‹ Analyse infinitésimale à l'usage des ingénieurs (volume 5)Chapitre 131 sur 156 · L'équation considérée par MoDge est · texte numérisé non relu

L'équation considérée par MoDge est

Rr + S» -i- T( = V, (23)

où R, S, T, V, désignent des fonctions de x, y, 2, p, q. En substituant dans cette équalion les valeurs

, dp — idij dq — idx

dx ' dy ■ '

tirée» des relations

dp ^ rdx -(- ady, dq = jrfaj -j- tdy, (^23')

on obtient

Rdpdy + Idqdx — \dxdtj = s [Rrfj/' — Sdxdy -+- Trfx']. (24)

Posons séparément, avec Monge,

Rdy^ — Sdœdy -\- Tdw* = 0 ' " (25)

Rdpdy + Tdqdx ■+■ Xdxdy = 0. (26)

Il est clair que si ces deux équations sont satisfaites idenliqu ment, l'équation (23) sera aussi satisfaite.

En résolvant l'équatîon (25) par rapport à dy, on en à duira deux autres . .

dy = m'dx, dy ^ m'dx,

m' et m' étant les racines de l'équation

Bm' — Sm + T = 0 ; (25")

et, si l'on porte successivement chacune des valeurs de i dans l'équation ^26), on aura les deux systèmes

dy = m'dx 1

Rm'dp -H Idq — Vm'dx = 0 ) ^'"■

dy = m'dx ) .

Rm-dp 4- Idq — Vm'dw = 0 V '"'*

à chacun desquels on doit joindre la relation

dx = pdx -\- qdy. (29]

730 CHAFITRB XVI

o86« Cela posé, nous allons démontrer le théorème suÎTanl : Si

ft t-r- y, 2j p, q) = a, tt {^. y, -, p,q) = h (30) sont deux intégrales satisfaisant au système (27), l'équation

où ^ d^siynp une fonction arbitraire^ est une int^rale inierm^diaire de f équation proposée (23).

La (liiTérentiation des équations (30) donne

iV i>y -^ c»;r dp ^ ^q ^

En y remplaçant rfy, rfy et rfj par leurs valeurs tirées des relations (27) et (29), on obtient deux équations qui, devant être vériGées quels que soient dx^ei dp^ fourniront les relations

ra2

.y, Rm' o/-, (

et les deux analogues en /*,.

Mais la différentiation de l'équation (31) donne

En y remplaçant

dz, '^. 'I^, "ù, !!6. ■

par leurs valeurs tirées des relations (29), (32) et des deux analogues de (32), on est conduit à l'équation

Rm'dp 4- Tdq — Xm'dx = M (dy — m'dx)(i3),

ÉQUATIONS AUX DltRtvées FARTIBLLBS DU seCOKD OHI

dam laquelle on désigne par M l'i-xpression

Si l'on remplace dans l'équation {33} les quautiU par leufs valeurs tirées des l'elalîons (23') ; et, si 1' zéro les coefficients de dgs et de dy, on obtient le sy

Rwi'r + Tj — Vm' + M»i' = 0 Rm's -H Tl — M = 0 ;

rélimination de r et / entre ces deux équations et 1 (23) fait disparaître M, etil reste

s (Rm'' — SW -^ T) ='0

qui est une identité, puisque m' est une racine de (25').

On verrait, par le même raisonnement, que si

A (■*'■ y. -*■- p. î) = "'. f<. {^' y. ^' Pj î) =

jon^ -deux intégrales satisfaisant au système -(28),

o(V -+ désigne une fonction arbitraire, est une intég médiaire de Véqitation proposée (23).

587. La méthode de Monge ne réussit que raren qu'elle est subordoDO^e à la possibilité d'intégrer le (27) et (28) ou au moins l'un d'eux.

Supposons qu'on ait déterminé deux int^ralet diaires (31) et (35). Pour obtenir l'intégrale géi résoudra ces deux équations par rapport k p e\ k t avoir porté ces valeurs dans (29) on intégrera cett qui sera une différentielle exacte.

Voici des eut 1" Soit l'êqoî

Ar -»- B» + C( = 0 m,

il A, B, C sont des constantes; c'est one généralisation de équation des cordes vibraoles.

Les racines de l'éqaatîon (25') sont ici des nombres m, et m,.

La première m, donne les intégrales

>/ — nii.v ^= «,, Aniip -\-Cq ^ a,.

l, par snile, l'intégrale intermédiaire

A>/i,p -(- Cç ^ ç, {y — tn,x^. {37.i

On obtient pareillement, an moyen de la seconde racine ir„ ne autre intégrale inlermédiaire

Am,p -+• Cf = a, [y — m,x . (38

Des intégrales inlermédiaires (37) et (38) on déduit

) posant

f, (y — OT.j Am, (m, — m,)

La substitution de ces valeurs de p elàe q dans réquatiou 'Si) donne

Î3 = (rfy — m, rfij o (y — m, x) — {dy -^ m,dx) -^ [y — m, j).

es [ors, en intégrant et rcprésentanl par *, et *, les fonctions ji ont respectivement pour dérivées les fonctions arbitraires et — ^, on aura, pour l'intégrale générale de la proposée (3^)

2<» Soit l'équation •

pqr — 5 (t -+- p*) = 0 (40)

qui est relative aux surfaces qui odI les lignes de Tune des courbures situées dans des plans parallèles à zQx. On a ici les deux systèmes

dy = ^, pqdp — {i ■+ p^) dy = 0 (41)

dy = — L±^ dx, dp = 0, (42)

Le premier système donne une première intégrale intermédiaire

g = \^i-hp'V(y)' (43)

Le second système (42) en donnerait une autre, mais la précédente suffira, si on applique la méthode de Jacobi pour l*intégratioji des équations différentielles aux dérivées partielles du premier membre. Dans cette méthode, on est conduit à considérer le système d'équations aux différentielles ordinaires

dy dx dp .

Oq en déduit successivement

p = a, q = t/i -4- a} ^ (y), dz = adx -h l/l -ha* '^' {y) dy,

et enfin

• ^ n- «p (a) = aa? -h /l 4- B* tj/ (y).. (44)

L^intégrale générale résultera de Télimination de a entre la relation (44) et la suivante

,; + ^'(a).4--fiâL = 0. (44')

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