AK
qu'en prenant pour s une série du type [occ^, Sy^, Sa7^, Sz/J^ puisqu'on peut choisir l'intervalle de manière que Ty conserve un signe constant. L'égalité (65) entraine aussi la suivante
AJ = A (J -+- aK) ;
d'autre part, comme nous supposons la courbe considérée relativement extrémale,
AJ = [H'^. ^x -h H'^- ^y]l' ^ l d\ (8^, hj, Zx', 8ij%
Grâce aux variations choisies qui sont continues ainsi que leurs dérivées- premières et secondes, l'intégrale est une série de la forme [}xq, hj^, ox^, Syja et la condition SJ = 0 se réduit à
[HV Sx- + H'^, oVjJ^i = 0, (66)
qui doit être compatible avec les conditions déduites de (64), c'est-à-dire avec
ôa^o " ^2/0 ^«'i ^2/1
643. Septième Exemple. — Trouver la figure d'équilibre d'un fil pesant. Si l'on suppose l'axe des y vertical et dirigé vers
CAlCÏÏIi IKFINITÉSIMAL 51
le bas, l'ordonnée du centre de gravité est donnée par la formule • »
Y = | / yds
dans laquelle / est la longueur du fil ; cette ordonnée doit être maximum. Il faut donc rendre maximum
J = / y six'"" -h y"" âX,
sachant que
K = / \/^'^ H- xp dX :=^l.
L'égalité HV = constante donne ici.
x' oo' y ,- + a -— = a.
Prenons y comme variable indépendante ; nous obtenons l'équation différentielle
ou
dx , ^
L'intégrale s'obtient immédiatement (page 332) :
En ajoutant la valeur de <?'« à celle de son inverse, on trouve l'équation
qui est celle d'une chaînette.
IntroclucUon de dérivées d'ordres supérieurs
644. Nous supposerons maintenant que la quantité qui ligure dans l'intégrale à rendre maximum contient les dérivées des variables x et y jusqu'à l'ordre p:
F {œ, ij, x', y', x", y" ... cg^p), tjW) dl (67)
€t nous n'examinerons encore que les intégrales qui sont indépendantes du choix de la variable sur la courbe variée ; on aura
f Y{x ->r ^x, y -^ oy, ce' -+- ^x' , ... yip) -\- oy(/)) cil, Xo "
d'où .
(termes du 2° ordre).
Pour ramener les intégrales à ne contenir que les variations
des variables ^ et ?/ et noa celles de leurs dérivées, il faut transformer les intégrales du type
Remarquons d'abord que
8„(fc) 8 ^ ^' (y + H ^ ^''°>
On a alors en appliquant la formule d'intégration par parties généralisée (page 351)
y^|La,<..x=y'^^f«|'.x
Posons
B ^= , B , = — -, , ... Bi- = — rr\
et continuons à désigner par des accents les dérivées par rapport à ^ ; la formule précédente s'écrira
\r^ %('^) dl = [b, hj (''■ - 1) — B', oy C^— 2) H- . .
La variation de I se mettra donc sous la forme
(Fox-^Qhj)dl, (70)
les lettres ^ 2, indiquant des sommes de termes analogues
au second membre de la formule (69), elles lettres P, Q ayant des significations faciles à trouver. Par exemple, en désignant par des lettres A affectées d'indices les dérivées par rapport à ;r, ^' ..., on a .
P = A — A', + ... + (— l>^ AOO
En raisonnant comme au n° 621, on trouvera encore, pour que I soit extremum, les conditions nécessaires
645. Nous n'insisterons pas davantage sur la théorie générale qui ne présente plus de difficultés sérieuses ; c'est ainsi que les conditions de la nature des équations (44) devront être différentiées par rapport au signe S un nombre de fois suffisant pour introduire les variations de l'ordre le plus élevé rencontrées dans le problème. C'est ainsi encore que, si l'on a une condition de la forme
K== I G [x, ce' ... œi"), y, y' ... yi"")) dt = constante ;
il suiPira d'exprimer que l'intégrale I -+- aK est un extremum, a étant une constante essentiellement différente de zéro. Nous nous bornerons à un exemple.
646. Huitième exemple. — Trouver la courbe pour laquelle €aire comprise entre un arc de cette courbe, les normales aux extrémités de Varc, et V arc de la développée compris entre les deux normales sont un minimum.
