de Taylor (1) est applicable toutes les fois que la fonction considérée/ (2)

CALCUL INFINITKSIMAL. 11

est telle que toutes ses dérivées successives soient continues dans l'intervalle («, x) et restent, dans cet intervalle, moindres en valeur absolue qu'un nombre positif donné quelconque A. En effet, le reste (8) est alors moindre que

et par suite (n" 146) tend vers zéro quand n croit indéfiniment. La même observation a lieu pour la formule de Maclaurin (17).

Nous aurions pu, en profitant de cette proposition, qui est évidemment applicable à e% sin s, cos2, éviter le calcul du reste pour établir les formules (19), (23) et (24). Mais il ne faudrait pas se faire illusion sur la portée de la susdite proposition ; elle ne trouve guerre d'application en dehors des trois fonctions précédentes, et d'ailleurs, môme dans ce cas, la connaissance du reste est utile pour un grand nombre de recherches.

156. On doit bien se garder de croire que les formules (1) et (17) de Taylor et de Maclaurin soient applicables dès que les seconds membres sont des séries convergentes. Ces séries pourraient avoir une somme autre que f[x). Si Ton se reporte, en effet, aux formules (10) et (14), on voit que R dépend à la fois de x et de ?i, et il peut se faire que, pour n infini, ce reste ait une limite F (.2), différente de zéro; alors les séries en question ont évidemment pour somme non plus / {x), mais la différence f [x) — F [x).

Ainsi l'exactitude des formules (1) et (17) ne peut être établie que par la considération du terme complémentaire R. Toutefois, comme ce reste R ne peut être nul sans que les séries de Taylor et de Maclaurin soient convergentes (vu qu'une série divergente ne représente aucune fonction), il y a tout intérêt à chercher d'abord entre quelles limites ces séries sont convergentes afin de n'avoir à discuter ce reste que pour les valeurs de x comprise entre ces limites. C'est de la sorte que nous procéderons dans les exemples suivants.

Développement de (1 + a:)'"

157. Lorsque Texposant m est un nombre entier et positif, le développement de (i + i")'" se compose d'un nombre de termes limité; c'est la formule du bin/hne que l'on démontre en algèbre élémentaire.

Nous laisserons ici m quelconque, et nous supposerons en outre .5: >> — 1 ; la fonction

f ix) = (1 + x)'"

aura de la sorte un sens bien net, vu que à chaque valeur de X répondra alors pour /(a:) une seule valeur réelle et positive.

En prenant les dérivées successives de (1 +./)'", on trouve sans aucune difficulté

/-;") ix) = m (m — 1) ... (?.u — n -\- i) ii ^ x)"'-'\

et par suite,

La formule (14) devient donc ici

le reste R ayant pour expression, si l'on adopte la forme due à Cauchy,

,, fm {>n — \) ...{m — n -\- \) \ / 1 — 6 \ " - '

Or, si l'on considère la série

1 I ^'^ I '^^ '"^ — ') .) , "^ ''>n — 1, ira — ■ 2) ., , .^,

on voit que le rapport d'un terme au précédent a pour expression

et par suite a pour limite — x lorsque n croit indéfiniment; la série (27) est donc divergente si x est, en valeur absolue, supérieure à 1, et il suffit d'étudier le reste (26) dans l'intervalle ( — 1, -h 1) ; nous exclurons même les valeurs extrêmes — 1 et + 1, nous réservant d'étudier plus tard le cas oii 2,' = =!= 1 .

Le reste (26) est un produit de trois facteurs : Dans notre hypothèse \ x \ << 1, le premier facteur a pour limite zéro (n" 146), le second a une valeur absolue au plus égale à 1, et le dernier est inférieur au nombre fixe (1 H- ^)'"~'- Le reste tend donc vers zéro, et l'on a pour toute valeur de x comprise entre — 1 et + 1

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