‹ Analyse infinitésimale à l'usage des ingénieurs (volume 5)Chapitre 93 sur 156 · Considérons d*abord les Cono'ides. Leur équation est · texte numérisé non relu

Considérons d*abord les Cono'ides. Leur équation est

z = yf{œ); (124)

on en tire,

r = yr{^l ^ = r{^)> t = 0; l'équation différentielle (123) devient alors

5iO CHAPITRE XI

c'est le produit de deux facteurs qui s'iolègrent immédiatement. Le premier donne

X = conslaote,

qui rt^pond aux génératrices rectilignes. Le second donne

log f (x) -f- log y* = log C] d'où

yT{^) = C («25)

qui représente les projections sur le plan des xy des lignes asymptotiques du deuxième système.

Dans le cas particulier du paraboloïde hyperbolique, on a /■(x = X et Téqualion (125) devient t/ = c; c'est le second système de génératrices rectilignes.

Un autre cas particulier intéressant est celui de Vhèlicùlie à plan rferec/ewr c'est-à-dire de Isl surface de la visa filet catri. L'équation de cette surface est

^=ylangj;

on a donc ici

f{x) = tang I '

d'où

a cos* -

X ay'

etréquation (125) devient

Les lignes asymptotiques du second système se projettent donc sur le plan des x y suivant des cercles ayant tous pour centre l'origine.

!• Comme second exemple, uous allons chercher les lignes asj^mptolîques de la surface du quatrième degré {*)

^;mIUï=i+"S^s («26)

qui est une variété de V Arrière voussure de Marseille.

Lorsque on attribue aux quantités a^ et b^ les valeurs particulières

cos'l' sin*6'

la surface devient le lieu des points dont la somme des distances à deux droites se coupant sous Tangle 26 est constante.

Les lignes asymptotiques de la surface (126) s'obtiennent aisément au moyen des fonctions elliptiques.

En calculant r, s^ t et portant ces valeurs dans (123), on obtient, pour l'équation diiïérentielle des lignes asymptotiques

(y» ^ h^) dx^ 2xifdxdy (a?« — g») dy^ __ ^

ce qui peut s'écrire

adx hdy

^'-^'"^y'r^' -t . Ay -^ «^ /-07^

adx bdji^ V %"~«* ' ^ ^

Posons actuellement

iLi?. -^ __ — ÎL = ^pu. du x' — a* y* — 0* ^

adx bdx /--■ ,

les racines e^, e^, e^, qui définissent /u étant telles que

ei = — e,, e^ = 0.

V*) EoGÈMB RoucHÉ, Comptes rendus de V Académie des Sciences, 5 mars

'Ht CHAPITRE XI

Nous aurons, en intégrant,

et, par suite,

ûfnf -^ ah . xy — ah

t/(a7* — a') (y^ — 6») v\x^ — a^) (jy* — 6^)

L*équa(ion (127) devient ainsi

du±dv = 0

et les lignes asympto tiques sont

u -h v = const et u — v = const

Revenons maintenant aux relations (12G).En les multipliant et les divisant tour à tour membre à membre, puis en résolvant par rapport à jret^Ies équations ainsi obtenues^ on trouvera facilement les coordonnées j? et y d'un point quelconque de la surface en fonction de u et de v ; Téquation (126) donnera ensuite z.

4S5. On peut remarquer que les lignes asymptotiques sont algébriques(*). En effet, Téquation m 4- t? = constante peut

s'écrire

p(u + v) = \(^^y-pu-pv = consU (129)

Les équations différentielles qui définissent u etv en fonction de X et de y, jointes aux équations (128), donneront pour/?tt, pv, p'u, p'v^ des fonctions algébriques de a: et de y ; Téquation précédente (129) est donc algébrique en x et y.

(*) Cette remarque est due à M. Lucien Lévy.

ÉQUATIONS DIFFÉRENTI!

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