Le produit TT(' — ,',) qui n'est pas absolument
snvergenl, ainsi qu'il a été dit, donne lieu à d'intéressantes msidéralîons. Posons
: prenons la dérivée logarithmique des deux membres ; nous btenons l'égalité
Eco v' V^ X .V*
La première et la troisième sommes convei^cnt évidemment »r8 des limites finies pour n et m infinis ; la deuxième et la aatrième, qui se confondent avec la série harmonique,
POLYNOMES DB LEGBNORB — FONCTIONS EULERIENNES iO?
croissent au-delà de toute limite. Mais leur ditlérence reste finie : soit m = on et
Nous remarquons que
donc
= I (l H- ^^ -H ... 4- x'")dJO — I (1 4- X + ... 4- œ'')dx
Pour évaluer cotte int(?grale, Hermile pose
ce = i — ,
ce qui donne
11 s'agit de trouver, si elle existe, la limite de X pour n = oc
lira  = I
Or la dérivée de celte intégrale par rapport à w est
w L Jo ^
aiAFlTRE IV
me, pour l'intégrale cherchée.
ODstante est nulle comme on le voit en faisant u ^ 1 ; enÛD
lim X = log oi.
îvée logarithmique du produit considéré dépend donc il par suite le produit lui-même d(!pend du lien gn'on a entre m ci n. Si m = n, lu = J, log ui = 0, on a
îX^) ^ y / ^ ■:};__] ^ V 2.g
suite, (n° 143)
lim ^= lim y ^^
ira ^ j;' Il
ip(iC) '
remontant des dérivées logarithmiques aux nombres,
i-r sin vx
^^ ■Kj; '
nÛD ou suppose m = <an, u> restant quelconque, on tour m et» inOnis,
rte de remarquer que.pouru = 1,1e premier memhre est iction périodique de période 2, tandis que, si tu demeure aque, le premier membre se trouve multiplié par w' on change x eax -i-2.
POLYNOMES DE LEGENDRB — FONCTIONS EULERIENNES 190
145* Des considc^rations analogues pourraient être développées relativement aux produits infinis à double entrée de la forme
^^ \ an -^ bmj
Il en résulterait de nouvelles fonctions qui sont multipliées par une exponentielle lorsque x s'accroît de a ou de ô, l'exponentielle dépendant d'ailleurs de la loi suivant laquelle sont reliés m et n. Mais ces considérations nous entraineraîent trop loin et nous ne pouvons que renvoyer le lecteur à un Mémoire publié par M. Cayley dans le Journal de Lionvilley tome X.
Fondions Eulérienncs
146. — On appelle fonction eulérienne de deuxième espèce^ et l'on désigne par la notation r(^), la fonction
Cette déGnition ne distingue pas le réel de l'imaginaire ; mais nous n'envisagerons généralement que lès valeurs relies do z,
\4!7. — Il faut d'abord chercher les conditions de convergence de l'expression qui sert à définir r(;;). Il est évident que si z est nul ou égal à un entier négatif la fraction devient infinie pour une valeur de n. Je dis qu'elle a une limite finie pour toute autre valeur de z. En effet l'on a
log r(^) = log 2 -4- log 3 -h ... -h log (n — i) -h log n -^ {z — 1) log n — \o^ z — log (^ -h 1) — ... — log (;ar -h n — i)
ou
log;:rH.logr(:r) = ;:logn--log(^ ^ 1) — log(l -f-?)...
Remplaçons, avec Gauss, log n par
log ï H- log ^ H- log jj -^ ... 4- log ^j— -|;
Tégalilé précédente devient
log ^r(2) = [sr log 2 — log( I -4- ^)] -+- U log 2 — log A -
-^ [^ »og ^f - ïûg (l + J^)]
QO
en écrivant p au lieu de n — 1 .
Or
u,= ;3r log ^1 4- ~) - log (l +1) / i i ^ \ /£ ^* ^ \
<lonc
lim pj t/^ =r ;î:(j — i),
Jï = 00
La série est donc absolument convergente et par suite zlX^) est bien déQnie pour toutes les valeurs réelles ou imaginaires nie z autres que zéro ou les nombres entiers négatifs.
(Propriélés des ronctlous Eulériennes de deuxième
espèce