‹ Analyse infinitésimale à l'usage des ingénieurs (volume 5)Chapitre 114 sur 156 · Considérons^ en second lieu, le système · texte numérisé non relu

Considérons^ en second lieu, le système

^-hPo? -hOy ^R;r =V

^y 4- Px, -+- 0,y -h R.^ = V, ; (35)

Jl -f. P,x 4- 0,y + R,cr = V,

dans lequel les coefQcients sont constants, mais dont les seconds membres V, Vi, Vj sont des fonctions données de /.

Nous allons appliquer la méthode de la variation des constantes arbitraires.

A cet eiïet, cherchons s'il est possible de satisfaire au système (3o) par les expressions (34), à condition de considérer Ci, C„ Cj non plus comme des constantes mais comme des fonctions convenables de /.

ÉQUATIONS DIPPéRBMTlBIXES SIUULTANÉl

Nous aurons dans celle hypothèse, l'équation dt ' ' ' ' ' "

à laquelle il faudra joiudre les expressions ana

et de -17 . Eu portant ces deux valeurs, ainsi que ] dans les équations (35), on voit que, en vertu (29), les termes en G,, Ci, f.j sont nuls. )1 n équations

* ^ " dl * ' lit - 1 .-s,. ëC, ^ 1 .-s,. î!Ç, , ), ,-s,, <ic,

^« ' -3/ + W • -3f+ f,' • -jf -

Oa déduit de là

<iC, . dC, . d(L

T, , T,, T, étant des fonctions de / ; d'où, par inté

Vu "iv ti étaot des constantes arbitraires ; il ne rei substituer ces valeursde C,, C,, C,, dans les fonn avoir les iotégrales du système (35).

CucuL lAnniisiaiL

f ^H CHAPITRE XIT

Propositions reiativ<^s aux intégrales des équations diflerentieiies simultanées

du premier ordre

o3o« Revenons au sysl«'ine des n équations différentielles du premier ordre

''? dr. d '\ dxn ^«^

P - pT "~ K "~ - "" P7 ^

où p. P,, P,, ... Pfc sont des fonctions données de n 4- 1 variables/, -Tj, ... x.f et soit

le système inté::ral de ce svstème (n<** 520 à 523). • Les fondions /», Z^, ... f» qui constituent les premiers membres des intrsrrales '[ST) jouissent des propriétés suivantes qui nous serons utiles dans le chapitre XV.

1* il d*^signant fune quelconque de ces fondions^ on a idetitiqueuie}ii

En etîet, puisque i# = s est nne intégrale du système [Z6), on a

du , du , du j .^ ,-rt

w <" + Av: ''■■■• -^ - + s; •'"■ = "' <"

jwur les valeurs d** /, x^ ... Xn qui salis font au syslème (36): et comme, en vertu de ces équations (36), dly dx^ ... dxn sont proportionnelles à P, Pi ... P„, féqualion (38) doil avoir lieu pour les valeurs de /. j*,, x^ ... a*,, qui satisfont au système (,36). Mais la relation (38) contient seulement /, j*, ....Tnet nullement les différentielles rf^, dxt, ... firii; nous avons vu d'ailleurs (,n^o21) que pour une valeur quelconque de /on 1

ÉQUATIONS DIFFÉBKHTIELLBS SIMVLTAXÉtS

pouvait se donner arbitrairement les valeurs de x,; donc réquatiofl (39) doit en définitive avoir lie soient t, j-,,Xi ... jr».

2" 11 suit de là que l'équalion (38) admet les n distinctes

Par suite, cette équation (3) est satisfaite par tou arbitraire

ties fonctions /",, /"j ... /„■

En efîet, d'après (1°), pour qu'une fonction de satisfasse à l'équation (38), il suffit que cette foncli< une constante soit une intégrale du système (3(i) e que cette fonction reste constante quand l, x,, x, ... en satisfaisant aux conditions (36). Or, puisque jouissent de cette propriété c'est-à-dire restent cons les conditions (3(i), une fonction arbitraire n(/,,y ces fonctions restera aussi constante dans les mêmes et par suite sera encore une solution de (38).

3" On peut du reste vérifier que, si «,, u, ... «, s lutions de l'équation (38), une fonction arbitraire c tions

est encore une solution. En effet, on a

et en subslituant dans (3)

+ iT:. (P ^£ ^ p, f^iî ^ ... ^ p„ i!?fz\

or cette relation est identique, puisque, Ui ... t/^ étant des solutions de (38), chacune des parenthèses est nulle.

i"" Il est facile de déduire de là que Yéquation (38), bien qu^elle ait une infinité de solutions, n admet que n solutions W distinctes.

