Exemple : soit Téquation
entre les variables indépendantes a: et y et la fonction z. On a ici
^ybz
Dy ~ 6«
d'où Ton déduit, en portant ces valeurs dans les formules (13)
et (15) :
c^xy c^ [x^ — g')
Déteriniiiaiils fonctionnels
97. On nomme déterminant fonctionnel d'un système de n fonctions
w» = A (a?,, ..., Xn) de n variables indépendantes x,, ..., x.,, le déterminant
iOI
formé avec les dérivées partielles du premier ordre de ces fonctions. C'est Jacobi qui Ta introduit dans l'analyse et qui en a fait connaître les principales propriétés.
Voici la plus importante :
Pour que les fonctions î/jv-m ?'« ^^ soient pas indépendantes^ il faut et il suffit que leurdéterminant fonctionnel i soit identiquement nul^ quelles que soient les valeurs de j:,, ..., x^.
Pour fixer les idées, nous prendrons n = 3. Les fonctions considérées seront alors
et leur déterminant fonctionnel
Cela posé, si u^^ u^^ 113 ne sont pas indépendantes, il existera entre elles une relation que Ton peut supposer résolue par rapport à l'une de ces quantités, à m, par exemple ; on aura donc :
et l'on en déduira, en différentiant successivement par rapport à Xj, j:.2,a:3, les équations
do?, Du, Da?! ' Dttj <)a7|
i)W3 Da?, ^9 du.
()cp du..
darj du, da?3 ""^ duj da:.
qui, par rélimination de r^ et de r-^ » donnent
Ainsi la condition énoncée est nécessaire. Il reste à montrer qu'elle est suffisante.
Soit donc J = o, et supposons d'abord que tous les premiers mineurs (obtenus par la suppression simultanée d'une ligne et d'une colonne) ne soient pas nuls ; soit, par exemple,
Les deux dernières équations (16) «a = A (^'n ^2» «^b)
détermineront X2 et .r^ comme fonctions implicites de x^^ u^ et W3 (n* 91), et en différentiant par rapport à x^ chacune des équations (18), on aura les relations
qui, puisque Jj n'est pas nul, détermineront les dérivées partielles
C^Xo
Mais, si dans la première équation (16) on remplace les fonctions x.2 et JTg parleurs valeurs en x^, tu^ Wg,
on aura
etf par suite,
tl, =4/(07,, Mj, tt,),
Cela posé, rélimination de -^et de '—^ entre Téquation (21)
^Xi
et les deux équations (19) donne
Do?,
Dr,
^. lu ^x^ Da?,
c'est-à-dire
Gomme J est nul sans que Jj le soit, il faut que r^ soit
vXà
nul, c'est-à-dire que x^ ne figure pas au second membre de Téquation (20), laquelle se réduit à
Ut=^ (m,, U3)
et montre que ?/,, 1/2, W3 ne sont pas indépendantes.
Examinons maintenant le cas où tous les premiers mineurs de J sont nuls.
Les éléments de ce déterminant J ne pouvant être tous nuls, sans quoi les fonctions se réduiraient toutes à des constantes, nous pourrons supposer, par exemple, que
Do?, est différent de zéro.
La dernière des équations (16)
déterminera ^3 comme fonction implicite de x^^ x^^ u^\ et, en différentiant cette dernière équation successivement par rapport à ^r^ et à ^2, on aura les relations
qui, puisque r^ n'est pas nul, déterminent les dérivées partielles ^, ,^.
Mais, si dans la première des équations (16)
on remplace x^ par sa valeur en fonction de x,, x^^ ti^^ on aura
et, par suite,
Cela posé, si Ton porte dans ces deux équations les valeurs
^x ^x de r-^y ^ tirées des équations (22), on obtient
et ^^ = c»a?3 î)a7,
et, comme les seconds membres sont nuls sans que r^
ox%
DF DF le soit, il faut que ~ et -— soient nuls, c*est-à-dire que la
cXt ^^2
Da?3 ^x^
relation (13) se réduise à
Nous sommes parti de la première des équations (13) ; en partant de la seconde et raisonnant de même, on verrait qu'on a aussi
Les fonctions t/^, t/^, t/3, ne sont donc pas indépendantes.
La démonstration est instructive en ce qu'elle donne les conditions pour qu'il y ait une, deux... relations entre les fonctions W|, ..., w„.