Nous prendrons, comme aire élémentaire, l'aire comprise entre deux normales infiniment voisines et l'arc qui joint leurs
pieds; celte aire a pour partie principale o çds ou, en rempla-
çant le rayon de courbure par sa valeur en fonction de l'arc et
2 diM'
1 ds"^ de l'angle de contingence c^w, s -r-, c'est-à-dire
2 ' "doi ~"2 , , %J ~1oo'%J'—i,'og"^'
d. arc tang '^, j j
L'intégrale à rendre minimum est donc On a ici
— / x' tf — y' x" '
et
Transformons directement ces diverses intégrales :
^x' bx ! d^ bx
dF^ dl
Sy —Ml dl
F': ^x" dl = W. F' . - 4 F'v. 8^ -h / ■^^' Sa; c^X
Jf',. s/ .a =S,'. FV - I,- F',,. S, ^y'^^^- ^^^^. Si l'on choisit d'abord les variations qui laissent les coor-
données des extrémités de l'arc (A) et leurs dérivées invariables, on voit que ôl se réduira à
ûf^F' " dF'>
dl'
ca
'-S^-'-^VvLx
et l'on aura, pour l'annuler, les conditions
dl"" dl ~
d^F'., dF'^^^^
dl'
dX
qui s'intègrent une première fois
~df-^'^'--- ,
di y
Or on a
»" ~ {x' tf — y' x"f ' 2/"~ {x'y" — î/'a?'7 '
On en déduit aisément l'identité
dF',., ^,dF\j.
d'autre part F étant homogène et du second degré par rapport aux lettres x', ij, œ", y" ^ on a, en vertu de l'identité d'Euler,
^' FV H- y' F'y -+- ^" FV + / F'^,.- = 2F
et en retranchant l'identité précédente et tenant compte de ce que l'on a aussi
a;"FV + /F'^. = -F.
~d\j '^y' \- y dT
dF'A ( dF'\
808 CHAPITRE xvir
c'est-à-dire enfin, à cause des équations (72)^
ax' -h hy' = 2F. (75)'
Prenons s comme variable indépendante et posons
, dan , dii
X = -y- = cos 0) , II' = -;- = sin w. as -^ as
Comme on a par définition, ' doi étant évidemment égal à l'angle de contingence
l'équation (75) devient
ds
a cos w + 5 sin w = ,
s — s„ r:= & COS w — a sin oi =r • sin (a — w) :^ A sin (w — a),
OU, en intégrant, en posant
b == a tang a , A = —
COS a
Faisons tourner les axes d'un angle a ; la formule précédente devient
s — Sq = A sin ff ,
«P désignant l'angle que fait la tangente avec le nouvel axe des x. Les nouveaux cosinus directeurs de cette tangente sont
doo dy
On en déduit
dx = A COS^ CD r=r -^ (1 4- COS 2'f)
dy = A sin «p cos «p = -a sin 2cp,
d'où
CG — ^0=^ f (2cp -i- sin 2co)
y — ^0 = 4 (1 — cos2(f).
On reconnaît les équations de la cycloïde.
647. Il n'est pas inutile de remarquer que la théorie générale fournit des identités analogues aux identités (73) et (74). Cela résulte de ce que nous ne considérons que des intégrales indépendantes du choix de la variable, c'est-à-dire
„ / dx du d^x dPy\ ,. t-. / dx di'7/\ ,
Nous avons déjà posé (n"' 643)
^ — ^ ~ 'dî ^ 'WJ -•• ~^ ^~ ^^ 'dW
0 — B — ^H-^^ +r iv^-^^
^""^ dl ^ dl' ••■ ^^ -^ c^Xi^ •
Le calcul, que nous avons seulement indiqué au même numéro, amènerait à poser aussi
fp — Ap — ^^(^^, , Up — Dp — ^y^^,^ ,
P A dAij^ j ^ p. ^l^t + i
Po = P, Qo = Q- L'on démontre alors les identités suivantes
Px' -\-Qij' = 0
Pp^'-4- Qp^j' = 0
F = p,^' + Q^y 4- P^a^" -h Q,y" -f- ... -h Ppxip) + Q,,3/00.
810 CHAPITRE XVll
Principe de la iiioindre action
648. Neuvième exemple. — Nous traiterons encore, vu son importance en mécanique, une application où figurent plus de trois variables ainsi que leurs dérivées premières.
