On peut remarquer que la fonction pu est plus que
définie par les propriétés que nous venons d'établir. Si une
fonction elliptique f{u) d'ordre deux, aux périodes 2 c»j et 2(i>g,
qui admet l'origine pour pôle double, peut se mettre, dans le
voisinage de l'origine^ sous la forme
dans laquelle <p(t^) désigne une fonction holomorphe, elle se confond nécessairement avec/>u. En effet la différence ^u — f{u) est une fonction doublement périodique qui ne devient pas infinie dans le parallélogramme des périodes ; c'est donc une constante (n® 322). De plus cette différence, et par suite la constante, est nulle pourt^ = 0. Donc f{u) = pu.
34T« Montrons l'identité de la fonction actuellement définie
458 aiAPlTRB X
avec celle que nous avons rencontrée an n* 326. A cet effet nous allons d'abord établir qu'elle satisfait à une équation diflérentielle de la forme
De l'égalité (66), on déduit
d'où
pu = 5 -+- 2c,u -f- *CjM' -\- ... ;
/'w= ~6 ^ iJï (Sc.w -h 4c,«' 4- ..) -i- (2c,u -^ ..^
Alors la fonction
est une fonction elliptique qui n*a aucun pôle; elle se réduit donc à une constante et Ton peut poser
p'Hi — Kp^u M- 20c,/w = — ^3.
Les deux fonctions que nous avons désignées par la notation pu seront donc des solutions de la môme équation différentielle si l'on pose
9^ = 20ci, 9 3 = 28^2 .
On verra dans le chapitre suivant que cela suffit pour les identifier à une constante près, c'est-à-dire que Ton a déjà, en les distingant pour un instant par un indice,
pu = pju -+- c).
Pour assurer l'identité complète, il suffit d'astreindre les deux fonctions à prendre la niême valeur pour une valeur doaaée à la variable, par exemple pour u = 0.
348- 11 résulte de cette parfaite identité que les propriétés
établies aux u?* 326 et suivants s'appliquent complètement & la fonction actuelle. £n particulier on a la formule d'addition
pt^u ^v)^pu-^pv = \ {^^y s (69)
et
A cause de l'importance de ces formules, nous en donnerons une deuxième démonstration fondée sur la nouvelle définition.