‹ Analyse infinitésimale à l'usage des ingénieurs (volume 5)Chapitre 19 sur 156 · D^TT · texte numérisé non relu

D^TT

11 ny a plus mainienant qu'à répéter textuellement la méthode suivie dans le premier cas, sauf que Q est ici remplacé par D et pi par k-+- 0» pour obtenir une formule de

réduction analogue à (4i). Seulement ici l'exposant étant fractionnaire, on pourra faire fx = 1 , et la seule transcendante qui subsistera sera de la forme

/Pdœ ^ rPdx

Cette intégrale a été examinée au n^ 46, et dans ce numéro nous n'avons trouvé qu'une nouvelle transcendante, savoir

dx

qu'on appelle intégrale de troisième espèce.

48. Dans le cas où X est du troisième degré, il y a une intégrale de première espèce

une de deuxième espèce

l ^ xdx

DES INTËGRABES INDÉFINIES oi

SOIR peder^etlUntégrâle de trotéième espèce

I Çv — a) V £p^

~ 9^^ — ffi

40. Si X est du guatrième degré, nous allons faire voir qu'on peut toiyoucs supj)oser que c'est un polynôme bicarré.

11 est d'abord évident qu'en partant du radical \/ix^ — 9%^^ 9i on obtient la forme bicarrée par la substitution suivante a: = a H- f*, dans laquelle « désigne une racine réelle de

Réciproquement, si It est bicarré, en posant ./;*= :?, on retombera sur les formes du n^ 48.

Soit maintenant X quelconque du quatrième degré ; nous pouvons le supposer décon^po&é en un produit de deux facteurs réels du second degré, c'est-à-dire mis «ous la forme

X = {ax^ -i- hx -h c) (a'o?* 4- h'x -hc') ;

supposons de plus que, ^i ces facteurs ont eux-mêmes leurs racines réelles, ces racines ne soient pas enchevêtrées. NousTerons'la^siibëfîtution

,, = ït±,,f. (4e)

Il en résulte

^^ = (.-hr^ v"^

(u + i)= en posant

Y = [a{ay -^ p)^ -+- b{:iy + p) (y 4- 1) 4- c(y -+- 1)^] E<(» ^W-^KiW -^^W (i/ + i) + C'{y 4-"l)^]-

Tîxprimons que, dans chacun des crochets, 'le terme en y disparaît^ nous aurons, pour calculer a et p, deux équations

aaaP H- 6(a -h P) 4- 2c = o ) 2rt'a? 4- &'(« -t- P) 4- 2c' = o ; ^ ^^ '^

1 tire ip et a + ^. L'équation du second degré, qui fera aitre 3 et p, aura ses racines récites parce que la condîde réalitt!

{ae' — ca'y — {ab' — ba') (bc' — ci') > 0

ime précisément que les racines des deux facteurs qui }Osent X ne sont pas enchevêtrées. Nous avons donc ;i, par des substitutions réelles, à transformer une fonction nnelle en x et ^X, X élant un polynôme quelconque du legré, dans une autre Fonction Fatlonnelle en >/ etv^Y pour îUe Y est le produit de deux facteurs delà forme my' ■+■ n, -à-dire pour laquelle Y est un trinôme bicarré.

Y = >y' + (ly' + V. (48)

vrai dire, l'analyse précédente suppose que l'on peut a^ et a 4- ^ de (41), c'est-à-dire que l'on n'a pas

lis si cette dernière égalité avait lieu, eu posant dans X

aî -+ 2fl = y-

urait immédiatement

liatem< intégra

li est bien la forme (48).

1 voit alors immédiatement, d'après la classification du

i, qu'il y aura une intégrale elliptique de première espèce

DBS INTÉGRALES INDÉFINIES 53

et une de deuxième espèce

x*dx —. . (30)

L'intégrale / , ^ n'est pas elliptique, comme

on le voit en posant a?* = z.

Legendre, à qui Ton doit Tidée première de cette classification des intégrales elliptiques, ramenait toujours la quantité soumise au radical à la forme canonique

(1 — aj*)(l — k^oc% (5i)

k^ étant inférieur à l'unité. Pour obtenir celle forme à un seul paramètre^ il était nécessaire de multiplier la variable par un facteur que Legendre appelait le multiplicateur. EnBn cet illustre auteur avait été amené, à prendre comme intégrale type de deuxième espèce, non pas la forme (50), mais

et comme intégrale de troisième espèce

dx

(1 4- mx^) /ÎT^ X*) (i ~ k^x'') *

Comme on a identiquement

on voit que l'intégrale de deuxième espèce de Legendre se

Si- CHAPITRE l

rattache de la manière la plus simpleacnc typas^ qui résultent de la classifîcalion générale.

50. Nous allons montrer qu^on peut toujours par des transiormations réelles ramener le polynôme (48) à la forme canonique (51), sauf, bien entendu^ le cas où ^^j [j^ et v seraient tous les trois négatifs. Encore dans ce dernier cas I^ et I2 étant purement imaginaires, on pourra en meltani ^/ — i en facteur

faire rentrer ce cas dans celui où tous les coeificienis sont positifs..