Le principe de la moindre action exprime une propriété du mouvement d'un système de points matériels indépendante du temps ; les points peuvent d'ailleurs être soumis à des liaisons pourvu que ces liaisons ne varient pas avec le temps. Les forces sont supposées dériver d'une fonction U dans laquelle le temps ne figure pas explicitement. La position du système dépend de k paramètres géométriques indépendants ^j, q^y ... qk, c'est à-dire que les coordonnées de chaque point s'expriment par des fonctions de ces paramètres ne contenant pas le temps. Posons
doi"^ = ^ m {dx^ -+- di/ -h dz^) ;
c?w2 sera une forme quadratique des différentielles dqi telle qufr
ofw^ = ^ «ift dqi dqit.
Pour amener le système donné d'une position initiale P^ à une position finale Pj, il suffit de concevoir que q^, q^, ... sont des fonctions continues d'un paramètre X^ fonctions qui prennent pour 1^=\^ et pour X = X^ les valeurs des paramètres 2'j, q^ ... par lesquelles sont déterminées les positions Pq et P^ du système. 11 y a évidemment une infinité de systèmes de fonctions, et par suite de déplacements qui permettent d'amener le système de Pq en Pj. Appelons généralement qi^x la dérivée de Çi par rapport à un paramètre ;^ ; pour un déplacement déterminé, les coordonnées deviennent des fonctions de X et l'on a
la fonction 0 étant définie par l'égalité précédente. Introduisons maintenant l'intégrale
A= / \/2@\/2{\] ^ h)dl
que nous appellerons V action entre P» et Pj : h est une constante donnée.
Le principe de la moindre action s'énonce ainsi : le déplacement pouï^ lequel l'action qu'on vient de définir est minimum, est compris parmi les mouvements naturels que prend le système matériel lorsqu^on imprime aux différents points des vitesses telles que le système passe de la position P,, à la position Pj et que la constante des forces vives soit égale à h.
Cherchons en effet le minimum de A ; en désignant par F la quantité sous le signe /, nous aurons à vérifier les k conditions
c'est-à-dire
\/2Q dU \/2U-+-2A^?'
cl /v/2U + 2/i ôer
Prenons comme nouvelle variable la variable t définie par l'équation
on aura d'abord
'ii-K = 9',
dt-
puis, en posant
= 2j ^ik 9it (Ikt:
00 Mi ~
ôT (dty
- Mi \dl) '
ô0 Mi\
__ ôT dt Mit d\
812 CHAPITRE XVll
de sorte que les équations de conditions nécessaires à l'extremum de A deviennent
On reconnaît les équations du mouvement sous la forme
que leur a donnée Lagrange. De plus en remplaçant, dans (77),
dt ■
-7^ par sa valeur tirée de (76), on trouve
ce qui est bien l'intégrale des forces vives correspondante à la valeur h de la constante.
Ainsi les trajectoires naturelles, fournies par les équations de Lagrange, s'obtiennent en écrivant que V action a une variation première nulle.
Variation des intégrales multiples
649. Les méthodes précédentes s'étendent aux intégrales multiples. Nous nous bornerons aux intégrales doubles.
Soient x, y, z les coordonnées d'un point M d'une surface (S) exprimées en fonction de deux paramètres u et v. Nous poserons
et nous étudierons la variation d'intégrales de la forme
J = / / F (■^5 2/' ^> ^u, Vu^ ^m ^u, Vv, z^) du dv (76) étendues à tout ou partie de la surface (S). Nous supposerons
en outre que J est indépendant du choix des coordonnées u, v et ne dépend que de la forme de la surface. Ainsi, si l'on exprime œ, y, z en fonction de deux nouvelles coordonnées u, v, on aura par hypothèse
F{œ,y,z,Xu...Zy)dudv =: j j F (x,y,z,Xp...Zq)dpdq S J Js
ou, en bornant l'intégration à un élément de surface et appliquant les formules relatives aux changements de variables dans les intégrales définies (n° 197)
F (œ, y, z, Xu...z,) = F {x, y, z, x, ... z,) '-||-^j. (77)
Par analogie avec les notations relatives aux intégrales simples, nous poserons immédiatement
^ du do j
dF' dV f
dF' dF'
p pi/ Zu £\,
^ du dv
et nous indiquerons, sans démonstration (*) parce que nous ne les utiliserons pas, les identités suivantes
(*) Le principe de la démonstration peut s'indiquer en deux mots. On prend pourp et q les valeurs u -\- e, v -+- tj, s et -q étant des fonctions de w et de î; régulières et petites : puis l'on développe le second membre de l'identité (77) par la formule de Taylor de deux manières 1° en considérant immédiatement ¥ comme fonction de u et de v 2" en commençant par développer x, y, z, Xu ...
