‹ Analyse infinitésimale à l'usage des ingénieursChapitre 102 sur 201 · Le premier type de ce genre est · texte numérisé non relu

Le premier type de ce genre est

les variables ^ et y ne figurant pas alors dans l'équation.

Soit a l'une quelconque des racines de l'équation F (s) = 0 ; on satisfera à l'équation (53) en posant

dy

dx

d'où, par intégration,

y = (xx -V- Q>, C désignant une constante arbitraire. On tire de là

et l'on a, par suite,

pour l'intégrale cherchée.

ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES DU PRliMlER ORDRE 503

Exemple : soit

l'inlégrale sera

\dx) -^'' (^^)

I = câ ou II = zh a.5ç -h C

Ici, comme l'équation (34) est résoluble par rapport à £ , on

aurait pu procéder autrement. L'équation (54) se décompose en deux

dy dy

dx ' dx '

d'où^ en intégrant,

y — ax — C = 0, et y ~\~ ax — C = 0

C et G' étant des constantes arbitraires. Ces deux solutions de l'équation différentielle proposée (34) sont renfermées dans l'équation unique

{y — ax -^- C) (y -h aj; H- C) =: 0

Mais, comme les deux facteurs de ce produit doivent être égalés séparément à zéro, on peut représenter les deux constantes par une même lettre en sorte que l'intégrale sera

[y — ax -\- c) [y -^ a -h c) = 0,

391. Nous allons considérer maintenant les équations difféntielles qui ne contiennent, ou seule des deux variables x et y.

rentielles qui ne contiennent, outre la dérivée -^-=:p, qu'une

1° Soit le type

F (^, fjl) = 0. (55)

doj

Si l'on sait exprimer x et -^{ en fonction d'une variable

dx auxiliaire u^ par deux équations

formant un système équivalent à l'équation proposée (55), on aura

dy = '^ [il) dx = '^ [u) . c^cp [u) , et par suite

ou encore, si l'on veut,

y = J; (il) cf [u] —If (u) d'I {u) H- c, (58)

c désignant une constante arbitraire. L'élimination de it entre (37) ou (58) ei œ = f {ic) donnera l'intégrale générale.

Nous signalerons deux cas principaux où x et ^^ s'expriment

en fonction d'une variable auxiliaire ii. Dans le premier,

l'équation (55), dans laquelle x et -/- sont considérées comme

les coordonnées cartésiennes d'un point, représente une courbe unicursale ; nous dirons, pour abréger, que la relation (55)

est du genre zéro. On sait alors (tomel^^ n" 383) que x et ^^

s'expriment en fonctions rationnelles d'une môme variable. La

formule (57) ne conduit par suite qu'à Tintégration d'une

fonction rationnelle.

Dans le deuxième cas, l'équation (55) est du genre un. On

a vu que, dans ce cas, ■s^ et ^ s'expriment rationnellement

par des fonctions elliptiques d'un même paramètre. L'intégration (57) peut donc encore être effectuée jusqu'au bout. Dans le cas où l'e'quation (55) peut être résolue par rapport à X, c'est-à-dire est de la forme

le système (56) devient, en prenant p pour variable auxiliaire

et l'on obtiendra l'intégrale cherchée en éliminant p entre X = / (p) et

I/ = Pf(p)— / f{p)dp-hc.

2°Soit le type

Si l'on sait exprimer y et -i'^ en fonction d'une variable auxiliaire u, par deux équations

formant un système équivalent à l'équation proposée (60), on aura

, dii vj' hi)

doc = -p/- = ' ^{ du,

d'où

x = I ■', } J du -h C ;

Puis, l'élimination de ti entre cette équation et y = o (u) donnera l'intégrale générale.

Nous devons encore, comme ci-dessus, signaler les deux cas remarquables où la relation (60) serait du genre zéro ou du genre un. Dans le premier cas l'intégration s'eflectue à l'aide des seules fonctions élémentaires, dans le deuxième cas à l'aide des fonctions elliptiques.

Dans le cas où Téquation (60) peut être résolue par rapport à y, c'est-à-dire est de la forme

le système (61) devient, en prenant p pour variable auxiliaire,

L'intégrale générale résultera de l'élimination de p entre y = f{p)ei

f'M dp -h c.

Les deux types (55) et (60) étudiés dans le numéro précédent peuvent être ramenés l'un à l'autre en prenant la fonction pour variable indépendante et inversement. Il eût donc suffi de se borner à traiter l'un des deux cas.

Cette remarque ne s'applique pas seulement au numéro 391. En général, suivant que l'on prend a: ou 2/ pour variable indépendante, l'équation différentielle change de forme et se

ÉQUATIONS DIFFERENTIELLES DU PREMIER ORDRE u09

prête avec plus ou moins de facilité à l'iiitégration. Par exem-, pie, l'équation

devient, lorsqu'on considère x comme la fonction et y comme la variable indépendante,

et sous cette forme on voit qu'elle s'intègre aisément puisqu'elle est linéaire (n° 377).

Procédé par clifféreiitialion.

Équations de Lagrange et de Clair aiit

392. Il existe des équations différentielles du premier ordre que Ton parvient à intégrer à l'aide d'une différentiation préalable.

Telle est Véquation de Lagrange

y = X oip) -Y- ^ (p) (63)

où

dy

^ dx'

En différentiant (63), on obtient

'pdx = o [p] dx -f- [xo' [p) H- 'V [p)'\ dp = 0,

dX 0'{ p) <ll' (p) r. ,r,,.

dp o [p) — P . ^ [P) — P

Cette équation est linéaire quand on y considère x comme la fonction et p comme la variable indépendante. On pourra

510 CHAPiTltE X.l

donc l'intégrer (n° 577)^ ce qui donnera une relation entre x et jj, et, en éliminant jo entre cette relation et l'équation (03), on aura l'intégrale de cette équation (63).

Page 1