Soit, par exemple
i dx
I /l — ^2 Posons
X = sin t, dx = cos tdt.
L'intégrale devient
dt = t = arc sin x.
On a donc
dx
arc sin x.
ce qui était un résultat connu.
Considérons encore l'expression
xdx
On pose
00^- = t d'où 2xdx = dt.
et l'intégrale devient
On a donc
l dt l . ,
r = jî arc tanff x-
Soit enlïn à inté2:rer
1=1 Sivc iangxdcc.
On posera
a7=-lanff^ d'où c^a? = — 5-,
° cos-î
Intégrons par parties
I = Hang^— I iâug t cU = t tang t
— sin t dt cos t
Posons dans la dernière intégrale cos t ^u, elle devient
— = Lu = L cos t = L
u \/l H- cc^ '
Le résultat cherché est donc
arc tangx dx = x arc tang j? — ^ L{1 H- a;-) ;
C'est bien la formule du n° 22.
31. La légitimité de la méthode résulte de ce que la différentielle d'une fonction reste la même quelle que soit la variable à l'aide de laquelle on l'exprime (I. n° 68). Mais il y aura lieu, lorsqu'on reviendra aux intégrales définies (qui sont fondées sur la notion de somme), de voir s'il ne faut pas apporter quelques restrictions à l'usage des changements de variables.
£g CHAPITRE I
Nous nous bornerons, pour le moment, aux indications qui précèdent et nous aborderons immédiatement l'étude des classes de fonctions dont on sait effectuer l'intégration.
Intégration des fractions rationnelles
S*Jt, On appelle fraction rationnelle le quotient de deux polynômes entiers. Dans le cas particulier où le dénominateur est une constante, on a un polynôme entier qu'on sait intégrer puisqu'on sait intégrer une somme (n° 7) ainsi que l'expression œ'"\ Gomme de plus on sait mettre toute fraction sous la forme
où Q est un polynôme entier et R un polynôme de degré inférieur au degré de B, finalement nous n'avons à considérer
que des fractions de la forme ^^ dans lesquelles nous
supposerons le dénominateur de degré m et le numérateur de degré au plus égal km — 1. On peut évidemment supposer les deux termes de la fraction premiers entre eux.