En eiïet supposons qu'elle ait plus de n solutions distinctes,

f et soient

"l=?i('l'''|--"^«)»"j = ?l(^'^I ..•a7«),...Mn-f ,=?n-i-i('i«i— -ï

fi -t- 1 de ces solutions ; puisqu'elles sont distinctes, on pourra les résoudre par rapport à /, j:,, Tj ... x„ et en tirer

' = 'rt«t, . •«»-, i), JT, = ^j(mi...u»^,), ... ar„='V»(«i. — «'«-i)-

Or, soitO(/, X, ... Xm) une fonction tout à fait arbitraire de /, Xi ... Xa. En y portant les valeurs qu'on vient de trouver pour /, X, ... x«, on aurait

e = x(tti, "j ••• ^n)

mais, u^ ... t/. étant des solutions de (38), 0 qui est une fonction de u^ ... Un serait encore (3^) une solution de (38). Oonc réquation «38; serait satisfaite par une fonction quelconque e ^/, X, •.• X. des variables /, x, ... x. ce qui est absurde.

5^ En résumé, Téquation (38) admet (2°) les n solutions distinctes

Elle n admet d'ailleurs que n solutions distinctes (4^). Donc toute solution de cette équation doit être une fonction de At A .- /■ ; ^l comme ^^3^^ une fonction arbitraire de /,, /i — A

EQUATIONS DIFFERENTIELLES SIMULTANEES 661

satisfait, il s'en suit que la solution la plus générale de réquaiion (38) esi une fonction arbitraire des fonctions /i» /» ••• A» y* égalées à des constantes forment le système intégral des équations simultanées (30).

530* Méthodepar approximation de M. Picard. — M. Picard a donné, pour Tintégration des équations diiTérentielles, une méthode d'approximations successives qui est particulièrement intéressante pour les ingénieurs et doit trouver place ici.

Comme on peut toujours poser

da? ~" 2/i> '^^ — y»i • • . ^^ — y m

et par conséquent remplacer une équation différent i elle d'ordre quelconque par un système d'équations du premier ordre^ nous considérerons un pareil système

du - , V

dx dv dx

dv ^ , N

dxv dû

= fn [Xj Uy V, ... 1C) \

dans lequel fi, /, ... /» désignent des fonctions continues, réelles, des quantités réelles x, Uj v ... tv dans le voisinage de ^of ^0' ^0 ••• î^o« Nous supposerons en outre qu'il existe n quantités positives A, B, ... L telles que, ^, y, w, « ... i«; et l/j u\ v' ... w' étant comprises dans les intervalles de variation des variables, on ait

I fi {^i u\ v' ... w') — /;(.r, w, r, ... to) \

< A I m' — M I -h B I r' — t? I H- ... -h L I îr' — to \ .

Voici alors en quoi consiste la nuHhode : on considère Id système

du dx

I ^ / \ duK - , V

t = A G^» Wo» ^0 ••• t^-'o) •-. -^-! = fn G^, Wo» ^'O ••• ^o)

f:^2 CHAPITRE XIV

et l'on en tire, par îles quadratures, les fonctions de x, u,, Ti ... iri qa*on détennîne par la condition qu'elles prenne&t les Talears v«, r, ... tr^ ponr x = x«. On détermine de même u^, x\ ... îc^ par les équations

-3-!= fi ^» "i» '^i - «'1) • ■ ^=/^^' ^1» ^1 •• '^^i)

et par la condition de prendre les valeurs u^^ r« ... u\ pour X = j-^, el ainsi de suite les fonctions u«,r« ... tcm étant reliées aux pn^cédentes par les équations

fffr^ . . .

^^,. /l '*''> "«—I» *^WI-|» ••• '^Hl — ij

et satisfaisant aux conditions

ffm = W4, r„ = r^, ... tP« = tr^

pour j- = j-,. MM. Picard et LindelofF ont démontré qac «^i, r» ... ir» ont des limites bien déGnies w, r, ... jr qui satisfont aux équations dîtTérentielles pourvu que x ne s^écarte pas trop de la valeur initiale x*.

Si 1 on dr^si^e par a l'écart maximum de x, et par b le plus petit des écarts de m. r ... ir pour lesquels les fonctions fi restent continues et réelles, si l'on appelle M le module maximam de ces fonctions dans les mêmes intervalles, la solution sera assurée si ' x — x^ | ne dépasse pas la plus petite des quaii-

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