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ÉQUATIONS LINÉAIRES D ORDRE QUELCONQUE

et, l'on aura, pour déterminer yi, Ya»--- Tn> ^^s équations

Ti -+- T2 -+- + T« = ^'0

'>\ Ti -+- '^'2 Ta H- -^ ^'«Tn = "^'i

HYi -^ î'I Y2 + + '^' ïn = "^'a ,' (■')

n" " * Yi + ^'2 " ^ Y2 -^ ^- ■''"r* Y» = w„ 1

Or, si l'on désigne par par (f (r) le quotient

on aura

et, par suite, en ajoutant les équations (7) respectivement multipliées par X^, X^, X^.^, 1,

Yi /' (^i) = \ Wq + l^^t^ -h ... -f- X„2 w„2 -}- t^,i

Cette relation donne poury^ une valeur biendéterminée puisque, la racine 7\ étant simple, le coefficient /' {i\) est différent de zéro.

On trouverait de même des valeurs bien déterminées pour les autres constantes y, ... y»-

460. Théorème IV. — Si r équation caractéristique f{r)=L{) a des racines égales, par exemple si r^ = r^=^ .,. = r^ il faut, dans la formule (5), remplacer la partie C^e^^' ^^'^ -^-Ç^^fi^i^- -h ... -1- C^e/*^ ]par

En effet, si dans le premier membre de (B) on remplace y par e''-^, on a identiquement

388 CHAPITRE XIll

d'où Ton déduit en difîérenliant successivement par rapport à r,

H- P, , ^g-^ + P„ [xe^:^ = e- [.^r (r) + /' (r)] j

Si rj est une racine simple, le second membre de (8) s'évanouit pour r = r^ ; donc aussi le premier membre, et e''i'^ est une solution de (B) ; ce qu'on savait déjà.

Si i\ est une raison double, i\ annule à la fois /(r) et /' (r), c'est-à-dire les seconds membres de (8) et de (9) ; donc aussi les premiers, et e\^ et xe'^v^ sont deux solutions de (B).

Si r, est racine triple, i\ annule à la fois /"(r), /'(/■), f" {r), c'est-à-dire les seconds membres de (8), (9), (10), et par conséquent aussi les premiers membres ; donc

e''i'^, xe'^^^, x^e'^^^

sont des solutions de (B).

En général, si r^ est une racine multiple d'ordre /«:, l'équation (B) admet les k solutions particulières relatives à cette racine

et par conséquent la solution

C, e^i^ -4- c; X é'^^^ -^ C; x^ e''^"" -H ... H c;, x^' - ^ e'"'^ ou

qui contient k constantes arbitraires. En lui ajoutant la partie

EQUATIONS LINEAIRES D ORDRE QUELCONQUE 589

relative aux autres racines n + j, ... r„, on obtient la solution y =: e'-i^ (c; + eu + ... -1- CU''--i) \

qui, contenant ?2 constantes arbitraires, est l'intégrale générale de (B).

On voit qu'elle se déduit de (4) d'après la règle énoncée.

461. Nous n'avons fait encore aucune hypothèse sur la nature des racines de l'équation caractéristique. Lorsque cette équation (4) a des racines imaginaires, l'expression (5) est encore l'intégrale générale de (B) ; mais elle renferme alors des imaginaires, dont il est toutefois possible de la débarrasser si les coefficients P,, Pg, ... P» sont réels, auquel cas les racines imaginaires sont conjuguées deux à deux.

Désignons par a ± p / — 1 un couple de racines imaginaires conjuguées.

Si ces racines sont simples, les termes qu'elles introduisent dans la formule (4) seront

Ce^''^ (cos ^30 -h v/ — 1 sin ^x) H- C e'^^ (cos Pa? — \/ — ■ 1 sin po?)

ou

e""^ (M cos ^x 4- N sin '^x) en posant

On peut encore simplifier cette expression en posant

M = X cos Y, N = — X sin y ce qui donne

X e"-^ cos {'^x H- y)»

X et Y désignant deux constantes arbitraires.

Si les deux racines imaginaires considérées ont un degré de

g90 CHAPITRE XIII

multiplicité égal à [ji, elles introduiront dans la formule (4) les termes

e"'* [X cos {^x -h y) -h Xj a; cos {'^x -h yJ -4- ... -i- X^ ^ a?!-^ ~ ^ cos (p^ -h Y,j^ i)]

où X, X^, ... X,jL^ et Y> ïi' ••• ïix-i sont 2\i. constantes arbitraires.

46S. Exemple : soit l'équation

d^ll àhi __ 2 ^ ,2^ = 0

L'équation caractéristique a pour racines 0, 1, 1, — 1 ±s/ — 1 ; l'intégrale générale est doac

2/ = G -h (Ci -h Q>^x) e'^ + X e-* cos {x h- y). 463. Théorème V. — Si V équation (B) est de la forme

{ax -h &)" -r-^^ -+- A, (aoj-i- &)«-^ ^— ei 4- /

+ A„. 1 (ao; H- b) ^^ -h A„ y =: 0, j

Aj, Aj, ... A^ e7a?i^ ^65 constantes, et si Von désigne par r^, Ta, ... n, les racines supposées distinctes de V équation algébrique

^ (r) = r (r — 1) ... (r — w + 1) a» -f- Aj r (r — l)...(r — n -h 2) a^-^ -h .... -i- A„t (?• — 1) a -H A„ = 0,

Vintégrale générale de (5) e^i

2/ = Cl (ao? -+- 5f 1 4- C^ (aa? + hf^ + . . . . 4- C« (a^ -h &)*'", (1 3)

Cj, C2, ... Cn e7awiJ des constantes arbitraires.

En effet, on voit immédiatement que pour que, y = {ax + hy soit une solution particulière de (5), il suffit que r satisfasse à

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