L / (^) VA
5i0 CHAPITRE XI
c'est le produit de deux facteurs qui s'intègrent immédiatement. Le premier donne
X = constante,
qui répond aux génératrices rectilignes. Le second donne
log f {x) + log if = log C]
qui représente les projections sur le plan des xy des lignes asymptotiques du deuxième système.
Dans le cas particulier du paraboloïde hyperbolique, on a f{x) =r ic et l'équation (125) devient y = c; c'est le second système de génératrices rectilignes.
Un autre cas particulier intéressant est celui de Vhèlicoïde à plan directeur c'est-à-dire de X^surfacede la visa filet carré. L'équation de cette surface est
^=.ytang|;
on a donc ici
d'où
f(x) = tang ~
' ^ '' X ail'
a cos^ - ^
et l'équation (123) devient
Les lignes asymptotiques du second système se projettent donc sur le plan des œ y suivant des cercles ayant tous pour centre l'origine.
EQUATIONS DIFFERENTIELLES DU PREMIER ORDRE 841
424. Comme second exemple, lious allons chercher les lignes asymploliques de la surface du quatrième degré (*)
qui est une variété de \ Arrière voussure de Marseille.
Lorsque on attribue aux quantités a' et b"- les valeurs particulières
cos^ô' sin^Ô'
la surface devient le lieu des points dont la somme des distances à deux droites se coupant sous l'angle 2 6 est constante.
Les lignes asymptotiques de la surface (126) s'obtiennent aisément au moyen des fonctions elliptiques.
En calculant r, s, t et portant ces valeurs dans (123), on obtient, pour l'équation différentielle des lignes asymptotiques
(V" — h-) dx"^ 2xij dxdy [x- — a~) dy^ „
ce qui peut s'écrire
adx bdy
adoc bdy ~ y xij — ab ' ^^^
Posons actuellement
adx bdy ,/', ,
x^ — a^ y- — b^ ^ adx bdx i — ,
les racines e^, e^, e^, qui définissent j^w étant telles que
*) Eugène Rouché, Comptes rendus de V Académie des Sciences, S mars
Nous aurons, en Intégrant,
/ {X - a) [^y -oi / / -
et, par suite,
xii -\- ah , a^v — aô
pu = e, , pv = e, ■'
s/(po^ - «2) (^2 ^2) v/(^' — a') (2/' — &')
L'équation (127) devient ainsi
du zh c?(; = 0
et les lignes asymptotiques sont
w -h u = const et u — v = const
Revenons maintenant aux relations (126). En les multipliant et les divisant tour à tour membre à membre, puis en résolvantparrapportàa7et?/les équations ainsi obtenues, on trouvera facilement les coordonnées j: et?/ d'un point quelconque de la surface en fonction de u et de v ; l'équation (126) donnera ensuite z.
41^5, On peut remarquer que les lignes asymptotiques sont algébriques(*). En effet, l'équation w -i- y = constante peut s'écrire
p{u-^v)=.\ (^^^y -/,t. -pv = const. (129)
Les équations difîérentielles qui définissent u et v en fonction de X et de y, jointes aux équations (128), donneront pour jow, pv, p'ii, p'v, des fonctions algébriques de .r et de ?/ ; l'équation précédente (129) est donc algébrique en œ et y.
(*) Cette remarque est due à M. Lucien Lévy.