‹ Analyse infinitésimale à l'usage des ingénieursChapitre 161 sur 201 · IS · texte numérisé non relu

IS

où 'h [y) désigne une fonction arbitraire de y.

On a de même, en intégrant (12) par rapport à y,

dy

e""^ z^dij ~\- ^ {x) I où '^{x) représente une fonction arbitraire de x.

En substituant dans cette expression (16) l'expression (15) de ^1, on obtiendra pour l'intégrale z l'expression

cp (a^) -h e P - Q j ^ (y) -t- I e^tdx >

où P et Q désignent respectivement / ddy et / ^dx et qui

renferme une fonction arbitraire de x et une fonction arbitraire de y.

Supposons maintenant A différent de zéro. L'équation (14) s'écrit

et, en formant —, puis portant z et - dans (12), on obtient,

if J

pour déterminer z^ l'équation

où a,, Pj, Yi, £j, ont les valeurs suivantes

1 ôA

'Aôy

p ôA

£ ôA

Aôy

H- ae

L'équation (18) est de même forme que la proposée (11) ; on

la traitera de la même manière.

Des considérations qui précèdent résulte cette proposition : Suivant que A est nul ou est différent de zéro, V équation

(11) s'intègre ou se ramène à une autre de même type.

En permutant, dans 1 équation (11), ^ et a avec y et P, puis posant

on peut dire encore : suivant que B est nul ou différent de zéro, r équation (11) sHntègre ou se ramène à une autre du même type.

Depuis Laplace, l'équation (11) a été l'objet de remarquables travaux parmi lesquels il faut citer principalement ceux de Moutard (Journal de F Ecole Polytechnique) et ceux de M. \)diVhouji [Leçons sur la théorie générale des sur faces). Mais l'exposition de ces recherches, importantes surtout au point de vue théorique, nous entraînerait trop loin.

^ 581. Soit l'équation

Ar -h 2 Bs -+- Ci -+- Dj3 -I- Eg -H F^ + G = 0

oùAjB, C, D, E, F, G sont des fonctions quelconques des deux variables indépendantes x et y. Euler avait prouvé qu'on pouvait, par un changement de variables, lorsque B^ — AC était différent de zéro, amener l'équation précédente à la forme

Il suffit, en effet, de prendre, pour nouvelles variables u o^iv^ deux fonctions de x et de y satisfaisant respectivement aux deux relations

dans lesquelles mj et m^ désignent les racines de l'équation

Am^ — 2Bm-+-C = 0.

On voit de la sorte comment Làplace a été conduit à considérer l'équation (11).

Equation de Lioiivîlle

582. Dans ses études sur la théorie des surfaces, Liouville a rencontré l'équation remarquable

Ut î>v 2 adont l'intégrale générale est

f'{u) et y (y) désignant respectivement les dérivées des deux fonctions arbitraires cp(t«) et <]^(i').

Ce grand géomètre n'a pas indiqué les considérations qui l'avaient amené à trouver cette intégrale. Comme cette recherche est un peu compliquée (voir Jordan, Cours d'Â?ia~ ly se), nous nous bornerons comme Liouville à vérifier le fait.

En prenant les logarithmes dans la relation (20), on obtient

log X = log (4 a-) -+- log cp' (u) -+- log >]/' {v) -h'i(u)-hà (r) - 2 log [1 -h e^ ^""^ + ^ ^%

d'où

et

On a donc

,cp (iO + tj; (V)

ôMog X 2 e^ ^^) + ^ <^^) cp^ (^0 ^^ (v) Uiiv "+" 1 + g? (u) + 4' (î^)

et enfin, à cause de (20),

^' log ^ -h Jl = 0 (*)

Méthode de Monge

583. Le type général des équations aux dérivées partielles du second ordre à deux variables indépendantes œ ei i/ est

OÙ l'on désigne, suivant l'usage,, respectivement par

la fonction inconnue et ses dérivées partielles

hZ ^Z ^^Z ^^Z b'-g

584, On nomme intégrale intermédiaire de l'équation proposée (21) toute équation aux dérivées partielles du premier ordre

dont la proposée est une conséquence. D'une telle intégrale intermédiaire (22), si elle existe, on déduit ensuite l'intégrale générale de (21) par les méthodes exposées dans le chapitre précédent. Tout revient donc à la recherche des intégrales intermédiaires.

(*) Si l'on pose

log'K = z, (f (w) = log (— ^V 'l^{v) = logY,

l'équation de Liouville prend la forme

Ou ï)v 2 «2

et son intégrale s'écrit

, 4ffl2U'V' * ~ ^U ± V)2 •

Page 1