650. Cela posé, considérons conjointement avec la surface (S), la surface (S') déprite par le point x -\-ox,y -^ 83/, z -^^z en désignant par tx, hj, ^2 des fonctions de u, v que nous considérerons comme petites. Toute expression / définie sur (S) se transforme en /"-h A/" sur (S'); la partie principalede A/, (c'est-à-dire les ternies du premier ordre dans le développement de Taylor) est la variation première ofàef. Nous aurons en particulier
ô [os H- ^x)
dx -à^x
'dix
et quatre formules pareilles en remplaçant x par y, puis par z,
8F = 2 (^'J^ + 'P'a^J^u-^r^^lx,) (81) œ, y, z
et enfin l'intégrale J subit, lorsqu'on passe de la surface (S) à la surface (S'), un accroissement dont la partie principale est
oJ= / / dudvlY. (82)
Or, si l'on remarque que l'on a l'identité - . L^'^J =: F' Ix^ H- 8^ —^
et d'autres analogues, la formule (82) peut s'écrire
oj = / I dudv (P^x -h Qhj -+- R8^)
du dv i — -\
CALCUL DES VARIATIONS - gjg
en posant
La seconde intégrale de la formule (83) se transforme à l'aide de la formule 35'''' (n° 209) en une intégrale curviligne étendue à la courbe C qui limite la portion de surface considérée
dtt dv r^^--i-~] = — / [Udv — Ydu).
651. Nous sommes maintenant en mesure d'établir des conditions auxquelles satisfera nécessairement toute surface qui rend J extremum. En effet on pourra choisir un système de variations qui s'annulent sur le contour C et qui conservent au premier terme de 8J un signe constant ; 8j devant s'annuler, on aura nécessairement
P = 0 ou F' —-' — --r^ = 0
^ clic dv
clF\, d¥\,
R = 0 ou F,^^.-'!^=0.
^ du dv
Deux de ces équations entraînent la troisième. Nous appellerons encore e57/rema/e de l'intégrale J toute surface définie par les trois équations précédentes.
65!2. L'analogie avec les extréma des intégrales simples se poursuit plus loin. Supposons que les inconnues soient soumises à la condition que l'intégrale
'= Il
* [^, y. ^. Xu-, lia-, Za, X^, ]j^, Z-,) du dv,
dans laquelle * est une fonction connue, ait une valeur donnée. Une analyse calquée sur celle que nous avons exposée au n° 637 montrera que le problème revient à rendre extremum l'intégrale J 4- «K, a étant une constante finie et différente de zéro.
653. Dixième exemple. Trouver les surfaces minima qui passent par une courbe donnée.
L'élément linéaire étant défini dans les notations de Gauss par
ds^ = Edu^ ■+2Fdudv -h Gdv^,
nous avons vu (n° 228) que l'aire a pour expression
J = / / KEG — F2 du dv= / V A2 -i- B^ + C2 du du,
les lettres A, B, G ayant les significations données au tome I (n° 473). Les cosinus directeurs de la normale en M à la surface ont d'ailleurs pour expression
Appliquons les formules du numéro précédent pour obtenir Textremum de J : comme
F = /A^ -+- B^ H- es on voit qu'on aura
F'^^^ = y^Z-z,Y, F\^^=z,X-cv^Z, F',, = ^, Y - y, X F'^" = 2/mZ — ^M^' F'^„ = ^M X — û7m Z, F'z.=^CGuY — yu^-
Ces valeurs, portées dans les équations (84), donnent immédiatement trois conditions dont nous n'écrirons que la première
- P = 2/. Z« - ^v Y^. - {Vu \ - ^u Y.) =0.
ôir ôir ôir
ÙUOV ÔWÔU Ô2<ÔU
Multiplions cette équation par X, les deux autres respectivement par Y et par Z, pui» ajoutons membre à membre ; il vient
PX 4- QY + RZ = 0. (85)
Posons enfin, avec Gauss,
les troisièmes membres résultant des identités
Xxu -h Yiju H- Z^„ = 0 ^ . XoJu H- Yî/t, H- Z^-y = 0
différentiées successivement par rapport èi ^^ et av. Avec ces notations, l'équation (85) pourra s'écrire