‹ Analyse infinitésimale à l'usage des ingénieurs (volume 4)Chapitre 63 sur 108 · V II · texte numérisé non relu

V II

puisque R est évidemment positif.

On déduit de là sans difficulté

or, si laissant n fixe, on fait croître y> indéfiniment, V„+,, terni vers zéro. Donc, en vertu de l'inégalité précédente, U;,^^ tend aussi vers zéro.

Ainsi la série (16) est convergente et représente 2'", quand //* est supérieur à — 1.

On démontrerait, par un raisonnement analogue, que la série (10) converge pour x = — 1, quand /// est positif; sa somme est alors égale à zéro.

formée par les valeurs absolues des divers termes et la |

série ^

dont le terme général V^ = —^^^' Nous aurons, par la formule de Maclaurin bornée au second terme,

Intégration et différentiation des séries entières

^48. Soit L le rayon de convergence de la série entière

f[x) = aj> + a^x + a.^x^ + ... + ««^'* + ••• (*Sj

Dans tout intervalle (a, g) compris entre ( — L, L), a et g étant distincts de — L et de L, la série est uniformément convergente, et le théorème du n* 239 est applicable. En particulier, si Ton choisit pour (a, 3) Tintervalle (o, x)^ X étant inférieur à L en valeur absolue, on a la formule

â49. Considérons maintenant la série

a^ + 2a.^a? + ... + nanX''-'^ + ... (20)

formée par les dérivées des termes de la série entière (18). Soit X un nombre dont le module est compris entre | x \ et L, L étant le rayon de convergence de la série (18). Supposons en outre X de même signe que x, la série

* + Kl) + Kff + - +"(!)"" + ••• ('*)

est convergente, puisque le rapport d'un terme au précé-

dent a pour limite y, qui est moindre que 1.

D'ailleurs cette série (21) a tous ses termes positifs, et si on les multiplie respectivement par les nombres

on tombe sur la série (20) ; donc, pour prouver la couver-

gence de cette série (20), il suffit de montrer que les multiplicateurs (22) restent finis. Or, cela résulte immédia-

tement de ce que ««X'*"* est le produit du nombre fixe y

par a„X,., qui est le terme général d'une série convergente. . La série (20) est donc absolument convergeote dans l'intervalle ( — L, L), et, par suite, uniformément convergente dans tout intervalle (a, 3) compris dans le précédent (a et g étant distincts de — L et de L).

Donc (n° 240) la série (18) représente la dérivée /'(.z).

Ainsi, îi ne série entière définit, dans V intervalle ( — L, L). L étant le rayon de convergence, une fonction continue et ayant pour dérivée la série formée par les dérivées de ses divers ternies,

^oO. Il importe de remarquer que, le rayon de convergence L, de la série donnée, est aussi le rayon de convergence des séries qu'on en déduit par intégration ou par différentiation. En effet, soit Lj le rayon de convergence de la série intégrale ; L^ ne peut être inférieur à L, d'après ce qui précède, et si L^ était > L, la série donnée, qui résulterait par dérivation de cette série intégrale, serait convergente dans un intervalle (— L,, L,) plus étendu que son intervalle ( — L, L) de convergence.

Séries de puissances de deux variables indépendantes

•251. Les séries examinées jusqu'à présent définissaient des fonctions d'une seule variable. Il est aussi facile d'obtenir des fonctions définies par des séries contenant deux ou un plus grand nombre de variables. Nous n'examinerons que celles qui sont ordonnées par rapport aux puissances ascendantes de deux variables, et nous ne démontrerons, à leur sujet, que deux théorèmes.

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