Sup{)afiona le polynôme bicarré^ soumis au radical, dÀ5coniposé en un produit de deuxJacteur& réels

On peut toujours supposer a > 0,. puisqu'on, aurait le drxût de changer tous les signas dans les daux.faQtûursrde X.. Posons alors

ax^ '-i-b = t*,

d'où

axdx = tdl^

et

dx = -.--^—-

L'intégrale elliptique dfe première espèce dbvient

dV

y'(/î 5) (a'fi'--ha'^ Ob')

Le facteur ax* -h b se trouve remplacé par le faclour t^ — b où le second terme a changé de signe. Nous pourrons donc toujouns supposer que le^piwiiier facteur a- se» raoÎQBs oéellafl :

DES INTÉaftALUS INDEFINIES 55

désignons le par x^ — a*, et nous n'aurons que quatre types différents

La substitution

suivie d*«a changement de signe des denx fadeurs qui corn- {H)9ent X, ramènera les deux derniers types aux denx premiers. £ntln une substitution analogue à celle déjà employée,

ramènera la première forme à la seconde, à laquelle nous pouvons donc limiter notre examen. Nous l'écrivons, après suppression d'un facteur positif constant,

a et 6 ne sont pas égaux, sans quoi X serait un carré parfait et ^ serait rationnel. Soit

Il vient

X = (I — A**«x«) (i — 6«jr»).

Une dernière substitution,

donnera

ce qui est la forme canonique.

Quant à l'intégrale de troisième espèce

dx

il sufBt de multiplier les deux termes de la fraction par x -\- a pour apercevoir qu'elle est la somme d'une fraction intégrable et d'une intégrale de la forme adoptée par Legendre pour t)'pe des intégrales de troisième espèce.

Posons 07 = sin o ; ces trois types deviennent respectivement

= / rf-pvT^

I, = 1 df\/l~ A'8in»<p

(1 -i-wsîn*o) y/l — A*sin*<j>'

Remarque. — Si ^ = o les intégrales elliptiques se réduisent aux fonctions circulaires

Ij = <p = arc sin 0?, Ij = arcsina7, Ig = -= arc Ig (v^l -h m lg<p). De même si k* = 1, on trouve les fonctions logarithmiques

I, = — log ïg (j — Ij, I3 = sin g, Ï3 = IZZT- log fE^ + '(p^, log (1 + X).

DES INTËQBALCS INDEFINIES 57

51. Exercices. Oa peut souvent réduire aux intégrales elliptiques des intégrales à apparence hyperelliptique. En voici quelques exemples.

Les deux intégrales (*)

(x)dx / F(x)dx

peuvent être ramenées aux intégrales elliptiques par une des deux transformations

a^^ = p séc^tp — Y tang'o .^•* = p cos'cp H- f sin^<p,

après qu'on les a transformées, par des procédés analogues à ceux qui viennent d'être employés, de manière à les mettre sous la forme (p > y)

f{œ^)dx

V ± {x^ — P) (x^ — Y) Vdo {x' — mv' — Y)

f(x^)dx

La substitution

ramène l'intégrale

dx

Vî

à la forme elliptique (Serret, calcul intégral 18^8 p. 65). Enfin les deux substitutions successives

X= a, y/{z -i- Ol) (Z -^ ^) = du,

(*) M. DR Sparbb, Anna\e% (k la Société scientifique de Bruxelles, T. XXI, H- partie 1897.

k - -wm^i

•iS CHAPITRE l

ramènent F intégrale

dx

V (.'.• -i- a)\x -h by{jc -H cy

à la suivante

r (hi

dans laquelle

oL=n c — a, ^ = b — a.

SS« La méthode de réduction des intégrales hyperelliptiques s'emploie avec succès dans les intégrales où la seule irrationnelle est un radical portant sur un trinôme du second degré. C'est même le plus souvent la méthode la plus rapide pour arriver à l'intégration. Nous pouvons donc considérer seulement l'intégrale de première espèce

\^aa)^ -h bx -^ c

et celle de troisième espèce

/ (jj — x) yax^ -4- bx

On voit d'abord que la dernière se ramène à la précédente en posant

il en résulte en effet

iix — — ^y

et

/ yja-^by -^cy^

Nous n'avons donc qu'à considérer I^ et à indiquer^ suivant la nature des racines du trinôme, le procédé le plus propre à effectuer dans chaque cas l'intégration. On peut d*abord, dans tous les cas, écrire le trinôme

h Y iac — b*

par suite, en prenant j: + ^- pour variable, on aura trois

formes distinctes ;

Suivant la. méthode indiquée au n^ 43, nous poserons, pour ijilégrer les deux psemières,

ce qui revient, au point de vue géométrique, à couper la courbe tt* = /* d= «* par une parallèle à une asymptote. On en tire

Lfis deux intégrales deviennent ainsi

J ^wk:- = -J T = - i»s ' = - '"S ('T'

u enfin, en supprimant la constante log a.',

7ji-''^i = '»S('+l*±«T- (52)

Si le trinôme sous le radical est réductible fila former* — t*, ous poserons

l = a gin Q, d'où dt ^= » cas fd^,

/di . t

-,- =- -- =: arc sm - .

53. Nous avons opéré sur les formes réduites auxquelles n est conduit, en dernière analyse, par l'application de la léthode générale. Mais il est clair que les changements de ftriables effectués sur ces formes réduites auraient pu être pérés dès le début sur l'expression

K{x, \'ai

!i R désigne une ioaction rationnelle. Le résultat auquel on ■rive est une fonction rationnelle de la nouvelle variable, sauf )ur la dernière substitution qui introduit sin « ; mais on sait l'on peut exprimer les lignes trigonométriques d'un même

DES INTEGRALES INDÉFINIES 61

angle en fonctions rationnelles d'un paramètre par les formules

2du l i^')

«°"p = rT¥»' '««'? = riFir«' 'K? = T^ri?

do =

On peut donc considérer Firrationalité comme ayant entièrement disparu dans tous les cas.

AQn de réunir tout ce qui concerne ces fonctions, rappelons la méthode du n^ 43 qui suppose connues les deux racines a et P du trinôme aœ^ -+- 6jc -+- c ; on pose alors x — a = (x — P)/^

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