Considérons encore l'égalité démontrée au n
I e-^'^dx = -^ \/'K «-'0
et, dans cette égalité, faisons, x = y \/a, a étant positif, nous aurons
/ e-^y'di/ = — 7^ /tt.
DES INTEGRALES DEFINIES 99
76. Nous avons admis dans les numéros précédents que le changement de variables était légitime, comme aux n°s 29 et suivants. Il faut cependant y regarder d'un peu plus près.
X = f{ij)
l'égalité qui définit le changement de variables : on en déduit
dx = f'iy) dy et par suite
/ F{p^dœ= / Y[f{y)]f,'dy.
11 faut que fy reste finie et bien déterminée dans le champ de l'intégration. De plus puisque, par définition, x varie toujours dans le même sens, il doit en être de même pour y. Considérons par exemple l'intégrale
et posons
d'où
X = arc sm y
dx = dz -;— ■'- - \/l — y^
Pour ?/ = 1, la dérivée x'y de x devient infinie ; il faut alors diviser l'intervalle en deux et po&er
Lorsque x croît de o à | — £, ?/ croît de o à 1 — r,, et il n'y a pas de singularités. On peut donc poser.
'' C ' r ri
sin'"a; dx = I --=--= ay ;
/ v/1 - if
de plus, si a est un nombre compris entre ^ et 1, le produit
de — ^^'— par (l — yY tend vers zéro lorsque y tend vers mz;
la dernière intégrale a donc une limite déterminée (n° 17) lorsque r, tend vers zéro et l'on peut écrire
siii'"x dx = / 77^^=- dy-
Pour ^ variant de 5 à tt, a;'y est négative, y décroît de 1 à 0, et l'on a
/ siQ'"j? dr = / # ; f^y = / 77'-^- — ; %
Finalement
/ si 11 "'07 dx = 2 j 77^==i d'J
Cet exemple suffit pour montrer comment il faudra opérer dans chaque cas. On décomposera le champ de l'intégration en plusieurs parties dans chacune desquelles il ne se présente de singularités qu'aux limites.
Par exemple, dans l'identité
fix)dx = I f{x)dx -\- I f{.r)dx, 1 • ^—i «^0
DES INTÉGRALES DEFINIES 101
faisons
nous obtenons
Des intégrales définies qiiî se déduisent de rintéarale indéfinie
HH, La méthode la plus simple est celle qui consiste simplement à appliquer la formule (3) du chapitre précédent. Ainsi Ton a
on en déduit immédiatement
I e^dx = e^ — 1,
comme on l'a trouvé au numéro 68.
De même la formule
dx , b — = lag , X ° a
résulte immédiatement de celle-ci :
dx ,
— =\ogx-i- .
78. Lorsqu'on a à calculer une intégrale définie, il arrive que les formules de récurrence se simplifient beaucoup et qu'un calcul pénible sur l'intégrale indéfinie devient facile si l'on introduit les limiles.
Soit par exemple à calculer
(7„j = / sin"'a.^ dx.
En introduisant les limites dans la formule (73) du chapitre précédent, elle devient
Ka = -^K.-, (16)
et en changeant m successivement en m — 2, m — 4. m — 2p -h 2
Multiplions ces égalités membre à 'membre, il vient, après une simplification évidente,
Ici deux cas sont à distinguer suivant la parité de m. Si m est pair, on rencontrera, pour p ='^ ^ l'intégrale A „ dont
la valeur est [^; si m est impair, on aboutira à A^ qui est
évidemment égale à un ; d'où les deux formules suivantes, déduites de (17).
Soit m = 2k, on fera j^ = h, ce qui donne
DES INTEGRALES DEFINIES 103
au contraire, pour m = 2k + 1 etp = k; on obtient 2k.{2k-2)...2
Forimile de W allis